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Eco-astuce N°3: recyclage des capsules de café


IMG_3740Me voici de nouveau sur le sujet chaud-brûlant…du recyclage des capsules de café. Depuis mon article Nespresso, très fort de café, l’argument du recyclage des célèbres capsules en aluminium Nespresso a balayé d’un revers la moindre hésitation du consommateur lambda de café proportionné. Je me suis moi-même faite happée par la vague marketing en 2010 en prétextant les visites d’ami(e)s qui aiment le café. Nous sommes plutôt buveurs de thé! Finalement mon sac de capsules à recycler se remplit très modérément avant d’être déposé au centre communal de recyclage ou bien au point de collecte dans le centre commercial le plus proche.

Cet argument du recyclage est d’ailleurs largement repris dans la nouvelle façon de consommer un Nescafé et ses dérivés “latte” grâce aux machines à capsules plastiques NESCAFÉ® Dolce Gusto®! Tout devient en-capsulé…et appelé à être recyclé. On adore créer système et son contre-système. Très fort de nouveau!

LE RECYCLAGE DEVIENT CLÉ

Dans le cas des machines Nespresso, l’argument du choix de l’aluminium reste le maintien de la qualité du produit. L’aluminium est un matériau produit à partir d’une ressource naturelle la Bauxite mais a le grand avantage de pouvoir être recyclé indéfiniment. Il est d’ailleurs classé n°1 des matériaux à recycler.

En Suisse, nous avons le privilège de bénéficier de 3’800 points de collecte. Dans mon cas j’ai deux destinations possibles: le centre communal de tri qui possède un point de collecte spécial Nespresso et un point de collecte dans un centre commercial assez proche. J’ai aussi entendu parler d’une collecte à domicile mais je ne l’ai jamais expérimentée.

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Nespresso annonce qu’en Suisse, leur capacité de collecter les capsules usagées est de 99%. Les capsules sont ensuite acheminées sur deux sites près de Lausanne et Genève qui séparent le marc de café de l’aluminium pour en faire du compost. Les politiques de recyclage étant différentes selon les pays, les capsules passent parfois dans les bennes de recyclage de canettes en aluminium.

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Il parait évident de recycler l’aluminium mais pourquoi mettre en place un système spécifique de recyclage par Nespresso? L’argument que j’ai trouvé dans annonces officielles et qui pourrait expliquer cela est l’impact de la capsule sur l’empreinte écologique d’une tasse à café et la tentative de réduire cette empreinte en recyclant un maximum d’aluminium. Une tasse de café Nespresso est l’équivalent en émissions de CO2 d’une voiture qui roule sur 156 mètres.

Alors, si vous êtes gros consommateurs de café en capsules, un seul message; recyclez et ne jetez plus les capsules en aluminium dans les ordures ménagères.

Pour trouver le point de recyclage le plus proche: téléchargez l’App mobile et foncez sur Oú?>Points de collecte.

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Pour ma part, c’est certain je ne me laisserai plus tenter par les sirènes des machines de boissons en-capsulées, café, thé ou toutes autres!

Sources:

Care2: Top 10 most important items to recycle.

Nespresso: Capsule recycling.

Site Dolce Gusto: Recycler, mon nouveau geste café.

3 questions sur les réseaux sociaux internes à l’entreprise


Les Réseaux sociaux internes à l’entreprise dits “RSE” représentent à mon sens la prochaine “r-évolution” sociale de l’interaction entre collaborateurs. Voici une conférence organisée par la Swiss Community Managers Association (SCMA) en partenariat avec la FER Genève mardi 21 janvier pour parcourir ce sujet inspirant et en plein essor. 

Inscription www.fer-ge.ch ou communitymanagers.ch.
Lieu FER Genève, 98, rue de Saint-Jean
Date 21 janvier 2014
Horaire Accueil dès 17 h., conférence à 17 h 30, apéritif à 19 h.
Prix 50 francs, gratuit pour les membres de la FER Genève et de la Swiss Community Managers Association.

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Propos recueillis par Pierre Cormon, pour le magazine Entreprise Romande de la Fédération des Entreprises Romande (FER) Genève.

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RÉSEAUX SOCIAUX INTERNES À L’ENTREPRISE: COMMENT CRÉER LA COLLABORATION ET POURQUOI

Quelques années après avoir touché les particuliers, la vague des réseaux sociaux est arrivée dans le monde des entreprises. Certaines utilisent les réseaux sociaux externes, telles que Facebook ou LinkedIn, pour interagir avec l’extérieur. Et de plus en plus d’entre elles créent un réseau social interne, destiné à leurs collaborateurs. Comment? Pourquoi? Faut-il être une multinationale pour se le permettre? Ou des outils sont-ils également à la portée des petites entreprises? C’est pour répondre à ces questions que la Swiss Community Managers Association organise une conférence le 21 janvier, en collaboration avec la Fédération des Entreprises Romandes Genève. Edith Page, membre du comité d’organisation de la Swiss Community Managers Association (SCMA), est cofondatrice de Net-Academy.ch, un institut de formation en médias sociaux partenaire de la SCMA et fondatrice de l’agence de communication In-fuseon.com.

