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Mesures incitatives à la transition énergétique en Suisse


Deux événements m’ont invitée à créer cet état des lieux sur les dernières mesures incitatives: la rencontre avec l’AEnEC lors du Sustainability G21 forum à Lausanne ce printemps et une récente participation à la conférence-atelier animée par le réseau ÖBU (pour une économie durable) sur la transition énergétique pour les entreprises.
Stratégie énergétique 2050, transition énergétique, loi sur l’énergie, choix des énergies renouvelables et désengagement du nucléaire, économies d’énergies…autant de sujets que je relaie sur mon blog depuis des années pour sensibiliser.

LES MESURES INCITATIVES

@in-fuseon.comIl est question-là des augmentations de coûts des énergies pour les entreprises afin de les inciter à réduire leurs émissions de CO2 et leurs consommations mais également des actions pour les inciter à agir. Les informations ci-dessous s’adressent aussi aux acteurs du domaine immobilier qui devraient être les premiers concernés sachant que ce secteur consomme 40% de l’énergie et recèle d’immenses poches d’économies (cf marché de la rénovation des bâtiments et des nouvelles constructions).

Les mesures fédérales :

  • Augmentation de la taxe CO2 existante de 36 CHF par tonne  à 60 CHF par tonne dès 2014, pouvant atteindre 210 CHF par tonne d’ici à 2050. Cette mesure impacte surtout les bâtiments énergivores.
  • Augmentation de la taxe sur l’électricité contribuant à faire augmenter le prix de l’électricité probablement de 11% à 22% d’ici à 2050.
  • L’usage de la rétribution à prix coûtant du courant injecté (RPC) pour promouvoir la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables.
  • KlikLe programme centime climatique sur la période de 2008-2012 incluant notamment le Programme Bâtiments pour faciliter l’accès aux subventions de rénovation des constructions et incluant les conventions d’objectifs dans le domaine des combustibles gérées par l’AEnEC pour l’exemption de la taxe sur le CO2. Sur ce dernier point, la Fondation pour la protection du climat et la compensation de CO2 (KLIK) a pris le relai  depuis début 2013.
  • navLogo_prokilowattLe programme ProKilowatt qui soutient financièrement des projets de réduction des consommations d’énergies. Un nouvel appel à projets est d’ailleurs ouvert actuellement pour sélection au printemps 2014. Découvrez les conditions de postulation ici.

Des résultats encourageants:

Les 2’400 entreprises qui se sont engagées dans le programme centime climatique via les conventions d’objectifs de l’AEnEC ont réussi à réduire de 25% leurs émissions de CO2, soit plus d’un million de tonnes. Source: communiqué de l’AEnEC. L’atteinte de l’objectif signifie exemption de la taxe pour les entreprises concernées. Le nouveau programme KILK qui a pris le relai  début 2013 comptait déjà 2’400 entreprises à fin mai 2013.

Découvrez les suggestions et les bonnes pratiques de certaines entreprises romandes  qui ont participé à l’atelier d’échanges ÖBU. Lien vers l’article de DÉCLICS, plateforme de Romande Energie sur l’efficience énergétique.

Le rôle de la communication:

J’estime que ces résultats restent encore trop peu communiqués. J’ai le souvenir de cet entrepreneur ayant investi CHF 7  millions dans un nouveau système d’approvisionnement énergétique et de récupération de chaleur. Ce projet remarquable et fédérateur à l’interne de son entreprise lui avait apporté une réduction immédiate de coûts d’énergie de CHF 200’000. Communiquer sur cet apprentissage et les bonnes pratiques d’un tel projet pourrait inciter d’autres à suivre son exemple. Mais l’entrepreneur en question considérait à tord que communiquer n’équivalait qu’à faire de la publicité et n’était pas entré en matière. Or ceci est ignorer ce qu’une bonne stratégie de communication peut apporter à une entreprise.

Voici mon avis sur la question de la communication dans les cleantechs que Cominmag a relayé récemment. Découvrez  mon interview ici.

