Monthly Archives: October 2011

Retours sur l’EFEF: il n’y a pas de petits projets pour l’énergie du futur


©efef Cérémonie d'ouverture

L’EFEF (European Future Energy Forum) a eu lieu du 10 au 12 octobre pour la 1ère fois en Suisse à Genève. Le forum organisé sous l’égide du Doctor Sultan Al Jaber, CEO de Masdar, la ville des futures énergies aux Emirats Arabes Unis, a mis en scène des stars politiques (Micheline Calmy Rey, présidente de la Suisse, industrielles (Vestas, un leader de l’éolien) et de l’innovation (Bertrand Piccard et son avion solaire Solar Impulse). Le futur des énergies n’est-il l’apanage que des grands et des puissants? Ou bien les initiatives plus modestes de certaines start-up ou PME peuvent-elles faire la différence?

“We need an energy revolution rather than an evolution, simply because 7 billion people are in need of it”, Doctor Sultan Al Jaber

DES ENTREPRISES A SUIVRE…ET A SOUTENIR

1. Alors que les prix du solaire photovoltaïque s’effondrent:

2. alors que les énergies vertes nécessitent 500 à 700 milliards d’Euros d’investissements dans des infrastructures et dans une gestion intelligente d’un nouveau réseau de type Smart grid en Europe

3. alors que le mix énergétique compte de plus en plus sur l’éolien pour atteindre les 20% d’énergies renouvelables d’ici à 2035 sans compter sur les oppositions des communautés locales

4. alors que l’efficacité énergétique  est sur toutes les lèvres pour tenter de juguler nos appétits énergétiques croissants

Des start-up et des entreprises innovantes suisses avancent progressivement leurs pions et méritent toujours plus de visibilité. Elles étaient bel et bien présentes sur le pavillon suisse pendant l’EFEF.

Domaine de l’industrie solaire photovoltaïque:

Photo extraite de http://www.indeotec.ch

INDEOtec:
le process industriel du solaire en couches minces!
Basé à Neuchâtel depuis 2007 et émanant de l’IMT-EPFL, INDEOtec cible tous les labos de R&D des fabricants mondiaux de solaire PV en couches minces. “Les machines conçues spécifiquement pour chaque projet améliore les rendements de fabrication grâce à des procédés toujours plus poussés d’automatisation et d’intégration des différentes étapes de fabrication”, m’explique Dr. Omid-Reza Shojaei.
Ceci contribue à baisser les coûts d’accès aux cellules en silicium amorphe ou combinées avec du silicium cristallin.

©in-fuseon

Cleanfizz: 
le solaire tout propre !
Cleanfizz a déjà fait l’objet d’un de nos coups de coeur pendant le salon mondial des énergies du futur.  Cleanfizz c’est l’auto – nettoyage des panneaux solaires et des grandes surfaces vitrées. Sable, poussière ou neige, tout y passe, grâce à l’idée de génie de George McKarris. Les surfaces réagissent à un champ électrostatique actif et le miracle se produit en 30 secondes. Cleanfizz a été médiatisée dernièrement sur Swissinfo et aussi dans la Tribune de Genève.

Domaine de l’industrie solaire thermique:

©in-fuseon Cédric Petit Jean, Deputy manager

SRB Energy: 
le générateur solaire thermique tout terrain!
“40% des besoins énergétiques sont sous forme de chaleur entre 200 et 400°C. La question est d’obtenir des subventions dans le solaire thermique au même titre que le solaire PV. Ce qui n’est pas le cas pour l’instant”, explique C.Benvenuti, l’inventeur du panneau.
Et pourtant, ce panneau a tout pour réussir!

  • puissant: atteint des températures de 400°C
  • utilisable pour toutes les applications industrielles de production d’eau chaude et de chaleur
  • économe en besoins d’ensoleillement
  • durable: plus de 20 ans
TVP Solar:
le générateur solaire thermique pour les climatisations!
Il semblerait que la technologie de TVP Solar soit très similaire à celle de SRB Energy puisque l’un des fondateurs est un ancien collègue scientifique de C.Benvenuti, quoique pas aussi performante côté température. Voir l’interview du quotidien Le TempsLes acteurs du solaire thermique ont certes besoin “d’éduquer” et de créer leurs marchés encore émergents.

Domaine du stockage de l’énergie:

Dans ce domaine, les grandes et les petites initiatives se côtoient.