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A QUOI SERVENT LES RÉSEAUX SOCIAUX D’ENTREPRISE?

Ils servent à stimuler la créativité des collaborateurs et à les faire adhérer aux actions que mène l’entreprise, par exemple dans le domaine de la responsabilité sociale et environnementale. Prenez l’exemple d’une entreprise qui met sur pied un plan de mobilité pour encourager ses collaborateurs à faire recours à la mobilité douce: covoiturage, transports publics, vélo, etc. Avec un intranet, les informations sont mises à la disposition des collaborateurs, mais ceux-ci n’ont pas les moyens de réagir, ni de savoir qui adhère au programme. Avec un réseau social interne, les collaborateurs peuvent publier des messages, générer des commentaires, émettre des opinions. On obtient plus rapidement leur adhésion et la mise en place du plan s’en trouve facilitée. Ce fonctionnement peut s’appliquer à d’autres domaines, comme les économies d’énergie, en communiquant sur les bonnes pratiques. Je crois beaucoup à ces outils et à leur retour sur investissement.

A PARTIR DE QUELLE TAILLE UNE ENTREPRISE PEUT-ELLE METTRE EN PLACE UN RÉSEAU INTERNE?

Il n’existe pas de limite. Les grandes entreprises utilisent des plateformes internes relativement grandes, permettant à des personnes travaillant dans différents pays de travailler ensemble. Elles nécessitent l’acquisition de licences d’utilisation professionnelle et des investissements en termes de maintenance et de gestion de projets. Elles ne conviennent pas à de très petites structures, mais celles-ci peuvent utiliser des outils beaucoup plus légers, sur le web, du type Google+. Ils permettent de créer un réseau social privé, par exemple pour mettre en place une collaboration autour d’un projet. J’ai moi-même participé à un projet dans le domaine de l’immobilier, impliquant des personnes de plusieurs entreprises, qui collaboraient grâce à un réseau de ce type. Et entre deux, il existe toute une série de plateformes. Il n’y a donc pas de barrières. Ce qui compte réellement est l’objectif poursuivi par la direction de l’entreprise et les moyens alloués pour créer l’adhésion.

COMMENT LA CONFÉRENCE SE DÉROULERA-T-ELLE?

En deux temps. Nous commencerons par écouter trois intervenants. Une personne de Jive Software (éditeur de logiciels réseaux sociaux internes) donnera un aperçu du marché, des tendances, des utilisateurs, des bonnes pratiques. Un représentant de Givaudan, qui a créé un réseau social interne il y a deux ans, permettant à des personnes réparties dans des dizaines de pays de collaborer, nous donnera son retour d’expérience. Un stratège digital nous parlera des bonnes pratiques et des techniques d’animation des réseaux sociaux internes, en mettant en avant deux éléments: les objectifs de gouvernance d’entreprise et les objectifs de ressources humaines, comme le e-learning. Dans un deuxième temps, tout le monde se retrouvera autour d’une table ronde pour répondre aux questions.

Pour retrouver le pdf de l’interview: 3 questions à Edith Page

Au plaisir de vous rencontrer le 21 janvier 2014 à cette occasion!

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Mesures incitatives à la transition énergétique en Suisse


Deux événements m’ont invitée à créer cet état des lieux sur les dernières mesures incitatives: la rencontre avec l’AEnEC lors du Sustainability G21 forum à Lausanne ce printemps et une récente participation à la conférence-atelier animée par le réseau ÖBU (pour une économie durable) sur la transition énergétique pour les entreprises.
Stratégie énergétique 2050, transition énergétique, loi sur l’énergie, choix des énergies renouvelables et désengagement du nucléaire, économies d’énergies…autant de sujets que je relaie sur mon blog depuis des années pour sensibiliser.

LES MESURES INCITATIVES

@in-fuseon.comIl est question-là des augmentations de coûts des énergies pour les entreprises afin de les inciter à réduire leurs émissions de CO2 et leurs consommations mais également des actions pour les inciter à agir. Les informations ci-dessous s’adressent aussi aux acteurs du domaine immobilier qui devraient être les premiers concernés sachant que ce secteur consomme 40% de l’énergie et recèle d’immenses poches d’économies (cf marché de la rénovation des bâtiments et des nouvelles constructions).