@in-fuseon.com

Les mesures cantonales sur Vaud:

header.logoLa nouvelle loi sur l’énergie sur le canton de Vaud a introduit de nouvelles obligations  et de nouvelles incitations :

  • Pour les nouvelles constructions :
    •  30% au moins des besoins en eau chaude sanitaire doivent  être produits par le bâtiment.
    • 20% des besoins en électricité doivent être produits par des énergies renouvelables.
    • 50% de la consommation d’électricité des installations de froid de confort (cf climatisations) doit provenir d’une énergie renouvelable.
  • Les entreprises grandes consommatrices de chaleur et d’électricité (consommation annuelle de chaleur > 5 GWh ou consommation annuelle d’électricité > 0,5 GWh), ont l’obligation d’analyser plusieurs variantes d’approvisionnement et de mettre en œuvre la plus favorable sur le plan énergétique : convention d’objectifs avec la Confédération, convention d’objectifs avec le canton ou mise en œuvre des mesures les plus rentables après analyse de la consommation d’énergie.
  • Le contrat de performance énergétique pour piloter  les mesures à engager pour atteindre les objectifs de réduction de consommation.
  • Une commission consultative aide les communes à favoriser l’usage et l’intégration des capteurs solaires et de l’isolation thermique dans les bâtiments, en particulier lorsque ceux-ci concernent des biens culturels ou des sites naturels sensibles ou protégés.
  • L’obligation d’établir un CECB (étiquette énergie d’un bâtiment) pour vendre un bien immobilier.

Tout commentaire sur l’utilité de cet article est le bienvenu. Merci!

Article écrit par Edith Page, consultante en communication responsable et spécialiste en communication digitale et sociale.

Opération de séduction des cleantechs à Genève


Doris Leuthard a inauguré les nouveaux locaux du pôle cleantech dans la “blue box” à Plan-les-Ouates, dans le canton de Genève. [Keystone]

Deux ans après l’émission du rapport Béglé et du premier Master Plan cleantechs de la confédération, Genève passe de la parole aux actes.
Un million de francs a été investi par l’État de Genève pour créer un nouveau pôle cleantechs offrant aux start-up des technologies propres des compétences en promotion, incubation technologique et financement. Le coup d’envoi a été donné lundi 3 septembre lors de l’inauguration officielle.

COMMENT FONCTIONNE LE PÔLE CLEANTECHS?

Il rassemble en un même lieu (bâtiment “blue box” dans la zone d’activité de Plan-les-Ouates) les forces vives de 3 organismes existant qui travaillent en synergie:

  • la Fondation d’aide aux entreprises (FAE): financement des projets.
  • la Fondation genevoise pour l’innovation technologique (FONGIT): incubateur technologique.
  • l’Office de promotion des industries et des technologies (OPI): promotion et mise en relations.

Serge Nouara (FAE), Pierre Strubin (FONGIT) et Rolf Gobet (OPI)

Ce pôle sera aussi un lieu d’échanges et de collaborations entre le monde de recherche et les entreprises. S’y joignent le Geneva Creativity Center, la future chaire d’efficience énergétique de l’Université de Genève, l’Hepia (Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève) et le SPEG (Le Service de la promotion économique).
Un bel outil prometteur pour séduire les futurs entrepreneurs de cleantechs et promouvoir l’innovation! 18 dossiers sont à l’étude.

CONCILIER ÉCOLOGIE AVEC ÉCONOMIE

D’après Doris Leuthard, le marché des cleantechs est évalué à  près de 6% de toutes les activités économiques mondiales d’ici à 2020 contre 3.2% actuellement.
Certes, Genève mise sur les cleantechs comme un pôle de développement économique. Pierre-François Unger, conseiller d’État chargé du département des affaires régionales, de l’économie et de la santé (DARES), souligne l’approche originale et créative de ce pôle qui s’article autour de 4 axes: l’efficience énergétique, la mobilité durable, le traitement et la valorisation des déchets et le développement de l’énergie solaire photovoltaïque et thermique.

TOSA, UN PROJET HORS DU COMMUN DANS LES TRANSPORTS

D’après Jean-Luc Favre, directeur général d’ABB Sécheron, 60% de la population habitera en ville en 2050. D’où la nécessité d’anticiper une mobilité plus durable que les technologies actuelles de transports en commun. TOSA (Transport avec Optimisation du Système d’Alimentation) prépare un démonstrateur en grandeur réelle pour mai 2013 à Genève.
Il s’agit d’un nouveau système de bus s’affranchissant des lignes de contacts indispensables actuellement pour alimenter le bus en électricité.
Dans le futur, le bus s’alimentera au fur et à mesure de son besoin tous les 3 ou 4 arrêts grâce à des batteries de type supercondensateur (supercapacitor) garantissant une charge très rapide en 10 secondes maximum!
Ce projet se revèle triplement innovant de part le partenariat dont il résulte, la technologie choisie et le contexte urbain dans lequel il est déployé.

Pour aller plus loin:

Article d’in-fuseon: “Les cleantechs, de la parole aux actes.”
Rapport Béglé.
Document Master Plan Cleantechs, version d’octobre 2011.
Projet TOSA: Avant et après!

