La brise de l’entrepreneuriat souffle en ce moment! Me voilà impliquée et à l’origine d’une idée innovante dans le domaine des Cleantechs en partenariat avec un Serial entrepreneur Michael Dupertuis! Notre idée vient d’être sélectionnée au concours IDDEA parmi plus d’une soixantaine. Nous entrons désormais dans la phase de formation/coaching et de montage du plan d’affaires jusqu’en octobre 2013! Au fait, Magneto c’est juste un nom de code!
En novembre, IDDEA confirmera les 3 gagnants du concours parmi les 15 projets sélectionnés. Un timing collant parfaitement avec notre besoin! Il y a entre CHF 5’000 et 20’000 à gagner, une belle impulsion financière pour contribuer au démarrage d’une start-up. Il va falloir travailler maintenant!
PRO-ACTIVITÉ
Il n’y a que quelques semaines que cette idée a émergé, grandi et que nous l’avons conceptualisée en surfant sur l’impulsion que nous a procurée le concours d’idées IDDEA.
Pour découvrir le contexte et le périmètre complet de ce concours d’idées de développement durable, voici le lien vers mon article d’origine relayant le concours.
LA SUITE POUR NOUS?
un accompagnement et des formations assurées par IDDEA
la préparation du plan et du modèle d’affaires pour Magneto!
et plein d’idées de communication et d’interactions avec l’internauteSphère pour tester le concept et obtenir des feed-backs! Web social, nous voilà avec Magneto, une belle opportunité de sensibiliser les gens à certaines problématiques Cleantechs actuelles!
Mon rêve? Faire émerger un nouveau produit Cleantechs via le web social, ce qui serait pratiquement une première.D’autant plus d’histoires et d’expériences à transmettre dans le cadre de Net-Academy, mon autre casquette de “décapsuleur” …cette fois-ci de compétences!
En 2012, j’avais annoncé le concours Impact d’Ashoka, 1er réseau mondial d’entrepreneurs sociaux et 17ème ONG la plus influente au monde. Cette année, le concours des entrepreneurs sociaux se transforme en 2 programmes dont un pour les jeunes entrepreneurs du domaine de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables. Étant moi-même très active dans ce domaine en matière de communication, je ne peux que soutenir ce programme pertinent!
IMPACT compte double!
Programme IMPACT SUISSE pour tout entrepreneur suisse ayant lancé son activité il y a au moins un an : Inscription jusqu’au 26 avril 2013 sur www.ashoka-impact.ch. Pour en connaître le périmètre, consultez l’article 2012.
Programme IMPACT EFFICACITÉ ENERGETIQUE pour toutes organisations oeuvrant dans le domaine de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables en activité en France, Suisse et Belgique francophone. Inscription jusqu’au 21 avril 2013 www.ashoka-efficacite-energetique.fr
MESSAGE AUX ENTREPRENEURS SUISSES!
Vous avez fondé une organisation œuvrant dans le domaine de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables dont la vocation première est sociale ou environnementale, basée en France, Suisse ou Belgique et active depuis plus d’un an?
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Vous souhaitez donner un coup d’accélérateur à son développement, consolider sa stratégie, garantir sa pérennité, réfléchir à de nouvelles sources de financement et/ou améliorer la mesure de son impact social et gagner en notoriété?
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Le 4 mai 2012, le catamaran solaire suisse PlanetSolar arrivait triomphalement à Monaco après 60’006 kms parcourus autour du globe et propulsé uniquement à l’énergie du soleil. Moins d’un an plus tard, le fidèle bateau reprend la mer pour un ensemble de missions concrètes alliant une expédition scientifique inédite sur le climat, une campagne de ramassage des déchets marins et des événements pédagogiques à la rencontre des populations locales au fil de son nouveau parcours. Défis et nouveau concept pour poursuivre la promotion de l’énergie solaire…
À quelques jours du départ prévu le 26 mars 2013 du port de La Ciotat en France, rencontre avec Pascal Goulpié, co-fondateur et directeur de PlanetSolar et Rachel Bros De Puechredon, responsable marketing communication.
Nouvel itinéraire de PlanetSolar de mars à octobre 2013.
J’ai retrouvé avec beaucoup de plaisir Pascal Goulpié et son enthousiasme sans faille. Il m’avait fait découvrir « l’âme » du projet en janvier 2011 alors que le bateau était déjà à son 18’342e kilomètre et m’avait inspiré cet article : « TÛRANOR PlanetSolar. Avec 10 maisons, on fait le tour du monde en bateau solaire ! ». J’aurai aussi pu dire : avec l’équivalent de la puissance d’un scooter, on fait le tour du monde avec PlanetSolar !
Je profite de cet article pour donner également un nouveau coup de chapeau à Raphaël Domjan, l’éco-aventurier neuchâtelois qui avait lancé le pari « fou » de PlanetSolar en 2004 et qui a réussi à le mener à bout. Une grande joie pour moi d’avoir eu la chance de croiser cet homme emprunt de légendes, de visions et de tant de pragmatisme !