Les mesures fédérales :

  • Augmentation de la taxe CO2 existante de 36 CHF par tonne  à 60 CHF par tonne dès 2014, pouvant atteindre 210 CHF par tonne d’ici à 2050. Cette mesure impacte surtout les bâtiments énergivores.
  • Augmentation de la taxe sur l’électricité contribuant à faire augmenter le prix de l’électricité probablement de 11% à 22% d’ici à 2050.
  • L’usage de la rétribution à prix coûtant du courant injecté (RPC) pour promouvoir la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables.
  • KlikLe programme centime climatique sur la période de 2008-2012 incluant notamment le Programme Bâtiments pour faciliter l’accès aux subventions de rénovation des constructions et incluant les conventions d’objectifs dans le domaine des combustibles gérées par l’AEnEC pour l’exemption de la taxe sur le CO2. Sur ce dernier point, la Fondation pour la protection du climat et la compensation de CO2 (KLIK) a pris le relai  depuis début 2013.
  • navLogo_prokilowattLe programme ProKilowatt qui soutient financièrement des projets de réduction des consommations d’énergies. Un nouvel appel à projets est d’ailleurs ouvert actuellement pour sélection au printemps 2014. Découvrez les conditions de postulation ici.

Des résultats encourageants:

Les 2’400 entreprises qui se sont engagées dans le programme centime climatique via les conventions d’objectifs de l’AEnEC ont réussi à réduire de 25% leurs émissions de CO2, soit plus d’un million de tonnes. Source: communiqué de l’AEnEC. L’atteinte de l’objectif signifie exemption de la taxe pour les entreprises concernées. Le nouveau programme KILK qui a pris le relai  début 2013 comptait déjà 2’400 entreprises à fin mai 2013.

Découvrez les suggestions et les bonnes pratiques de certaines entreprises romandes  qui ont participé à l’atelier d’échanges ÖBU. Lien vers l’article de DÉCLICS, plateforme de Romande Energie sur l’efficience énergétique.

Le rôle de la communication:

J’estime que ces résultats restent encore trop peu communiqués. J’ai le souvenir de cet entrepreneur ayant investi CHF 7  millions dans un nouveau système d’approvisionnement énergétique et de récupération de chaleur. Ce projet remarquable et fédérateur à l’interne de son entreprise lui avait apporté une réduction immédiate de coûts d’énergie de CHF 200’000. Communiquer sur cet apprentissage et les bonnes pratiques d’un tel projet pourrait inciter d’autres à suivre son exemple. Mais l’entrepreneur en question considérait à tord que communiquer n’équivalait qu’à faire de la publicité et n’était pas entré en matière. Or ceci est ignorer ce qu’une bonne stratégie de communication peut apporter à une entreprise.

Voici mon avis sur la question de la communication dans les cleantechs que Cominmag a relayé récemment. Découvrez  mon interview ici.

@in-fuseon.com

Les mesures cantonales sur Vaud:

header.logoLa nouvelle loi sur l’énergie sur le canton de Vaud a introduit de nouvelles obligations  et de nouvelles incitations :

  • Pour les nouvelles constructions :
    •  30% au moins des besoins en eau chaude sanitaire doivent  être produits par le bâtiment.
    • 20% des besoins en électricité doivent être produits par des énergies renouvelables.
    • 50% de la consommation d’électricité des installations de froid de confort (cf climatisations) doit provenir d’une énergie renouvelable.
  • Les entreprises grandes consommatrices de chaleur et d’électricité (consommation annuelle de chaleur > 5 GWh ou consommation annuelle d’électricité > 0,5 GWh), ont l’obligation d’analyser plusieurs variantes d’approvisionnement et de mettre en œuvre la plus favorable sur le plan énergétique : convention d’objectifs avec la Confédération, convention d’objectifs avec le canton ou mise en œuvre des mesures les plus rentables après analyse de la consommation d’énergie.
  • Le contrat de performance énergétique pour piloter  les mesures à engager pour atteindre les objectifs de réduction de consommation.
  • Une commission consultative aide les communes à favoriser l’usage et l’intégration des capteurs solaires et de l’isolation thermique dans les bâtiments, en particulier lorsque ceux-ci concernent des biens culturels ou des sites naturels sensibles ou protégés.
  • L’obligation d’établir un CECB (étiquette énergie d’un bâtiment) pour vendre un bien immobilier.

Tout commentaire sur l’utilité de cet article est le bienvenu. Merci!

Article écrit par Edith Page, consultante en communication responsable et spécialiste en communication digitale et sociale.

La communication au sens propre au salon bitoubi à Lausanne


Capture d’écran 2013-06-02 à 22.54.43“Le Durable” est l’un des six axes du cycle de conférences “Entreprenarium” de la première édition du salon bitoubi pour PME qui a lieu les 5 et 6 juin 2013 à Beaulieu Lausanne. 
Engagée dans la communication durable et la Responsabilité sociale et environnementale des entreprises (RSE), j’ai adhéré à l’idée de contribuer en animant une conférence/atelier sur ce thème. Merci à Pierre Enderlin de PME Perspectives pour sa sollicitation.

QUAND, QUOI ET COMMENT?

L’objectif de ma conférence est de “planter” le décor d’une communication durable sans “greenwashing” et de proposer une méthode simple d’évaluation de votre stratégie de communication dans le sens de la RSE.
En tant que PME, vous êtes peut-être déjà engagé dans des actions de RSE…sans le savoir! Au delà de la communication, vous pourrez aussi vous rendre compte du périmètre de telles actions.