Articles publiés sur le sujet:
OPI, FAE, RTS, 20 minutes, Tribune de Genève, CleantechAlps,

Cleantechs, de la parole aux actes?


Image extraite du Master plan du site cleantech.admin.ch/cleantech

Plus d’une année après l’émission du premier Master Plan Cleantechs suisse et 5 mois après qu’il ait été entériné par le Conseil fédéral, comment la Suisse entend-elle passer de la parole aux actes? Ce fut le thème de la conférence-débat du 9 janvier 2012 à Lausanne, à laquelle j’ai assisté. Organisée par economiesuisse, en collaboration avec CleantechAlps, le magazine Bilan, les chambres de commerce romandes et la Fédération des entreprises romandes, la conférence a joué au ping pong entre économie et politique et personnellement je n’y ai pas entendu grands débats.

Je vous livre 5 éléments qui ont interpellé ma réflexion et mon interprétation de ce domaine que je pratique depuis 9 ans ainsi que les liens vers 4 documents de référence pour aller plus loin.

1. Définition des Cleantechs:

Image extraite du rapport de CleantechAlps.ch

Il existe plusieurs définitions pour ce secteur transversal touchant la majeure partie de l’économie.  CleantechAlps en propose une dans son étude de décembre 2011, Pour mieux comprendre les cleantechs. Si vous manquez de temps pour demander l’étude…et la lire, voici une définition énoncée par Dominique Reber d’économiesuisse et que j’ai trouvée pertinente: “Les cleantechs englobent tous les produits, services, processus et domaines d’activité qui permettent de ménager les ressources et/ou de réduire les émissions polluantes.”
Je trouve le mot “ménager” intéressant: n’est-ce pas le besoin que l’on a de “ménager notre monture environnementale” pour aller plus loin?

2. Une position de pointe en efficacité énergétique:

Outre la production et l’utilisation des énergies renouvelables et le recyclage en tous genres, c’est dans l’efficacité énergétique que les entreprises suisses excellent. En effet elles savent produire et transformer tout en économisant l’énergie.
Le schéma suivant montre que la Suisse optimise sa consommation de ressources en rapport avec sa production intérieure brute par habitants.
Comparée à l’Europe, elle est bien plus performante.

Image extraite du rapport de l'UNEP Decoupling report 2011

Sachant que les brevets suisses en matière de Cleantechs perdent du terrain depuis 10 ans au plan mondial (Notre article de février 2011 “Les Cleantechs, un enjeu de taille pour la Suisse” le mentionnait déjà),
les entreprises suisses ont intérêt à “packager” leur savoir-faire de combiner croissance et efficacité énergétique pour exporter cette expertise auprès des pays qui manifestent un très gros appétit énergétique (cf Chine, Inde…).
L’exemple de l’entreprise chimique Clariant et des jeans Denim est remarquable. La technologie de Clariant agit sur le processus de lavage des jeans et permet d’économiser l’eau à 92%, l’énergie à 30% et le coton à 87%.

3. Plus ou moins d’encadrement?

Photo de la conférence du 9.1 extraite de l'article d'économiesuisse

Les avis sont partagés et influencés par les tendances politiques. Cependant la tendance qui se dégage pourrait se résumer ainsi en tous cas pour l’efficacité énergétique:

    • l’efficacité énergétique nécessite normes et échéances
    • il serait utile de déployer une plus large communication des initiatives nationales (cf ProKilowatt), régionales et locales (chaque canton, voire commune a ses propres programmes)
    • avant de proposer éventuellement un cadre plus régulé, il faudrait vérifier ce qui encourage l’innovation (subventions ou autres) et la freine puis légiférer pour lever les freins.

4. “La R&D ne fait pas vivre.  Ce sont les marchés.”

Je cite Hugo Van Buel de la société CLA-VAL qui est devenue leader dans le marché de niche de la régulation hydraulique par micro-turbinage. Cette entreprise est présente dans 75 pays et dépose 3 à 5 brevets par an, juste pour rester présent. L’effort est mis surtout sur la phase d’industrialisation des produits. Ce sont les “market drivers” qui comptent. Ceci évoque la marge de progression qu’ont certaines entreprises suisses des Cleantechs pour passer du prototypage au produit/service industriel.