UNE MISSION SCIENTIFIQUE SUR LE GULF STREAM
Tant s’en faut que nous connaissions tout sur le climat et ses évolutions et surtout que nous comprenions tous les défis des changements climatiques. Depuis 2010, les climato-sceptiques mettent en doute le réchauffement climatique et ses potentielles origines dans la croissance exponentielle de nos émissions de gaz à effet de serre. Pourtant les deux semblent corollaires.
Alors que le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat)) se prépare à publier en septembre 2013 son nouveau rapport déjà sujet à controverses sur Internet, « PlanetSolar Deep Water Expedition », partenariat entre l’Université de Genève (UNIGE) et PlanetSolar va indépendamment lancer ses amarres sur le Gulf Stream de mai à août 2013.
La mission de l’expédition consiste à réaliser des mesures scientifiques inédites des échanges d’énergie entre l’océan et l’atmosphère sur près de 3’000 kms le long d’une partie du Gulf Stream dans un environnement non altéré par des gaz polluants puisque PlanetSolar ne fonctionne qu’à l’énergie solaire. Ce fut d’ailleurs un des éléments déterminants pour l’équipe scientifique dans le choix de leur moyen de transport, sans compter la renommée internationale du bateau!
Source : futura-sciences
Le Gulf Stream est ce mythique courant océanique qui contribue à véhiculer la chaleur des tropiques jusqu’aux régions polaires de l’Atlantique Nord. Il est l’un des régulateurs les plus importants du climat européen et nord-américain. Prof. Martin Béniston, climatologue et directeur de l’Institut des Sciences de l’environnement de l’Université de Genève pilote l’expédition scientifique.
Pascal Goulpié , expert en énergie et en météorologie, explique :
« Il est humain de réagir très localement et dans le moment présent en fonction du climat que l’on constate en un lieu donné. Or le climat est un système très dynamique dont l’amplitude peut varier rapidement du froid vers le chaud et inversement. La terre est une vieille dame qui tousse actuellement. Et les mesures qui se feront à bord de PlanetSolar vont contribuer à la simulation des phénomènes climatiques. Il existe 3 modèles de simulation du climat : l’Européen, le japonais et l’américain. L’objectif de PlanetSolar Deep Water Expedition est d’apporter de nouvelles données aux différents modèles internationaux. »
Saurons-nous alors tirer des conclusions ou des confirmations sur la tendance du réchauffement climatique mondial ? Si j’ai bien compris, les données seront analysées sans révélation hâtive !
Pour suivre la position du bateau au jour le jour, suivez ce lien.
Savez-vous pourquoi l’expédition s’appelle « Deep Water » ?
Parce que les eaux du Gulf Stream refroidies et densifiées par salinisation progressivement jusqu’à l’Océan Arctique « plongent par gravité entre 2000 et 3500 mètres de fond et forment un courant de profondeur appelé North Atlantic Deep Water » ! (source : planetsolar deepwater)
Pascal Goulpié et Rachel Bros De Puechredon ne seront pas les seuls à trouver cette expédition fascinante. Vous allez la suivre à distance vous aussi ?
UNE MISSION ENVIRONNEMENTALE
PlanetSolar continue à porter le message de la fiabilité et l’usage concret de l’énergie solaire comme source d’énergie renouvelable indispensable à la transition énergétique mondiale.
Mais l’action environnementale va plus loin. En août, le bateau mouillera dans les eaux d’Europe du Nord au large de la Norvège et participera au ramassage des déchets marins qui encombrent les mers et menacent faunes et flores marines. Cette action symbolique et concrète soutient la fondation Waste Free Oceans, partenariat public-privé qui rassemble le secteur de la pêche, les autorités publiques et l’industrie internationale du plastique.
UNE MISSION PÉDAGOGIQUE
Chacune des 21 étapes de PlanetSolar sera l’occasion de rencontrer les populations et autorités locales pour démontrer la puissance et le bien-fondé de l’énergie solaire. De multiples événements auront lieu :
Accueil des écoles locales sur le bateau
Rencontres de confrères scientifiques : ex. MIT à Boston
Soirées d’hospitalité animées grâce à l’énergie solaire
Et en bouquet final, PlanetSolar porte aussi le flambeau de la culture et de la qualité suisse. Son partenariat avec l’Association suisse des AOC (Appellation d’origine contrôlée) et IGP (Indication géographique protégée) ouvre la porte à la reconnaissance et aux dégustations de produits de bouche de haute qualité et d’origine suisse ! Là, j’avoue que j’embarquerais bien moi aussi !
Le 11 mars 2011 sonnait le glas pour les habitants de Fukushima. La filière de fission nucléaire recevait son 2ème soubresaut percutant et mondial après la catastrophe de Tchernobyl. Suite à cette catastrophe tant humaine qu’environnementale, le gouvernement suisse fut l’un des rares à avoir le courage de prendre la décision de renoncer au nucléaire. Qu’en est-il de ces deux situations 2 ans plus tard?
FUKUSHIMA, LES MANIFESTATION SUFFIRONT-ELLES?