Titre de la conférence:
La communication au sens propre.
Comprendre les enjeux de la Responsabilité sociale et environnementale (RSE) des entreprises et leurs impacts sur la communication. Risques et opportunités pour votre communication. Evaluez votre stratégie de communication.

Date: jeudi 6 juin de 11h30 à 12h30.

Salle: ATELIUM 1

L’accès aux conférence est libre et inclus dans votre billet d’entrée.
Parmi le nombre impressionnant de conférences, vous me retrouverez ici.
Accès au salon bitoubi.

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BON A SAVOIR

En 2010, 45 grandes entreprises suisses avaient entrepris une démarche de type RSE en émettant un rapport de développement durable selon la méthode GRI (Global Reporting Initiative).  Je viens d’apprendre (source: présentation d’Andrea Baranzini de la HEG Genève) que parmi le top 100 des entreprises suisses, 65 ont désormais un tel rapport. Il y a donc une belle progression et certes des actions concrètes se mettent en place et sont communiquées.

Mais où en sont les PME? Est-il indispensable de s’engager dans une démarche complexe pour agir?

Plateforme professionnelle des fournisseurs et des prestataires de services et de biens d’équipement pour les PME, le salon bitoubi se doit d’être salué pour intégrer cette dimension indispensable de l’entreprise d’aujourd’hui: la connaissance et la maîtrise notamment de son impact social et environnemental.

Pour plus d’infos:

Découvrez bitoubi et toutes les prestations: salon, exposants, conférences et business speed-dating et accès: bitoubi.ch.

Le Monde Economique: bitoubi crée l’événement pout les PME.

Pour contacter Edith Page avant le salon: lien vers mes coordonnées.

Programme Impact Ashoka 2013 pour entrepreneurs sociaux dans l’énergie


Capture d’écran 2013-03-27 à 19.14.51En 2012, j’avais annoncé le concours Impact d’Ashoka, 1er réseau mondial d’entrepreneurs sociaux et 17ème ONG la plus influente au monde. Cette année, le concours des entrepreneurs sociaux  se transforme en 2 programmes dont un pour les jeunes entrepreneurs du domaine de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables. Étant moi-même très active dans ce domaine en matière de communication, je ne peux que soutenir ce programme pertinent!

IMPACT compte double!

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  • Programme IMPACT SUISSE pour tout entrepreneur suisse ayant lancé son activité il y a au moins un an : Inscription jusqu’au 26 avril 2013 sur www.ashoka-impact.ch. Pour en connaître le périmètre, consultez l’article 2012.
  • energie_in-fuseon.comProgramme IMPACT EFFICACITÉ ENERGETIQUE pour toutes organisations oeuvrant dans le domaine de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables en activité en France, Suisse et Belgique francophone. Inscription jusqu’au 21 avril 2013 www.ashoka-efficacite-energetique.fr

MESSAGE AUX ENTREPRENEURS SUISSES!

Vous avez fondé une organisation œuvrant dans le domaine de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables dont la vocation première est sociale ou environnementale, basée en France, Suisse ou Belgique et active depuis plus d’un an?

=> BOOSTEZ votre BUSINESS PLAN!

energie renouvelable_in-fuseon.ch

Vous souhaitez donner un coup d’accélérateur à son développement, consolider sa stratégie, garantir sa pérennité, réfléchir à de nouvelles sources de financement et/ou améliorer la mesure de son impact social et gagner en notoriété?

Profitez d’une formation et d’un accompagnement personnalisé gratuit pendant 5 mois pour repenser ces éléments et structurer votre business plan à vocation sociale, et tenter de recevoir l’un des deux prix, de 7 000 € et 3 000 €, décerné à l’issue de la formation aux organisations les plus prometteuses !

Faites vite et inscrivez-vous. Boostez votre organisation!

Sources:

The Global journal: The social entrepreneurship evangelists.

IDDEA, concours d’idées de Développement Durable pour les entreprises d’Avenir


LogoIDDEAVoici la 2ème édition du prix IDDEA initié l’an dernier par la Jeune Chambre Internationale de Genève. Vous avez l’idée d’une nouvelle entreprise en lien avec le développement durable? Alors ce concours est pour vous. Pas besoin de business plan ni d’activité déjà prouvée. Une bonne idée suffit!

J’avais déjà relayé le concours IDDEA l’an dernier. Ce qui change cette année, c’est le montant du 2ème prix qui double à CHF 10’000.

En résumé: 8 mois d’accompagnement pour 15 projets sélectionnés

  • 8 avril: date limite pour inscrire son idée sur Prix IDDEA.
  • 16 avril: soirée de « Speed Pitching » pour les 30 candidats pré-sélectionnés.
  • 23 avril: lancement du concours lors de la soirée d’ouverture : présentation des 15 candidats sélectionnés parmis toutes les idées.
  • de mai à novembre: les idées se transforment en plan d’affaires. Des formations sur tous les points clés de la création d’entreprise sont organisées pour les 15 participants sélectionnés.
  • 1er novembre: date limite d’envoi des business plans.
  • 21 novembre 2013: soirée de clôture et sélection des 3 projets primés

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EXEMPLES DE PROJETS

Voici les 3 projets primés en 2012:

Vélovoyages: organiser des tours à vélo pour découvrir des producteurs locaux et encourager l’utilisation du vélo pour ses loisirs.