5. Les technologies, c’est bien. Et les changements de comportements?

Image extraite du Master plan du site cleantech.admin.ch/cleantech

Le sujet des comportements a été de nouveau le parent pauvre, à mon goût! Il a été évoqué mais les discussions ont plutôt tourné autour des technologies. Et pourtant, n’y aurait-il pas un grand intérêt pour des entreprises innovant dans l’efficacité énergétique d’associer les bonnes pratiques comportementales éprouvées et reconnues à leurs offres de savoir-faire techniques? Un nouvel objectif? C’est peut-être ma vision futuriste et passionnée de spécialiste en marketing-communication et en sciences humaines qui me suggère cette éventualité! A suivre…

4 documents pour aller plus loin:

En 2012, tout est possible…


CÔTE RESPONSABILITE SOCIALE D’ENTREPRISE (RSE)

Des normes volontaires (ISO 26000) aux normes encadrées? Le paysage du Développement durable mis en oeuvre par les entreprises va peut-être changer vers d’avantage de régulation. A quel rythme, selon quelles contraintes et opportunités? 2012 donnera certainement le ton.

“La crise confirme la nécessité de mettre de l’éthique dans les affaires…Bruxelles voit désormais la RSE encadrée comme un outil de régulation économique, sociale et environnementale et comme la possibilité d’améliorer la gouvernance des entreprises et de réduire les inégalités sociales croissantes. Les codes de conduite ne peuvent plus être laissés à l’initiative des seuls dirigeants d’entreprise et la Commission reconnaît implicitement que les entreprises ne sont pas assez engagées dans la RSE. On s’éloigne donc de la vision anglo-saxonne qui a prévalu jusqu’à aujourd’hui, qui faisait totalement confiance à l’autorégulation,  le rôle des gouvernements en tant que co-régulateurs ou régulateurs investis de leur légitimité démocratique apparaissant nécessaire en tant que complément”, Michel Doucin ambassadeur à la Commission européenne. Son interview exclusive par Novethic.

Image extraite du rapport de CleantechAlps.ch

CÔTE CLEANTECHS

Le bon usage de technologies propres (cleantechs) est un des enjeux du pilier environnemental de la Responsabilité sociale des entreprises.
Face aux énormes défis énergétiques et économiques, les cleantechs  ont plus que jamais le vent en poupe. Ces technologies attirent par leurs 2 facettes:

  • la richesse intrinsèque (économique, environnementale et sociale) de telles technologies qui sont conçues avec des consommations énergétiques réduites dans leurs processus de production et leurs produits
  • le cercle vertueux de leur usage: produire et consommer des énergies  en réduisant les impacts, réduire les consommations, recycler

La Suisse par exemple qui a décidé d’abandonner progressivement le nucléaire renforce son pôle cleantechs par un rapprochement astucieux des milieux scientifiques, économiques et politiques. 2012 servira de plateforme d’observation et d’actions pour commencer la mise en oeuvre de nombre d’intentions.

Les maîtres-mots sont : efficacité des ressources et cleantech… Il nous faut maintenant encore mieux utiliser ce potentiel et positionner la Suisse de manière optimale au niveau international. Afin de pouvoir encore mieux promouvoir les innovations dans ce domaine, la Confédération projette de regrouper les forces des milieux scientifiques, économiques et politiques. Le Masterplan Cleantech constitue à cet égard l’instrument idoine de coordination, qui montre la voie dans ce processus de transformation difficile des prochaines décennies et sert de référence à tous les intéressés”, Doris Leuthard Cheffe du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC). Etude de CleantechAlps pour mieux comprendre les cleantechs en Suisse Occidentale.

© in-fuseon.com

CÔTE MEDIA SOCIAUX

Y-a-t-il un lien entre les media sociaux et la RSE ou les cleantechs, direz-vous?
Il est vrai que les uns et les autres n’ont à priori rien à voir. Et pourtant!

Leur point commun à mon sens, c’est le besoin d’engager leurs publics tout en valorisant les actions concrètes. Leur différence, c’est le rythme des changements. Choisir Facebook ou Google+ ou sa propre plateforme? Alors que le web bouge très vite des centaines de millions d’internautes (voir les nouvelles tendances et évolutions annoncées à la conférence Le Web), le domaine du Développement durable évolue plus lentement.
Alors pourquoi ne pas utiliser les media sociaux et de nouveaux espaces communautaires pour sensibiliser et engager les publics internes et externes de l’entreprise vers l’usage des cleantechs, tout en restant conscient de l’évolution rapide et imprévisible de ces outils? Et oui, nous vivons dans un monde complexe dans lequel tout bouge en permanence.

Certains l’ont déjà compris. Ouvrez l’oeil en 2012!

Particuliers ou professionnels: où trouver les moyens d’économiser l’énergie?