Au moment où je publie cet article, nous sommes à quelques heures de “l’anniversaire” de Fukushima et demain, avec le décalage horaire occidental, les médias nous gorgeront d’images “limites voyeuristes” de la catastrophe. Cet hommage est louable mais que changera-t-il vraiment aux politiques énergétiques et à nos choix de consommation de l’électricité?
En fait le bilan s’est avéré encore plus lourd avec 160’000 personnes qui ont dû abandonner leur domicile et 19’000 morts et disparus.
En moins d’un an après Fukushima, le Japon a arrêté ses 54 réacteurs nucléaires pour les passer au peigne fin de mesures de sécurité et a réussi à vivre sans les 30% de l’électricité provenant de cette source d’énergie. Ceci ne s’est pas déroulé sans conséquences sur la limitation des consommations dans certaines régions du Japon. Un plan d’urgence a activé l’accélération de nouvelles sources d’énergie: déploiement des énergies renouvelables, relance de centrales à charbon et importations. Au moment de la catastrophe, la part des énergies renouvelables représentait 1.18%, puis 1.6% avec les installations solaires 2011 et elle était censée doubler en 2012 pour atteindre 3.2% soit près de 10 GWh (chiffres non encore disponibles).
Le Monde.fr
Or, l’arrivée d’un nouveau gouvernement en décembre 2012 relance le débat autour de l’abandon du nucléaire: il est question de réactiver les réacteurs conformes aux normes de sécurité, deux ayant déjà été remis en service!
énergies renouvelables avec recrudescence des “poches” restantes en hydraulique et rattrapage en solaire et éolien,
et construction de centrales chaleur-force et à cycle combiné à gaz en transition énergétique.
2. d’une accélération des programmes d’efficience énergétique dans le bâtiment, la mobilité et les appareils électriques concernant les entreprises et les particuliers. En bref: Réduire la consommation globale d’énergie et la consommation d’électricité respectivement de 70 TWh et de 21 TWh d’ici 2050.
3. d’une réforme fiscale prévue au delà de 2020.
Composition de l’offre d’électricité (uniquement production nationale) jusqu’en 2020, 2035, 2050 sur la base du présent paquet de mesures du DETEC (source: Prognos)
La mise en consultation du premier paquet de mesures de la stratégie a pris fin le 31 janvier 2013 et a résulté en plus de 280 prises de position de tous bords politiques et associatifs. Le Conseil fédéral est en train de revoir sa copie et en prévoit un retour mi-2013.
Voici quelques controverses rencontrées par la stratégie énergétique 2050:
les objectifs de baisse de consommation des énergies jugés irréalistes.
la compatibilité des objectifs de stabilisation de la consommation d’électricité en 2020 malgré la substitution du fossile par l’électrique dans le transport.
la potentielle augmentation des coûts de l’électricité et le risque de pénurie d’électricité, sources de ralentissement économique.
la lenteur de la transition vers les énergies renouvelables et vers l’introduction d’une taxe CO2 sur les carburants.
pour certains, l’interventionnisme de l’État et pour d’autres, le manque de décision par exemple pour libérer le plafond de la RPC et les 24’000 projets en attente (La RPC est un outil de dynamisation des projets de production d’énergie renouvelable notamment solaire. Elle est victime de son succès depuis son introduction en 2009!)
Or les dates définitives d’arrêt des centrales nucléaires n’ont pas encore été fixées!
Un récent sondage Univox 2012 (février 2013) met le doute du maintien de l’effet Fukushima sur la conscience environnementale des Suisses. Les valeurs 2012 de conscience écologique et de comportements auraient retrouvé leur niveau de 2010.
De nombreux médias se sont fait les gorges chaudes de cette constatation et l’émission 120 secondes de la RTS en est l’une des plus cinglantes!
Malgré tout cela, des faits positifs permettent de constater des avancées certaines en Suisse:
les entreprises incitées par le programme de l’Agence de l’énergie pour l’économie (AEnEC) ont économisé 1,3 million de tonnes de CO2 et 1000 GWh d’électricité en 2010 dans le cadre de l’actuelle loi suisse sur le CO2.
les Cleantechs se développent pour offrir de nouvelles technologies pour produire et stocker l’électricité à l’avenir.
Cette suite au dossier “L’Internet de l’énergie: une révolution copernicienne en marche” s’attarde sur les approches expérimentales et visionnaires de 3 entreprises du secteur: Simple Energy qui mise gros sur l’axe du jeu (cf gamification de l’énergie), Ecowizz qui a plus de 2 ans d’expérience terrain avec sa solution de prises intelligentes et Actility qui se propulse comme une solution d’Apps store “énergie” interopérable pour la future maison intelligente. Et si ces 3 entreprises détenaient chacune une partie seulement de la solution? Tentons d’imaginer comment chacun des ingrédients pourrait contribuer au plat d’avenir. Et quel sera l’implication du consommateur final? Technologie au service du changement du comportement du consommateur ou l’inverse?
Gilles Chérix de l’institut de recherche informatique Icare, donne le “La” en mentionnant Kevin Warwick, éminent professeur scientifique anglais qui fut le premier à tester l’implant de puces sur lui même pour piloter des robots. Un as de la cybernétique.