Sara Svati: un prêt-à-porter féminin alliant la qualité de tissus biologiques et durables à la beauté de motifs textiles traditionnels dans un esprit couture et décalé.

Bees4Yousolution clé en main d’installation de ruches sur les toits des entreprises, complétée par des activités pour les employés et les clients.

Vous êtes inspirés? Alors déposez votre idée!

Site du prix IDDEA

Liens:

TDG: Un projet de voyages gourmet à vélo remporte le prix IDDEA.

Agefi: Voyages à vélo, mode éthique et ruches urbaines.

En 2013, tout est toujours possible!


Voeux 2013 allREMERCIEMENTS ET VOEUX !
Le blog d’in-fuseon vient de fêter son 2ème anniversaire! Non sponsorisé et vivant de ma conviction profonde de l’importance des partages d’idées et d’actions, mon blog progresse durablement grâce à vous, fidèles lecteurs et contributeurs. Et aussi grâce à son référencement naturel. Merci du fond du coeur pour ce premier dé que j’ai plaisir à jeter encore en 2013!

Le 2ème dé que je vais continuer à jouer dans mon activité de marketing-communication en 2013 a toujours 3 doubles faces. Celles de la Responsabilité sociale d’entreprise (RSE), des Cleantechs et de la communication digitale et sociale via les médias sociaux. Comme je l’avais déjà formulé début 2012 dans l’article “En 2012, tout est possible…”, je reste persuadée que les “missionnaires” des Cleantechs et de la RSE qui ont des activités ingrates et compliquées à valoriser auraient tout à gagner d’une communication plus engageante et sociale. Mais ces 3 secteurs ne vont pas au même rythme! Restons optimistes pour 2013 et continuons à prouver! (Voir notre article “L’efficience énergétique en Suisse, potentiel social inexploité“.)

PERSPECTIVES DE CHANGEMENT POUR LE RÉFÉRENCEMENT NATUREL EN 2013!

Copyright in-fuseon-mainsDepuis l’avènement d’Internet (par le web statique et dynamique) et jusqu’à présent, le référencement naturel dépendait de la capacité d’optimisation d’un média de communication digitale (ex. un blog, un site web…) à se faire référencer par les moteurs de recherche de type Google. On parlait de SEO (Search Engine Optimisation), contrairement au SEM (Search Engine Marketing) qui fait appel à des formes de publicité payante (ex.liens sponsorisés, banners…). La qualité de contenu était la clé maîtresse de succès du SEO.  Avec l’arrivée de l’Author Rank chez Google fin 2012, des paramètres d’activité et d’interaction sur le web social viendront renforcer le référencement des auteurs du web en 2013. Excellent signe pour les créateurs de contenus (cf via les blogs) actifs sur les médias sociaux! L’e-réputation des identités numériques (marques individuelles ou collectives) va ainsi se construire plus globalement.

Prenons l’activité du blog d’in-fuseon en 2012, selon le rapport annuel préparé par les lutins statisticiens de WordPress.com:

  • Si ce blog était hébergé au sommet de l’Everest, il faudrait 20 ans aux 600 personnes qui ont atteint le plus haut sommet du monde en 2012 pour égaler le nombre de visites. Ce dernier a progressé de 5’000 en 2011 à 12’000 en 2012.
  • Image 8L’article Pour créer une communauté en ligne: groupe Facebook ou communauté Google+? a reçu le plus de vues dans la journée du 10 décembre 2012. L’intérêt pour la création de communautés en ligne montre la tendance!
  • Sur les 5 top “posts” 2012, 4 ont été créés en 2010 ou 2011! Les contenus suscitent un intérêt durable en incluant vision et pérennité. A l’ère de l’information immédiate et éphémère, c’est presque contradictoire!
  1. 12 points clés pour créer sa communauté en ligne
  2. Nespresso, très fort de café!
  3. La communication sociale, facteur de durabilité de l’entreprise
  4. Les matériaux innovants, à la base des cleantechs
  5. Lumière sur les sacs plastiques: comment reconnaître le bon grain de l’ivraie?

Cliquez ici pour voir le rapport complet de WordPress.

MERCI! Et à très bientôt!

Pour créer une communauté en ligne: groupe Facebook ou communauté Google+?


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Pour un projet dans le domaine de la Responsabilité sociale d’entreprise (RSE), j’ai besoin de mettre à disposition d’un groupe de travail une plate-forme en ligne répondant à 9 points sur les 12 que j’avais définis dans l’article “12 points clés pour créer sa communauté en ligne”.