Photo extraite du site de l'OFEN: http://www.bfe.admin.ch/energie

Savoir comment faire les bons choix, à quel prix et comment financer vos investissements en efficacité énergétique? Quelques tests d’investigations menés pour vous sur la plateforme SuisseEnergie.

Suite à la publication du Master plan Cleantechs en janvier 2011, j’indiquais dans l’article “Les cleantechs, un enjeu de taille pour la Suisse” que l’efficacité énergétique était un des axes majeurs de différentiation de la Suisse au plan national et international. L’efficacité énergétique des appareils et des bâtiments, combinée à l’efficience de nos comportements de consommateurs sont de bons moyens de réaliser des économies d’énergie.

Ce qui va déclencher l’efficience, l’efficacité énergétique ou les deux?
Un esprit consciemment éthique sans être dogmatique. Et certainement les aides et subventions. Tout le monde a envie, sur le principe d‘économiser l’énergie et notamment de diminuer sa facture d’électricité. Mais jusqu’à quel point, particuliers ou entreprises sont-ils prêts à investir sur leurs fonds propres?

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SAVOIR COMMENT FAIRE LES BONS CHOIX, A QUEL PRIX ET COMMENT FINANCER LES INVESTISSEMENTS?

De nombreuses initiatives existent en Suisse pour les particuliers et pour les professionnels au niveau fédéral, cantonal, voire même communal.
Dans l’imbroglio des aides, incitations financières et subventions, voici un acteur émanant de l’Office fédéral de l’énergie (OFEN) par lequel vous pouvez commencer votre recherche:
La plateforme SuisseEnergie pour toutes questions sur les économies d’énergies.

C’est une porte d’entrée bien conçue pour vous orienter vers d’autres organismes spécialisés. La route peut être longue. Vous y trouverez aussi quelques bonnes pratiques de type éco-gestes quotidiens et des conseils en ligne (hot line aux heures d’ouverture ou par courriel) ainsi que les liens vers les aides financières.

© in-fuseon.com

NAVIGUER SUR LA PLATEFORME DE SUISSE ENERGIE

La plateforme SuisseEnergie s’adresse à tout le monde, particuliers, professionnels et institutionnels sur tous les domaines de l’énergie dans l’habitat, les bâtiments, la mobilité et la production. Vous imaginez donc la structure complexe de l’information.

J’ai testé 2 recherches différentes plutôt en lien avec les bonnes pratiques et les bons réflexes et voilà ce que ça a donné!

PREMIERE QUESTION:

© in-fuseon.com

“Je suis entrepreneur et je veux rendre mon informatique plus “verte”. Que me propose SuisseEnergie?”
Vous choisissez naturellement l’arborescence Entreprises>Efficacité énergétique>TIC Informatique verte.
Que faire?

  • Il est trop tard pour vos vieux ordinateurs! Recyclez-les!
  • Avant d’en acquérir de flambant neufs, vérifier le label Energy Star et sa base de données pour tout matériel IT ainsi que la norme TIC  (Technologies de l’Information et de la Communication) en rapport avec l’acquisition des équipements
  • Quant à leur utilisation, on y trouve quelques astuces: équiper chaque poste d’une barrette de prises commutable pour éteindre manuellement les appareils reliés; déconnecter photocopieuses et imprimantes du réseau pendant le week-end et durant la nuit par minuterie externe; maintenir 26 degrés dans les locaux de serveurs et s’inspirer de la norme TIC  en rapport avec l’utilisation des équipements. Les normes TIC ajoutent quelques consignes bien utiles.
  • Finalement, à part pour la climatisation des locaux des serveurs, vous n’avez besoin de personne pour mettre en place votre informatique “verte”! Il faut “juste” disposer du cash pour renouveler progressivement le parc.

DEUXIEME QUESTION:

“J’ai besoin de changer ma télé et je veux acheter l’appareil le plus “vert” possible. Que me propose SuisseEnergie?”
Vous choisissez naturellement l’arborescence Habitat › Appareils électroniques › Etiquette-énergie pour les téléviseurs

Que faire?
Votre réflexe se porte naturellement sur l’étiquette énergie de l’appareil. Voici quelques informations bien utiles pour trouver l’appareil de vos rêves:

  • Tout d’abord, pour ceux qui ne veulent pas renoncer aux appareils électroniques tout en économisant l’énergie: pensez à éteindre complètement tous les appareils, éliminez les veilles (stand-by) et économisez un mois d’électricité.
  • A partir du 1er janvier 2012, l’étiquetage des téléviseurs devient obligatoire en Suisse. “Les nouvelles étiquettes d’efficacité énergétique ont une présentation différente, affichent des informations complémentaires sur les appareils et ont été étendues aux classes d’efficacité A+, A++ et A+++ “, site de l’EAE.
  • En lien avec le stand-by mentionné ci-dessus, vérifiez  si l’appareil est équipé d’un véritable interrupteur d’alimentation (voir symbole de l’interrupteur en 3 sur l’étiquette).
  • Avec un modèle à LED, la consommation de courant est jusqu’à 60% inférieure à celle d’un téléviseur à écran plasma.
  • Pour comprendre la nouvelle étiquette, téléchargez la fiche d’informations sur l’étiquette-énergie pour les téléviseurs du site de SuisseEnergie
  • En option, vous pouvez commencer la recherche d’une marque de téléviseur par sélection de critères de recherche sur le panorama du marché des TV.
  • Et surtout, comparez les appareils et leur positionnement énergétique sur le site non commercial de Topten sous divertissement>téléviseurs. Vous devrez connaître la largeur d’écran que vous souhaitez. Un petit bémol sur le processus pour en arriver là à partir du site de SuisseEnergie: si vous suivez l’arborescence jusqu’aux téléviseurs, vous ne passerez pas par la case Topten…sauf si vous avez fait un tour à Electronique de divertissement avant l’Etiquette-énergie pour téléviseurs!
  • Ca m’a pris environ 5 min pour faire le tour de cette information et
    15 min pour vous la retransmettre à ma façon.

Maintenant à vous de jouer! Posez-vous des questions et suivez le jeu de “l’oienergie”.

Les cleantechs, un enjeu de taille pour la Suisse


Alors que le Master Plan cleantech vient d’être adopté le 19.1.2011 par la confédération suisse (voir article Tribune de Genève), voici un complément de réflexion sur l’enjeu de taille que représentent les cleantechs pour la Suisse et qui fait suite à notre article “Les cleantechs en Suisse: état des lieux”.

DES OBJECTIFS AMBITIEUX

Photo importée du site de la confédération suisse: http://www.cleantech.admin.ch

Voici la vision et les objectifs énoncés dans le Master Plan cleantech suisse par le
Conseil fédéral et résumés de façon certes un peu réductrice par votre auteure.

Vision :
La Suisse entend assurer d’ici à 10 ans un rôle de leader au niveau international dans le domaine des cleantechs. La Suisse vise à réduire sa consommation de ressources à un niveau supportable pour la nature (empreinte écologique 1) à l’horizon 2100 et donne ainsi les impulsions en matière d’efficacité et d’économie des ressources.

“Nous avons rédigé et adopté cinquante mesures et recommandations qui permettront à notre pays d’atteindre cet objectif”, Doris Leuthard au Forum suisse le 18.1.

Cependant les besoins de financement d’une telle ambition ne sont pas annoncés.

Objectifs :

  1. Devenir leader dans la recherche cleantechs
  2. Réaliser des progrès considérables dans le transfert de savoir et de technologie (notamment entre les hautes écoles et l’industrie)
  3. Devenir leader dans la production des cleantechs
  4. Faire des cleantechs un symbole de la qualité suisse

 

L’AVENIR DES CLEANTECHS, UNE QUESTION DE POSITIONNEMENT INTERNATIONAL ET NATIONAL

Image extraite de la présentation d'Oerlikon Solar au WFES, Abu Dhabi janvier 2011

 

L’axe majeur international pour la Suisse semble être l’efficacité énergétique et l’économie de ressources ainsi que des marchés de niches très spécifiques dans le solaire, laissant les productions d’énergies de masse (ex solaire, stockage de l’énergie) aux mains d’une rude concurrence internationale (cf Chine et USA), même si certains fleurons du solaire suisse tirent encore leur épingle du jeu (voir Oerlikon Solar et sa technologie en couches minces de silicium). En 2010, le géant suisse ABB a gagné plusieurs palmarès en réalisant 2 des 10 plus grosses opérations mondiales de rachat dans le secteur de la gestion d’énergies. Efficacité énergétique et positionnement stratégique obligent! Voir l’excellent article de la Tribune.fr “31 milliards d’Euros de deals en 2010 dans les cleantechs”.

Source: Calculs du Fraunhofer-Institut für System- und Innovationsforschung (ISI)23- Tableau importé du Master Plan cleantech.

Au plan national, les cleantechs requièrent des investissements massifs car elles adressent le besoin de grandes infrastructures (production d’énergies, traitement des eaux, gestion des déchets, mobilité) et relèvent de la responsabilité de l’Etat vis à vis des citoyens.