©in-fuseon

Dans une allée de l’EFEF, trônait Gemasolar, le gigantesque et premier projet mondial de centrale solaire thermique à concentration prête à être commercialisé. Son inauguration en Espagne a eu lieu en octobre avec les représentants de Masdar, partie prenante du projet.
Cette technique emmagasine l’énergie solaire sous forme de vapeur sous pression avant de la transformer en électricité et règle le problème de l’alternance jour/nuit.

©in-fuseon Dr. Sylvain Lemofouet (à gauche) et son nouveau collègue

A l’opposé de l’allée de Gemasolar et ses millions d’investissements pour bâtir ce parc solaire, voici Enairys, start-up émanant du parc scientifique de l’EPFL qui développe une solution de batteries de cylindres haute pression qui convertissent et gèrent l’énergie en fonction de la demande. “Notre système HyPES est toujours “ON”. On entre dans la phase de prototypage avancé et bientôt en industrialisation”, Dr. Sylvain Lemofouet inventeur du système.

Domaine de l’efficacité énergétique:

Quand on parle d’efficacité énergétique, il y a 2 façons principales de faire: soit économiser en évitant de dépenser l’énergie (par exemple en gérant les stand-by), soit en récupérant l’énergie produite et qui serait gaspillée. Donc le mot d’ordre, c’est la chasse au gaspi!

Deux entreprises ont retenu mon attention:

©in-fuseon Vincent Balegno et Michaël Dupertuis de Geroco et moi même

Ecowizz:
Soyez branché, économisez!
Conçue par les 3 fondateurs de Geroco, Ecowizz s’adresse à tout un chacun qui veut éliminer les stand-by des appareils électro-ménagers de son domicile. 10 à 15% d’économies possibles, c’est intéressant! Ce qui se fait à la maison, peut également se faire au bureau. Après avoir commencé à séduire la Suisse romande, Ecowizz s’apprête à conquérir le marché Suisse allemand et au-delà!

©in-fuseon

Eneftech:
Récupérez et valorisez les rejets thermiques!
“Eneftech récupère toute les pertes de chaleur générées par une chaudière, un chauffage urbain ou une unité industrielle pour les transformer en électricité, voire même en chaleur. On s’adresse aussi bien aux industries lourdes qu’à des partenaires immobiliers qui veulent améliorer la performance énergétique de leurs bâtiments”, m’explique Antonio Mendès, directeur commercial.

Pour en savoir plus sur l’EFEF, quelques liens utiles:
- Article de la Tribune de Genève: “Les cleantechs, effet de mode ou véritable enjeu?”
- Emission TSR L’invité du 12h30 le 11.10: Eric Plan de CleantechAlps 

Femmes et médias sociaux : Edith Page in-fuseon, la communication au sens propre


Edith et moi, nous nous sommes rencontrées lors la 1ère volée 2011 de la formation « Management des réseaux sociaux et communautés en ligne » du SAWI.

L’interview d’Edith Page pour ce premier rendez-vous mensuel « Femmes entrepreneurs et réseaux sociaux » sur mon blog a suscité l’envie de co-écrire sur nos blogs respectifs, chacune avec nos différents angles de vue « numériques ». Voici donc ma 1ère publication sur le blog d’in-fuseon.

FEMMES ENTREPRENEURS ET RESEAUX SOCIAUX

Edith Page

Edith a lancé, il y a une année et demi son entreprise de communication – In Fuseon : la communication au sens propre. Comme son nom l’indique, elle se destine à des entreprises innovantes et des start-ups dans le domaine du durable. Dès le démarrage de son entreprise, l’intégration du web, des nouvelles technologies de communication et, bien entendu, des réseaux sociaux se sont inscrits comme une évidence pour cette ancienne de la comm’ et du marketing traditionnels (comme beaucoup d’entre nous, d’ailleurs).

Au cours de notre entretien, Edith m’a livré certaines satisfactions et axes de progression  découlant de la dure loi des médias sociaux.

Un usage essentiellement professionnel des réseaux

Etant entrepreneur, femme et maman, il devient compliqué de distinguer son image professionnelle de son image privée sur les réseaux. Actuellement, elle est confrontée, comme tout un chacun, à la gestion de son temps et, a choisi d’axer sa présence en ligne de manière principalement professionnelle.

Une adoption progressive et logique des différentes plateformes sociales

En démarrant son projet, elle s’est d’abord mise à actualiser son profil LinkedIn qui, me l’a-t-elle avoué, dormait. Puis, d’instinct, elle s’est dirigée vers Twitter comme outil de veille, suivi de près par le lancement de son site internet. Ce dernier, pour des raisons de coût, est resté simple, toutefois dynamique par la publication de news. Très tôt donc, dans la volonté de se rendre visible et de montrer l’exemple à ses futurs clients, Edith voit les réseaux comme un média supplémentaire et très accessible.