Ouvrir un groupe Facebook ou une communauté Google+ (nouvel outil Google communautés lancé sans grande pompe il y a quelques jours)?Image 11

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J’annonçais le lancement de Google+ comme nouveau miracle communautaire en août 2011. Avec ses 235 millions de comptes actuels, Google+ tient-il ses promesses face à l’incontournable Facebook? Quel est dans mon cas le meilleur outil, sachant que l’un comme l’autre ont toutes chances d’évoluer dans leur course à l’engagement et à la fidélisation.

MON BESOIN EN BREF

  • Rassembler un petit groupe de professionnels autour d’une thématique précise et des objectifs communs concrets et approuvés par toutes les parties prenantes.
  • Mettre à disposition une plate-forme simple d’échanges en ligne et animer la communauté privée pour la conduire vers l’atteinte des objectifs.
  • Limiter les séances en face à face pour gagner le temps précieux de chaque membre de la communauté.
  • Accélérer les échanges d’avis et les commentaires sur des documents et accélérer ainsi leur validation.
  • Se connecter sans contrainte de temps ni de lieu et traiter les messages au fur et à mesure, sans bloquer ni réserver un temps spécifique par semaine.
  • Créer le sentiment de contribuer à un groupe pourvu d’une “mission spéciale”!
  • Précaution spécifique: les membres du groupe ne veulent pas nécessairement entrer dans une promiscuité digitale éternelle en dehors de cette communauté d’intérêt.

POINTS COMMUNS ENTRE FACEBOOK ET GOOGLE+

Ouvrir un groupe Facebook (ouvert ou privé) ou bien une Google+ communauté donne accès aux avantages et fonctions suivants:

  • Plate-formes existantes et gratuites.
  • Confidentialité du groupe possible avec l’option (fermé ou secret) sur Facebook et l’option (public ou privé) sur Google+.

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  • Échanger des publications, des photos, des vidéos, commenter, partager, apprécier, poser des questions, créer un événement, inviter des contacts, chat en ligne.

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  • Échanger des messages avec toute la communauté ou envoyer des messages privés.

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  • Possibilité d’être avertis des nouveaux échanges par mails ou par notifications mobiles sur smart phones.
  • Facilité de création et de clôture du groupe.

CE QUI DIVERGE ENTRE FACEBOOK ET GOOGLE+

Le point de divergence principale touche à l’identité numérique et la façon dont l’internaute a besoin de la gérer envers les membres de la communauté.

Pour un groupe Facebook, on ne peut inviter que des profils “amis” avec lesquels on a déjà établi une relation bi-latérale sur Facebook. Ceci implique une proximité avec les membres du groupe puisqu’en dehors de ce groupe spécifique, on aura aussi accès au fil d’actualité de leurs profils.

C’est sur ce point que Google+ diverge de Facebook. Pour inviter des contacts dans une communauté privée Google+, il suffit que le contact ait un compte sur Google+, c’est tout. Grâce à la conception même des cercles Google+, on a le choix d’ajouter quelqu’un à l’un de ses cercles sans pour autant que la réciproque soit vraie.Image 16

En conclusion, je vais probablement ouvrir la communauté sur Google+. Il y a un seul “hic”. Les futurs membres du groupe ont pour certains des profils Facebook mais aucun n’est encore sur Google+!!!

Retrouvez-moi sur Google+ en suivant ce lien.
Découvrez les publications publiques de mon profil Facebook en suivant ce lien.

Info complémentaire:
Excellent article de SCMA Swiss community manager association: Communautés Google+.
Article du CNET: Google+ communautés.

Le SCAN: quand les actes précèdent les paroles en éco-responsabilité


La Responsabilité sociale des entreprises (RSE) n’est plus une vue de l’esprit mais une solide réalité pour nombre de PME. Aucun cadre normatif de type ISO 26000, Global reporting initiative ni UN Global Compact n’encadre la plupart des initiatives et pourtant cet état de fait n’empêche nullement certaines entreprises d’agir concrètement dans l’anonymat médiatique.

Prenons l’exemple du Service cantonal des automobiles et de la navigation de Neuchâtel (SCAN) qui vit son autonomisation depuis 2009 et qui vient de faire un joli pas dans le sens de l’éco-responsabilité. Dans le Val-de-Ruz sur les hauteurs du canton, son nouveau bâtiment certifié Minergie a été conçu dès le début pour allier environnement, social et économie sur 3’000 m2 pour un volume de 15’600 m2 SIA.

UN BÂTIMENT EXEMPLAIRE


Les trois dimensions du développement durable ont été intégrées à la construction et à son usage. Sans oublier un esthétisme sobre et très contemporain sans luxe ni fioritures superflues. Ce ne sont pas moins de 30 éléments qui en font un bâtiment remarquable.

“L’avenir est la seule chose qui m’intéresse car je compte bien y passer les prochaines années”, Woody Allen.