“On est devenus des Kevin Warwick sans s’être implantés de puce physiquement mais en tenant un iPhone ou une tablette en main!”.
LE JEU SUFFIT-IL POUR GÉNÉRER DES ÉCONOMIES D’ÉNERGIE?
Justin Segall semble répondre YES à cette question. Fondateur de Simple Energy, il s’est intéressé au comportement de ses confrères aux Etats-Unis: le temps passé et l’analyse de leurs motivations… pour combiner l’Internet social et l’énergie. Plus de la moitié des gens se disent prêts à changer de comportements mais 5% seulement passent à l’acte réellement!
Pour accélérer l’action, Justin Segall est aller “chercher” les consommateurs sur les médias sociaux, Facebook en particulier et il leur a apporté une promesse de gains conséquents. Son concept est basé sur l’appât du gain et du statut social pour celui qui réalise de réelles économies et qui gagne le gros lot! Les consommateurs se voient installer des compteurs électriques intelligents leur permettant de réguler leurs consommations et leurs tarifs. Ils suivent leurs consommations par une interface sociale de type Facebook incluant l’accès par mobile et la partie compétition publique (cf Leaders). Ce concept est testé à San Diego en impliquant aussi des écoles.
Un comportement n’est pas universel. Ce qui fonctionne aux US ne fonctionne pas de la même façon en Europe ou ailleurs. Michael Dupertuis, fondateur de l’entreprise valaisanne Geroco et de la solution Ecowizz confirme que les consommateurs suisses ne sont pas prêts à entrer dans des comparaisons et des compétitions entre amis et voisins.
Justin Segall me confie que les économies d’électricité réellement réalisées sont de l’ordre de 5% et que l’intérêt des consommateurs est fluctuant et s’exprime par à-coups. Je me questionne sur l’efficacité à terme d’un tel système, sachant par exemple qu’un ménage pilote vaudois de la plate-forme DÉCLICS a réussi à économiser près de 10% d’électricité sans les motivateurs utilisés par Simple Energy mais certes en utilisant un système de mesure des consommations.
L’INTÉRÊT DE MESURER SES CONSOMMATIONS SEMBLE CLÉ!
Les compteurs intelligents ou le smartmetering sont vus comme la panacée pour réguler les consommations et contribuer à faciliter le pilotage des futurs réseaux d’énergie. Voir à quoi sert un compteur intelligent ou smartmeter.
Or ces nouveaux appareils tardent encore à se déployer en Europe et en Suisse même si les industriels annoncent 200 millions de compteurs en Europe d’ici à 2020. Ces projets sont ralentis par des freins d’ordre technique (interopérabilité des appareils et des systèmes de gestion), d’ordre financier (financement des appareils coûtant près de 4 fois le prix des compteurs existants), d’ordre juridique (protection des données utilisateurs) et peut-être d’ordre social (degré de complexité du système).
La solution Ecowizz mise sur la technologie au service du consommateur en anticipant l’émergence des smart meters. Cette solution constituée de prises intelligentes et d’une interface web utilisateur conviviale a la mission de faciliter la mesure et le pilotage des veilles électriques: 10 à 15% d’économies annoncées. Le lancement de l’application mobile Ecowizz prouve le potentiel d’engagement des consommateurs via leurs smart phones. La vision de Michael Dupertuis: fournir une “box” facile à installer en jouant à 200% la carte des partenariats techniques et investir sur une interface utilisateur extrêmement simple et ludique. Le consommateur reste alors maître de ses décisions face à ses consommations.
Ceci va dans le sens de la revendication de la sociologue Marie-Christine Zélem pour la ré-attribution de la technologie par les utilisateurs et la prise en compte du facteur humain!
LE FUTUR “APPS STORE” DE L’ÉNERGIE
Suite au discours de Nicolas Jordan fondateur de l’entreprise française Actility, je vois les opérateurs télécoms à la croisée des chemins avec les fournisseurs et distributeurs d’énergie. Normalisation des échanges entre les applications “énergie” et les senseurs domotiques (norme européenne ETSI), arrivée fulgurante du protocole IP dans les bâtiments, bouleversement du modèle d’affaires des “utilities”, l’Internet des objets et besoin d’atteindre l’utilisateur par des interfaces simples et mobiles. Actility accélère le processus de développement d’une “box” universelle et communicante par un logiciel en open source (www.cocoon.actility.com). Et en face de la box, quoi de plus naturel qu’un Apps store de l’énergie calqué sur le modèle bien connu des Apps store mobile pour iPhone ou Android!
Copernic a exercé sa capacité scientifique d’astronome et sa sagesse humaniste de médecin pour créer des changements profonds de points de vue et de vision de notre monde. C’est ce dont notre planète a besoin pour réussir sa transition énergétique en s’appuyant sur les technologies sans oublier l’humain. Y réussirons-nous?