Les débats pro et anti-nucléaire actuels sur l’approvisionnement énergétique suisse à l’horizon 2025 vont bon train:

  • à Genève depuis que les constituants genevois ont décidé en septembre 2010 de supprimer l’article qui bannit l’énergie nucléaire du canton. Article de la Tribune de Genève du 30.9.2009.
  • à Berne et ailleurs en préparation de la votation populaire du 13 février pour déterminer l’avenir de la centrale nucléaire de Mühleberg (voir article de l’Hebdo).

On vit une bataille rangée de chiffres entre les anti-nucléaires qui démontrent la faisabilité énergétique par les énergies renouvelables et les pro-nucléaires qui brandissent la pénurie potentielle dès les années 2030. Une source essentielle d’information est le rapport Weinmann d’octobre 2009 (voir le résumé du rapport) qui démontre  en chiffres qu’il est possible de remplacer la production des 3 centrales nucléaires actuelles (21 TWh/an) par des économies d’énergies et les énergies renouvelables (cumul de 28 TWh/an). Le site www.informationnucléaire.ch nous éclaire sur les coûts réels du nucléaire et surtout de son démantèlement. Edifiant!

L’accélération des mesures d’efficacité énergétique par exemple dans les bâtiments et l’habitat est en route. Quant à la production de nouvelles énergies renouvelables, elles subissent malheureusement des freins. Voir article sur la fronde anti-éolienne dans le Jura.

Pour revivre le débat animé télévisé sur la TSR, voir l’émission Infrarouge du 23.11.10 avec notamment Isabelle Chevalley, présidente d’Ecologie libérale et députée au Grand Conseil, Vaud et bien d’autres personnalités: “vous reprendrez bien une petite centrale nucléaire“.
Les gros enjeux nationaux commencent donc par la future politique d’approvisionnement du pays.

LES ENJEUX DES CLEANTECHS

Comment la Suisse pourrait-elle soutenir l’innovation dans les énergies renouvelables (ER) et surtout les nouvelles ER si elle fait le choix du nucléaire? Tout ne pourra pas être financé.
L’Etat semble vouloir activer son rôle de régulateur pour encourager l’innovation en ayant introduit des taxes qui font bouger: taxe sur le Co2 (source de financement du programme Bâtiments depuis 2010), étiquetage des appareils et des bâtiments, normes du bâtiment (SIA, Minergie) et la Rétribution à Prix Coûtant pour encourager les énergies renouvelables.

Mais que représentent quelques centaines de millions de CHF face à des programmes d’investissements massifs de relance économique alloués par exemple aux USA (64 milliards dollars) ou en Chine (40 milliards dollars) en 2009  dans ce domaine des cleantechs?

Cet état de faits conditionne les priorités et le type de marchés de cleantechs que la Suisse peut se permettre de poursuivre. Cependant nous pouvons faire confiance à la capacité d’innovation suisse et à sa précision technologique car de nombreux exemples de réussite  et d’innovations d’excellence s’affichent régulièrement. A suivre dans une prochaine parution…et également sur les sites de CleantechsAlps et de façon plus générale sur celui de Swisscleantechs.

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In-fuseon a développé la méthode in-fuseon™Concept permettant rapidement et durablement à votre entreprise innovante de concevoir et structurer sa stratégie de marketing – communication, sa stratégie de marque et ses supports de communication pour générer business et notoriété. In-fuseon accompagne la start-up Geroco depuis début 2010.

Les cleantechs en Suisse: état des lieux


Les cleantechs (ou technologies propres) sont un domaine porteur d’espoirs économiques, sociaux et environnementaux, au cœur de l’effervescence institutionnelle en Suisse.
Etat des lieux!
Cette proposition de réflexion est réalisée sur la base de l’analyse de sources d’informations officielles :

et d’une expérience terrain de certaines cleantechs locales en 2010.

Un témoignage réjouissant :

« A partir du lancement des recherches actives de fonds, il nous a fallu en réalité moins de 5 mois pour réunir CHF 800′000.- », précise Michael Dupertuis, directeur de Geroco et de la solution Ecowizz de maîtrise de la consommation d’énergies aux particuliers et aux entreprises : www.ecowizz.net.
La bonne idée, la capacité à s’entourer des bonnes compétences, le talent des créateurs, la force de travail, voilà les atouts que Geroco déploie depuis sa création en Valais en novembre 2009.
Un bel exemple de start-up cleantech suisse à suivre…

LES CLEANTECHS, EFFET DE MODE OU ENJEU MONDIAL?