Voici quelques points particulièrement intéressants:

L’environnement:

  • Le puits canadien enterré à l’extérieur au bâtiment : Système de géothermie de faible profondeur (3 mètres) qui récupère la chaleur de la terre l’hiver et sa fraîcheur l’été.
  • L’échangeur thermique(air/air): Il récupère l’air provenant du puits canadien ainsi que la chaleur de l’air vicié qui revient par les gaines des plafonds. Il filtre et purifie l’air avant de le pulser à une température moyenne de 18°C. 90% de la chaleur de l’air vicié est récupéré. On note un différentiel de 8°C entre l’air entrant et l’air sortant de l’échangeur thermique.
  • Chaudière à copeaux de bois : Elle assure le chauffage au sol en complément du système d’échangeur thermique. Le bois est de 2ème catégorie (rebuts et chûtes) et provient des forêts environnantes.
  • 8 m2 de panneaux solaires thermiques en toiture chauffent l’eau sanitaire.

  • L’eau sanitaire est chauffée par la chaudière à copeaux de bois en appui du solaire thermique.
  • 88 m2 de panneaux solaires photovoltaïques produisent l’équivalent de la consommation annuelle d’un ménage suisse en 3 mois.
  • Une citerne enterrée de 40’000 litres récupère l’eau de pluie pour alimenter les toilettes, l’arrosage du jardin et servir de réserve incendie.
  • Un éclairage intelligent: Des détecteurs de mouvements dans tout le bâtiment et senseurs visuels aux postes de travail ajustent le flux lumineux de l’éclairage (lumens) en fonction de la luminosité existante.
  • La mobilité douce: Acquisition d’une 1ère voiture hybride à l’usage du personnel du SCAN et création de 3 places de parc pour recharger des véhicules électriques.

 Le social:

  • Plusieurs espaces sont aménagés pour orienter les clients en fonction de leurs besoins: par exemple, pour se préparer sereinement et rencontrer l’expert avant l’examen pratique. Wifi gratuit et point d’eau de boisson en libre service offrant de l’eau potable du réseau plate, gazéifiée et réfrigérée.
  • Bureaux administratifs paysagers et postes de travail ergonomiques dernier cri, faits pour durer. Une polémique a été relevée par un média local sur le prix des chaises suédoises à chf 1’000. En matière de durabilité et santé des collaborateurs, est-ce vraiment un propos pertinent? Posez-vous la question de l’âge de la chaise que vous utilisez quotidiennement pour travailler, vous serez surpris!
  • Une acoustique exceptionnelle et apaisante grâce à des panneaux Ecophon aux plafonds, facilitant l’accès à toutes les gaines techniques (chauffage, électricité, ventilation, informatique).
  • Terrasse et cafétéria pour le bien-être des collaborateurs.

 L’économique:

  • Centralisation des 20’000 jeux de plaques véhicules dans une armoire de stockage dynamique d’une hauteur équivalente aux 2 étages du bâtiment. Vraiment étonnant de voir l’engin se mettre en route!

    Avant!

    Maintenant

  • Salles d’examens théoriques équipées d’iPad. Examens  en libre service sans besoin de prendre rendez-vous.
  • La plupart des prestations accessibles en ligne et de façon sécurisée par le Guichet Unique de l’état de Neuchâtel.
  • Gestion documentaire en réseau pour faciliter la gestion multisites.
  • 1ère halle innovante de contrôles techniques en Suisse grâce à une gestion multi-flux avec des lifts en épis: 20 minutes pour contrôler un véhicule.
  • Piste poids lourds avec une fosse de 22 mètres de long et 1.60 mètre de profondeur. Impressionnant de “passer” sous le véhicule pendant les tests!

    De loin!

    Dessous!

  • Économies de chauffage grâce au système de boîtiers aérochauffeurs  et aux portes intérieures coupe-vent en PVC dans les halles.
  • Bâtiment prêt pour la gestion intelligente de l’énergie basée sur le «Smart grid»: système de monitoring de l’électricité et des pointes de puissance. Certaines prises sont identifiées, suivies et pilotables  sous la direction du SCAN.
  • Et 66 personnes pour traiter le volume de toutes les activités!

Sources d’informations complémentaires:

Site du SCAN.
Pour en savoir plus.
Le guide de visite.

Améliorer l’écobilan de 75 entreprises en Tunisie: interview exclusive du CEO de SOFIES


Dans le cadre de l’engagement renforcé de la Suisse en Afrique du Nord depuis mars 2011 et du programme « Production Plus Propre » (PPP), l’entreprise genevoise SOFIES, experte en écologie industrielle, accompagne 75 entreprises tunisiennes sur des projets concrets pour mieux produire et moins consommer. 

Merci à Laurent Cuénoud, CEO de SOFIES, qui s’est prêté au jeu de nos questions pour donner toute l’envergure et l’ambition d’une intervention exemplaire et durable qui s’inscrit dans une coopération internationale. Découvrez !

Photo extraite de L’hebdo: La Tunisie, un laboratoire pour la Suisse.