Les technologies de l’information et de la communication (protocole IP, Internet des objets, médias sociaux) vont s’imposer pour accélérer la transition énergétique vers les énergies renouvelables intermittentes (solaire, éolien, biomasse, géothermie). Rencontre de 2 mondes qui s’ignoraient jusqu’à présent et qui a fait l’objet dela conférence TechnoArk à Sierre en Valais le 25 janvier.
Quel contexte crée le rapprochement? Quels changements sont en marche pour les modèles d’affaires des acteurs de l’énergie? Quels seront les impacts pour les consomm’acteurs? Quelles sont les solutions existantes pour économiser l’énergie? Comment le phénomène des médias sociaux influence-t-il les solutions?
LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE, ESPOIRS ET RISQUES
D’après Patrice Geoffron, directeur du laboratoire d’économie et du centre de géopolitique de l’énergie des matières premières à l’université de Paris-Dauphine, le problème n’est pas tant la consommation d’énergie que les émissions de CO2 qu’elle entraîne. Il faut pouvoir distinguer le “bon” kWh du “mauvais” kWh. Notre planète ne sait pas absorber les 35 milliards de tonnes de CO2 émises chaque année. Il est choquant d’entendre que le charbon continue à être la 1ère source de production d’électricité (Réf. notre article “International energy security: how and whom for?“). Or on ne sait toujours pas stocker l’électricité en masse et ces technologies de stockage ne devraient être au point qu’en 2030. De plus dans cette période, de nouveaux usages de l’électricité par nos futurs véhicules électriques vont accroître la demande.
Que faire donc dans la période 2007-2030 pour éviter d’étouffer notre planète?
Espoirs:Le développement des énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse, géothermie) pourrait atteindre 30% de la génération d’électricité d’ici 2030 (IRENA, Agence internationale des énergies renouvelables). Ces sources d’énergies étant intermittentes, fluctuantes et décentralisées (auto-producteurs locaux), l’accroissement de leur part dans le mix énergétique implique de rendre les réseaux intelligents (smart grid). C’est le nouveau paradigme du marché de l’électricité: la production devient aléatoire face à une demande prévisible, alors que jusqu’à présent, c’était l’inverse et l’énergie non-consommée était gaspillée.
Les réseaux de transport et de distribution de l’électricité doivent passer d’un mode Offre-Demande à un mode Demande-Réponse automatique. Il va falloir planifier en ré-équilibrant le réseau sur la base de la demande en impliquant les consommateurs et des sources de production réparties dans le “cloud” d’énergie. C’est là que le modèle d’Internet rencontre celui de l’énergie du futur pour créer des autoroutes de l’énergie. Ex.une voiture électrique représente 10 kWh stockés dans la batterie. Si ce véhicule devient un “objet communiquant” au sein du réseau, le futur réseau pourra faire appel à cette énergie pour effacer les pointes de consommation. On comprend l’importance de réseaux inter-opérables et communiquants. On parle alors de web 5.0.
Source: Vidéo de Joel De Rosnay, chercheur et futuriste.
Risques: Des modèles économiques non adaptés et une abondance d’énergies fossiles à court terme. La transition énergétique est vue comme une opportunité de croissance et de leadership (cf en Europe notamment) mais souffre d’absence de modèle économique rentable. Le prix du CO2 ne parle pas aux investisseurs. Or ces nouvelles infrastructures de réseaux nécessitent de lourds investissements. Pour la Suisse seule, entre 19 et 30 milliards de francs sont annoncés mais représentent aussi un grand potentiel d’innovations et d’affaires.
Il est compliqué de prendre le virage de la transition énergétique dans un contexte immédiat de profusion d’énergies fossiles à relativement court terme. Au delà de 100$ le baril de pétrole (et on y est), les pays cherchent de nouvelles sources d’énergie bon marché et les forages reprennent. Les Etats-Unis se sont lancés dans un vaste programme d’exploitation du gaz de schiste sur leur territoire pour relancer leur économie et gagner leur indépendance énergétique d’ici à 2023 (ils exporteront plus d’énergie qu’ils n’en importeront). On peut questionner l’impact environnemental de telles exploitations (utilisation et pollution de quantités astronomiques d’eau etc), sans compter le frein qu’elles peuvent représenter pour le développement des énergies renouvelables reléguées à un plan secondaire.
Malgré ce contexte complexe, la présence de grands acteurs des technologies de l’information ou des télécommunications dans le domaine des Smart grids présagent de l’intérêt lucratif de ce futur marché! Quant aux acteurs de l’énergie, ils se doivent d’adapter progressivement leurs modèles d’affaires dans un contexte d’ouverture du marché de l’énergie.
REMERCIEMENTS ET VOEUX ! Le blog d’in-fuseon vient de fêter son 2ème anniversaire! Non sponsorisé et vivant de ma conviction profonde de l’importance des partages d’idées et d’actions, mon blog progresse durablement grâce à vous, fidèles lecteurs et contributeurs. Et aussi grâce à son référencement naturel. Merci du fond du coeur pour ce premier dé que j’ai plaisir à jeter encore en 2013!