“Nous n’échapperons pas au baril de brut à 100 dollars”, article de la Tribune de Genève, 6.1.2011.

…pic pétrolier atteint ou pas…avec comme conséquences des augmentations de tarifs même différés pour les entreprises et les particuliers.
Face à la croissance des consommations d’énergies, à la raréfaction des ressources naturelles, aux mutations climatiques, écologie et économie ne sont plus antinomiques quant il s’agit de maîtriser notre empreinte écologique.

“Sur la base des données de 2007 analysées dans le rapport 2010, l’Empreinte Ecologique de la Terre a dépassé sa biocapacité de 50% “,
Source WWF : Rapport Planète vivante 2010

Alors que l’empreinte écologique moyenne mondiale est de 1.5, elle dépasse les 2 planètes Terre dans les pays à hauts revenus.

La vision 2050 du World Business Council for Sustainable Development, une organisation mondiale de 200 entreprises engagées dans le Développement Durable, propose un nouvel agenda pour le monde des affaires au risque de voir la consommation des ressources multipliée par 2,3 par rapport à ce que la planète Terre peut nous fournir !

Même si la maîtrise des consommations dépend aussi de nos comportements humains, les cleantechs proposent des solutions qui contribuent à protéger et à préserver les ressources et les systèmes naturels. Elles recouvrent les domaines de l’environnement, de l’énergie et des ressources naturelles. En font notamment partie les techniques de mesure de l’efficacité des ressources, la gestion des eaux et des déchets, le recyclage, l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables, le stockage de l’électricité appliqués à notre vie quotidienne.
En Suisse par exemple, les bâtiments représentent 45% de la consommation totale d’énergie grise et est responsable d’un tiers des émissions de gaz à effet de serre.

En 2020, les cleantechs pourraient représenter 6% du volume de l’ensemble des activités économiques mondiales avec un marché estimé à 2’900 milliards de CHF (croissance de 3 à 8% d’ici à 2020).

UN CONTEXTE DE RENOUVEAU EN SUISSE

En Suisse, l’intérêt envers les cleantechs, n’est pas nouveau. Ces technologies ont contribué à positionner la Suisse comme un des pays les plus innovants dans la décennie 90. La Suisse obtient le 2ème rang des investissements en Recherche et Développement et est citée parmi les 30 pays les plus compétitifs dans l’innovation. (Sources dans Rapport cleantech Béglé sur base OCDE et WEF).

Mais depuis le début des années 2000, il y a perte de terrain surtout sur les énergies et matériaux renouvelables si on prend le nombre de dépôts de brevets comme un indice précoce d’innovation.

En 2010, un rapport sur les brevets dans les cleantechs, réalisé par l’Office européen des brevets (OEB), le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et le Centre international pour le commerce et le développement durable (CICDD) constate que le Japon, les Etats-Unis et l’Allemagne sont les plus grands déposants, la Suisse arrivant en 11ème position. (Source : Patents and clean energy : bridging the gap between evidence and Policy)

La Suisse réagit et veut inverser la tendance. Elle capitalise sur ses nombreux atouts : capacité d’innovation à travers les hautes écoles, incubateurs, plateformes d’accueil, de promotion et de financement.
Un excellent article le 22.12.10 du magazine L’Hebdo dresse un panorama de la situation de « ce printemps des cleantechs ».

Il est essentiel de distinguer les acteurs générateurs d’innovations (technologies ou intégrateurs ou conseils à valeur ajoutée) de ceux qui utilisent les cleantechs avec ou avec peu de valeur ajoutée.

La Suisse se dote de plusieurs « outils » institutionnels :

  • un Master Plan cleantech Suisse, émis en octobre 2010 et en cours de consultation jusqu’au 28 février 2011 puis en adoption par le Conseil Fédéral au printemps 2011
  • de clusters et incubateurs régionaux résultant d’initiatives cantonales rattachées pour certaines aux promotions économiques : i.net Basel, Cleantech FribourgCleantechAlps, le pôle d’excellence cleantech Genève et SO et Zurich Green Region
  • et en comptant bien entendu sur son tissu économique et ses entreprises innovantes : nous avons identifié 80 PME, industriels et start-up en Suisse à partir de la cartographie non exhaustive établie par CleantechAlps et publiée par L’Hebdo. Le rapport cleantech Béglé liste plus de 300 acteurs en Suisse Occidentale incluant les nombreux entrepreneurs/installateurs en bâtiments.

Sans compter les nombreux créateurs en herbe que canalise une association comme VentureLab et qui sont juste dans une phase d’émergence…
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