Comment SOFIES s’est-elle retrouvée à intervenir en Tunisie ?

Notre intervention a commencé en octobre 2010 avant le printemps arabe de 2011. Nous avons décidé de nous mettre en lice d’un appel d’offres international et notre connaissance des écosystèmes industriels a fait la différence. Nos partenaires institutionnels sont le SECO (Secrétariat d’État à l’économie) qui finance le programme et l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI). Nous travaillons sur place en collaboration avec le centre international des technologies de l’environnement de Tunis.

Quelle démarche avez-vous mise en œuvre auprès des 75 entreprises locales ?

Les entreprises locales concernées interviennent principalement dans les domaines de l’agroalimentaire,  du tourisme (hôtellerie), du textile, de la microélectronique, des traitements de surface.

Nous avons modélisé un projet de base qui s’adresse à chaque entreprise individuelle et avons travaillé intensément avec 20 entreprises pour commencer. Notre objectif est d’aider ces entreprises à consommer moins de matières premières, moins d’énergie, moins d’eau et à produire moins de déchets. La Tunisie est en passe de devenir un centre clé d’expérimentation à grande échelle des technologies environnementales.

Nous avons développé une démarche en 3 points prioritaires :

  • L’énergie : actuellement, la Tunisie brûle du gaz, ressource naturellement facile à exploiter et accessible, mais polluante. Or le potentiel des énergies renouvelables et notamment du solaire est sous-exploité.  Nous encourageons les entreprises à consommer de telles énergies dès que possible. Nous amorçons d’ailleurs le début des interactions avec la fondation Desertec.
  • L’eau : la Tunisie a 3 défis autour de l’eau et de son empreinte hydrique (sa dépendance à l’égard de l’eau) : réduire ses consommations tout en favorisant le développement économique, trouver de nouvelles sources et assainir l’eau en réduisant les rejets polluants. Nous avons développé des solutions Entreprises (ex de Fuba, producteur de circuits imprimés, qui exporte ses effluents polluants en Europe pour être traités) et des solutions Collectivités (ex identification de bailleurs de fonds pour financer des infrastructures lourdes).
  • L’écobilan : nous avons choisi de réaliser 8 cas pilotes (produits/services) pour les passer à travers des Analyses de Cycle de Vie (ACV) et déterminer leur impact environnemental complet incluant transport, production, etc. L’ambition est de construire une banque de données utilisable pour l’Afrique du Nord.

Pourquoi accompagner ces entreprises en particulier ?

L’Europe étant le premier marché d’exportation de la Tunisie et les politiques d’achats se renforçant, les produits tunisiens ont tout intérêt à devenir plus éco-responsables pour poursuivre leur développement sur ce marché.

Comment va être utilisé le budget de CHF 3 millions sur 4 ans ?

Ce budget couvre le conseil, le développement de la démarche et l’énorme travail de suivi sur place et à distance des 75 entreprises et des experts tunisiens formés à la démarche.
Pour l’ONUDI, c’est une première d’inclure à la fois un programme PPP, les écobilans et l’écologie industrielle, c’est-à-dire les synergies et l’optimisation des flux de matières entre entreprises à plus large échelle.

Quelle est la plus grande difficulté rencontrée depuis octobre 2010 ?

Nous sommes sur un défi de changement de culture des populations dans leur rapport au travail et de leur hiérarchie. Dans de tels projets d’éco-responsabilité, il est indispensable d’obtenir l’engagement et le questionnement de toute l’entreprise et pas seulement de la direction. Nous avons dû renforcer notre implication dans les projets et leur suivi.

Quel est le mode de travail qui va fonctionner durablement ?

Nous nous sommes fixés 3 ans pour rendre autonomes les experts tunisiens. Il s’agit de former les gens pour savoir reproduire la démarche, capitaliser l’expérience. Une personne est basée sur place pour assurer coordination, transfert de savoir-faire, suivi, gestion des parties prenantes et communication. Un vrai défi !

Quel sera le rôle du futur droit à un environnement sain dans la prochaine constitution ?

Je pense personnellement que l’aspect législatif est essentiel pour renforcer les apprentissages et déclencher des façons de faire durables. Par exemple dans le cas de l’exploitation du gaz ou bien de la gestion des déchets pour laquelle la loi actuelle d’enfouissement des déchets est complètement contre-productive.

En quoi le développement durable est-il « salvateur » de la relance économique ?

C’est une dimension indispensable pour :

  • Stimuler la création de nouveaux métiers
  • Lutter contre les zones déjà sinistrées par la pollution et la disparition des plages
  • Assurer la continuité des exportations des produits locaux (cf commerce des olives) vers l’Europe.

Voir comme exemple les résultats du parc d’activités économiques de Bizerte dans le nord de la Tunisie. Ou encore “Tunisie: un développement économique dans un environnement sain”.

Sources complémentaires :

La Tunisie, un laboratoire pour la Suisse.

SECO :  Un an après : le point sur l’engagement de la Suisse en Afrique du Nord