Le 2ème dé que je vais continuer à jouer dans mon activité de marketing-communication en 2013 a toujours 3 doubles faces. Celles de la Responsabilité sociale d’entreprise (RSE), des Cleantechs et de la communication digitale et sociale via les médias sociaux. Comme je l’avais déjà formulé début 2012 dans l’article “En 2012, tout est possible…”, je reste persuadée que les “missionnaires” des Cleantechs et de la RSE qui ont des activités ingrates et compliquées à valoriser auraient tout à gagner d’une communication plus engageante et sociale. Mais ces 3 secteurs ne vont pas au même rythme! Restons optimistes pour 2013 et continuons à prouver! (Voir notre article “L’efficience énergétique en Suisse, potentiel social inexploité“.)
PERSPECTIVES DE CHANGEMENT POUR LE RÉFÉRENCEMENT NATUREL EN 2013!
Depuis l’avènement d’Internet (par le web statique et dynamique) et jusqu’à présent, le référencement naturel dépendait de la capacité d’optimisation d’un média de communication digitale (ex. un blog, un site web…) à se faire référencer par les moteurs de recherche de type Google. On parlait de SEO (Search Engine Optimisation), contrairement au SEM (Search Engine Marketing) qui fait appel à des formes de publicité payante (ex.liens sponsorisés, banners…). La qualité de contenu était la clé maîtresse de succès du SEO. Avec l’arrivée de l’Author Rankchez Google fin 2012, des paramètres d’activité et d’interaction sur le web social viendront renforcer le référencement des auteurs du web en 2013. Excellent signe pour les créateurs de contenus (cf via les blogs) actifs sur les médias sociaux! L’e-réputation des identités numériques (marques individuelles ou collectives) va ainsi se construire plus globalement.
Prenons l’activité du blog d’in-fuseon en 2012, selon le rapport annuel préparé par les lutins statisticiens de WordPress.com:
Si ce blog était hébergé au sommet de l’Everest, il faudrait 20 ans aux 600 personnes qui ont atteint le plus haut sommet du monde en 2012 pour égaler le nombre de visites. Ce dernier a progressé de 5’000 en 2011 à 12’000 en 2012.
Sur les 5 top “posts” 2012, 4 ont été créés en 2010 ou 2011! Les contenus suscitent un intérêt durable en incluant vision et pérennité. A l’ère de l’information immédiate et éphémère, c’est presque contradictoire!
Le domaine de l’efficience énergétique auprès du grand public aurait tout à gagner d’une communication plus sociale pour accélérer le cumul des économies d’énergies. Certains parlent même de l’Internet de l’énergie! Quels sont les projets visibles et quels en sont les résultats? Même si l’énergie est un sujet très actuel et concernant, comment “emballer” les foules pour créer un mouvement efficace et impactant grâce à un effet collectif?
FAITS ET CHIFFRES PERCUTANT
En Suisse,40% de l’énergie finale (électricité, carburants, gaz, combustibles pétroliers) est utilisée au quotidien pour chauffer, refroidir et faire fonctionner bâtiments et habitations.
Les ménages consomment près de 30 % de l’énergie contre 19% pour les industries.
Les ménages consomment environ 30 % de l’électricité (soit 19 TWh).
Depuis 10 ans, la consommation d’électricité augmente en moyenne de 1.8 % à 2 % par an.
Or les économies d’électricité (appelées aussi Négawatts) représentent l’un des 4 piliers sur lesquels s’appuie l’AES (Association des entreprises électriques suisses) pour réussir l’un des 3 scénarios pour l’approvisionnement électrique du futur en Suisse.
TOUR D’HORIZON DES PROJETS
Parmi les 850 compagnies électriques suisses dont la moitié sont membres de l’AES, seule une poignée a commencé à interpeller leurs “Consom’Acteurs” pour réaliser des économies concrètes. On y trouve des approches différentes et expérimentales très localisées (canton ou villes), des incitations financières, des outils de suivi payants ou gratuits, des réductions sur des appareils électriques. Le tout orchestré très différemment en termes de moyens de communication en fonction des acteurs. La communication digitale est présente à travers des sites web mais les médias sociaux sont encore peu exploités.
Un tour d’horizon non-exhaustif:
ÉCO 21-zone d’activité de SIG Le bilan 2010-12 mentionne 52’300 ménages et indépendants (soit environ 20% du canton) inscrits à l’opération Doubléco et “activant ainsi près de 20 GWh/an d’économies, soit l’équivalent de la consommation électrique de plus de 6’600 ménages genevois”. Le plus intéressant est de constater que 60% des participants parviennent à réduire effectivement leur consommation électrique de 12% en moyenne. SIG semble avoir usé de vastes moyens incitatifs et d’une communication soutenue pour atteindre ce beau résultat en 3 ans. La question désormais: comment le projet continue-t-il? Ces économies s’inscrivent-elles sur la durée?