Le compte Facebook viendra un peu plus tard, à l’aube de la formation de spécialiste en médias sociaux du SAWI, puis l’ouverture de son blog lié à son site.

Au cours de cette formation, Edith découvre un tas d’autres outils sociaux comme la gestion des bookmarks avec Delicious (qui est, dixit Edith « sur le fil » en ce moment) ou comme Diigo.

Le web 2.0 au cœur de la communication de In-Fuseon

Aucun support papier ou plaquette. Son site étant le cœur de son activité. On sent qu’aux prémices de sa réflexion, il y a une volonté de dynamiser la communication traditionnelle dans un secteur d’activité très technique. Quoi de plus naturelle que de passer par les réseaux.

Edith tire parti des réseaux pour créer et valoriser son image

Le blog permet à Edith d’illustrer ses compétences sur le marché, tant rédactionnelles qu’en matière de réseaux sociaux ou de veille sur les cleantechs, par des articles recherchés et approfondis, bref : à valeur ajoutée.

Edith observe son marché en utilisant Twitter, qui est très adapté pour faire de la veille. Elle l’utilise également pour créer des contacts ou comme, je cite, « messagerie fun » de fin de semaine. Par rapport au marketing et à la communication traditionnels, il l’aide également pour faire la promotion de son blog et de son expérience tout en reflétant le dynamisme de sa personnalité très engagée.

Toujours connectée pour ses clients

Globalement, Edith se connecte 3 fois par semaine pour sa propre visibilité ; le matin très tôt, en fin de matinée ou le soir. Bref, quand elle a un moment, après ses autres engagements. Par contre pour ses clients, elle est en ligne tous les jours.

Le point faible à améliorer

Une des premières leçons qu’Edith Page retire des médias sociaux est à propos de son blog. Elle aimerait publier des articles moins longs, et plus fréquemment.

Au final « J’utilise les réseaux sociaux et les réseaux sociaux m’utilisent »

Edith m’explique qu’elle s’en sert pour sa propre promotion et, que de plus en plus fréquemment les personnes s’inscrivent à son blog et des prospects la contactent via les réseaux pour avoir recours à ses services.

Actuellement, Edith fournit autant de prestations prints que digitales, comme quoi, les réseaux permettent de sortir des sentiers battus.


Edith Page:

J’ai rencontré Valérie Demont lors la 1ère volée 2011 de la formation « Management des réseaux sociaux et communautés en ligne » du SAWI.
L’interview qu’elle m’a proposée pour le premier rendez-vous mensuel « Femmes entrepreneurs et réseaux sociaux » à paraître sous peu sur son blog a suscité notre envie de re-blogguer voire de co-écrire sur nos blogs respectifs, chacune avec nos différents angles de vue « digitaux » et humains.
Cet article sur la limite de l’institutionnel versus la valeur ajoutée sur les média sociaux m’interpelle dans le quotidien que je vis sur le terrain du digital avec mes clients. Lorsque l’on parvient à la question du budget et de l’effort à fournir pour une stratégie de communication, les média sociaux sont encore trop considérés par les entreprises comme de nouvelles “annexes” pour les messages institutionnels. Des média de plus pour diffuser les mêmes messages? On peut alors s’interroger sur la valeur ajoutée des marques qui ont pourtant la puissance (en tous cas pour certaines!) de créer un contenu à valeur ajoutée.

Originally posted on Le blog de Valérie Demont:

L’autre jour, j’ai vu un tweet qui m’a fortement interpelé. Il mentionne les grandes entreprises françaises et leur présence sur Twitter. Suivant ce tweet, je me retrouvais à passer en revue une infographie (et heureusement que j’adore les infographies)« les marques corporate française sur Twitter »(ils citent notamment Capgemini, L’Oréal, Alcatel Lucent, …).

Selon l’étude, ce qui me choque (oui, oui, ce qui me choque), c’est qu’à aucun moment ces marques ne font autre chose que de s’adresser à leur tweetos de manière institutionnelle. Donc : où est la valeur ajoutée ? Du coup, je m’interroge et je me penche sur L’Oréal.

Après une brève recherche sur la plateforme de micro-blogging, je trouve une quinzaine de compte L’Oréal (au hasard) qui semblent être des comptes réels de l’entreprise. Parmi eux :

  • Un compte officiel USA, un France, un UK, un Inde, un Brésil
  • Un compte L’Oréal Press
  • Un compte L’Oréal Careers

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