DÉCLICS-zone d’activité de Romande Energie La plate-forme participative DÉCLICS revêt une toute autre approche. Lancée en mars 2012, elle met à disposition des sources d’informations hyper-utiles et s’appuie sur l’expérience de plusieurs ménages pilotes. Le bilan que j’en ai fait dans l’article “Qui a des DÉCLICS pour économiser l’énergie?” annonce le chiffre prometteur de 10% d’économies d’électricité avec peu d’effort ni investissement. Un outil de suivi manuel des consommations d’énergie est à disposition des membres de la plate-forme. Belle initiative à suivre en 2013…
Green E-value- un projet à Lausanne et un à Gland
J’ai entendu parler de cette application de “smart metering” à son début en 2010. Elle impliquait quelques immeubles de Realstone, propriétaire immobilier, Neo-technologie, développeur de la solution IT et SIL, fournisseur d’électricité sur Lausanne. Je n’en ai trouvé aucun résultat officiel depuis, si ce n’est que SEIC (Société électrique intercommunale de la Côte), vient d’annoncer récemment le lancement de Green E-value sur 5 bâtiments et 45 locataires.
E-vision-zone d’activité du Groupe E
Il s’agit d’une application en ligne de type smart metering permettant de visualiser la consommation d’électricité (instantanée et historique) de son domicile. Accessible aussi par smart phones et tablettes, elle est commercialisée CHF 96 par an plus CHF 150 de frais d’installation. J’ai entendu parler de cette récente solution au moment de son lancement lors du Swiss Eco-leaders Day en juin 2012.
Oscar- zone d’activité de FMB-BKW Initiative créée fin 2011, elle vient de fêter son premier anniversaire avec 22’000 utilisateurs inscrits (soit 2% sur le million de clients que compte FMB). Le principe consiste à inciter les membres à saisir manuellement et fréquemment les indices des compteurs électriques. La tendance de consommation est alors suivie par internet ou smart phones. En retour, les utilisateurs reçoivent des points Oscar leur servant à acheter des appareils efficients dans la boutique en ligne. C’est du “donnant-donnant”.
Si vous connaissez d’autres initiatives, contactez-moi! J’en ai peut-être manquée.
CASSER LES SILOS?
Sensibiliser et surtout créer l’action pour générer de massives économies d’énergies auprès du grand public n’est pas chose facile. Se lancer requiert compétences, solutions et investissements.
Je vois deux types de silos:
Celui du marché fragmenté des acteurs de l’électricité suisse,
Et celui encore inexploité de la communication sociale (médias sociaux engageant l’utilisateur tels Facebook etc) dans le domaine de l’énergie.
Eco21 s’est lancé sur Facebook il y a à peine un an et a acquis 1’340 amis depuis. Cela représente à peine 2,5% du chiffre des ménages engagés dans le programme Doubléco et il inclut probablement des fans hors programme (ex hors canton de Genève). Les médias sociaux “se méritent”, surtout sur le domaine de l’énergie qui est encore tout neuf en communication sociale. Il y a tout à inventer en matière de nouvelles relations clients, de communication et de solutions techniques.
Il n’y a qu’une certitude, à mon sens:
Détermination+innovation+utilité+sympathie (non intéressée car non-perçue comme publicitaire).
En mars 2012, j’annonçais l’ouverture de la plate-forme DÉCLICS dans l’article “Tous à nos DÉCLICS pour économiser l’énergie!”. Qu’y -a-t-il de remarquable dans cette initiative prônant l’efficience énergique? En quoi favorise-t-elle le passage à des actions concrètes au quotidien? Depuis le lancement de l’expérience, qu’a-t-on appris des ménages pilotes?
UNE MINE D’INFOS ET DE BONNES PRATIQUES
La plate-forme DÉCLICS est sincèrement remarquable pour la qualité et la profondeur des articles publiés régulièrement.
Des enjeux nationaux aux éco-gestes quotidiens,en passant par des outils de comparaison pour choisir des appareils efficients ou des tableaux de correspondances entre Watts et lumens pour acheter ses nouvelles ampoules éco ou LED…DÉCLICS a tout d’un site de référence bien pratique en matière d’efficience énergétique pour les particuliers.
En Suisse, les ménages détiennent un potentiel de 40% d’économies d’électricité d’ici à 2035!
Voici un article que je trouve très utile pour choisir ses ampoules depuis l’interdiction des ventes d’ampoules à incandescence en septembre 2012: Guide pratique pour choisir ses ampoules LED.
UNE NOUVEAUTÉ: SUIVRE SES CONSOMMATIONS D’ÉNERGIE
Depuis septembre 2012, DÉCLICS a ouvert un espace membre gratuit. Désormais les membres ont accès à un système de suivi manuel de leurs compteurs d’électricité, gaz, mazout et eau. C’est une première étape pour aider les particuliers à se rendre compte de leurs consommations et à les suivre. Peut-être une étape vers les fameux compteurs intelligents qui nous permettront à termes de suivre automatiquement nos consommations?
Voici à quoi ressemble l’espace membre personnel et ce qu’il permet:
mettre en favoris des articles pour pouvoir les consulter facilement
s’abonner aux nouveaux articles par email
accéder au système de suivi de ses compteurs d’énergies
Depuis mars 2012, on a vu s’exprimer 3 premiers ménages pilotes rejoints par 3 nouveaux ménages depuis octobre. Intéressant de suivre leurs publications et leurs découvertes. Il y a parfois des choses surprenantes! Par exemple, l’amour de la symétrie des robinets d’eau comme source de gaspillage..d’eau chaude (voir l’article de Giovanni et Sonja).
Et sans plaisanter, le bilan des 3 premiers ménages pilotes que DÉCLICS a publié en toute transparence après 5 mois d’expérience est truffé de bonnes infos:
10% d’économies d’électricité sans effort
30% d’économies d’énergie en vérifiant l’étiquette-énergie avant d’acheter son électro-ménager
les consommations ne sont pas toujours là où l’on pense
Il est possible d’interagir en commentant les articles et en posant des questions sur le forum. On y découvre d’ailleurs des anecdotes parfois amusantes et certes utiles.
L’histoire du fer à repasser par exemple: non seulement il est très gourmand en électricité (il crée un appel de puissance de 2000 watts!) mais aussi très dangereux si on le laisse branché ou sous tension. Voici Corinne, ménage pilote qui a préféré limiter le repassage. Quelle sagesse, n’est-ce-pas?
face aux 6 milliards de francs de coûts que représente l’évolution du réseau de distribution d’électricité pour devenir un “SmartGrid”,
face à l’accroissement moyen de 2% par an de la consommation d’électricité
et suite à la lecture du premier paquet de mesures pour la stratégie énergétique 2050 annoncée par le Conseil fédéral en avril 2012,
=> il est très clair que l’efficience énergétique (changements de comportements) couplée à une augmentation de l’efficacité énergétique de nos appareils électriques est une des voies à suivre!
Et vous qu’en pensez-vous? Quels sont vos Déclics?
Mission G, ça ne vous rappelle rien? Et bien actuellement et jusqu’au 2 décembre, il s’agit de partir en mission Ge. Je relaie ce jeu pour deux raisons:
J’en trouve la mécanique digitale intéressante en termes de “triangulation” entre site web et médias sociaux.
De plus l’activité de l’émetteur du jeu, SIG en l’occurrence, fait partie de mes domaines de prédilection: l’énergie et le développement durable!
POURQUOI mission Ge?
Mission: trouver 12 indices dissimulés sur les page web, blog et médias sociaux (Facebook et Twitter) de SIG. Ge pour Genève, car l’activation des indices met en mouvement des actions de développement durable sur une carte animée du canton.
En fin de mission Ge, ce sont des lots gagnants écolos qui récompensent les participants par tirages au sort. En jeu : des lampes solaires dynamo, des abonnements pour 10 paniers bio espace-terroir.ch et un vélo électrique pliable et design. J’avais d’ailleurs aperçu ce drôle d’engin en 2011 lors de l’événement de la remise des prix et bourses du développement durable à Genève.
PETITE ANALYSE DE LA MÉCANIQUE DE COMMUNICATION
Avènement du digital et des médias sociaux: J’avais déjà évoqué la montée en puissance de l’usage des médias sociaux lors de l’analyse du concours Eau de Genève en mai 2012. Cette fois-ci, mission Ge ne semble s’appuyer que sur un dispositif digital qui crée des liens en aller-retours entre le mini-site de mission Ge (qui a tout l’air d’une “landing page” qui héberge le jeu), les 3 pages Facebook (SIG, éco21 et Eau de Genève), le nouveau blog, le site web relooké de SIG et le compte Twitter.
Incitation à l’engagement et au partage: Du 5 novembre au 2 décembre 2012, 3 indices sont révélés chaque semaine. Chaque indice permet d’animer une action supplémentaire sur la carte qui est complète lorsque les 12 actions sont en mouvement.
Ce que je trouve particulièrement astucieux dans la mécanique:
orientée trafic et engagement.
rôle central du mini-site mission Ge: jeu, lots, renvoi vers d’autres médias digitaux pour trouver les indices=> ceci permet aux joueurs de découvrir les pages Facebook et le nouveau blog.
incitant à “liker” la page Facebook SIG qui est un élément clé pour guider les joueurs dans leur chasse aux indices.
créateur d’un minimum de participation (1 fois par semaine), soit au moins 4 “passages” du participant sur le mini-site et un autre média pour faire partie du premier tirage au sort.
technique de l’engouement, du gain et de la fidélité, encourageant à jouer régulièrement et à ne pas manquer d’indice:
- Les joueurs qui auront animé le plus d’actions seront récompensés de leur fidélité. Leur chance de gagner le gros lot lors du tirage au sort augmentera à chaque nouvelle action complétée.
- Révélation de la date de publication du prochain indice après activation d’un indice sur la carte.
valorisant les actions de développement durable de SIG à la “façon quiz” mais en plus beaucoup plus simple puisqu’il ne s’agit que de trouver et d’activer les indices.
Alors sans faire de rapprochement inconsidéré avec l’original, à vous de jouer aux détectives écolos! www.mission-ge.ch Aucun risque de vous perdre, avec la mécanique digitale, vous retomberez toujours sur vos pattes!