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Application mobile et vidéos pour réussir son permis de conduire


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Le Service cantonal des automobiles et de la navigation (SCAN) de Neuchâtel innove de nouveau. Après sa démonstration d’entreprise responsable vis-à-vis de l’environnement lors de la construction de son nouveau bâtiment, le SCAN ouvre une nouvelle voie vers sa responsabilité sociale d’entreprise en proposant de nouveaux moyens de communication web 2.0 pour aider les élèves-conducteurs à réussir leur permis de conduire.
Le dispositif de communication s’adresse aux jeunes adultes en cours d’apprentissage. Il repose sur deux types de supports de communication complémentaires: une application mobile AutoLearn pour Smartphone et une série de vidéos sur la toute nouvelle chaîne YouTube du SCAN.

UNE APPLICATION MOBILE QUI RASSEMBLE

L’App. mobile AutoLearn rassemble élèves conducteurs, parents et/ou amis et moniteurs autour du projet de réussite du jeune apprenti. Tel un compagnon de “fitness permis de conduire” sur le modèle du Fitbit ou du Nike Fuelband, AutoLearn permet à l’élève de suivre les parcours en kms , les temps de conduite, le type de routes empruntées et surtout de s’auto-évaluer et de demander l’évaluation de l’accompagnant. Le SCAN préconise en effet de conduire au moins 2’000 km avant l’examen. AutoLearn est disponible sur iTunes (version Android à venir) et a été développée par Apptitude, une jeune pousse de l’EPFL Innovation Park.

DES VIDÉOS FAITES PAR DES JEUNES POUR DES JEUNES

Dans le cadre d’un concours, le SCAN a fait réaliser 5 vidéos didactiques par les
étudiants concepteurs multimédia de l’école d’arts appliqués de La Chaux-de-Fonds. Originales et conçues sur la technique du stopmotion, elles présentent les bonnes pratiques auto, moto et le processus pour obtenir le permis d’élève et le permis à l’essai.

Et comme le SCAN n’est pas encore présent sur les réseaux sociaux (à part YouTube désormais), cet article produira (lors de sa publication d’ici à quelques minutes!) le premier tweet avec le mot-dièse #SCANeuch…que je leur suggère (clin d’oeil à Philippe!).

Et voilà qui est fait!

Sources:

Communiqué de presse du SCAN: Le SCAN lance 4 actions à l’attention des élèves-conducteurs.

ArcInfo: Une application et des vidéos pour guider les apprentis conducteurs.

Edith Page est fondatrice d’In-fuseon, agence de communication responsable et co-fondatrice de Net-Academy, institut de formation en communication digitale et réseaux sociaux en Suisse romande.

Trois limites d’une communication responsable


10408927_787713741274980_4940517735712787952_nMa dernière intervention sur le thème de la Communication responsable au DAS en Management durable à la HEG a inspiré cet article. La communication responsable est rarement une entité, fonction ou concept à part de la communication institutionnelle ou marketing d’une entreprise. C’est, de mon vécu en entreprises, la concrétisation d’un engagement envers le Développement Durable en des règles, chartes et plans d’actions transversaux intégrés à la communication de l’entreprise.
Dans un contexte où les actions de Responsabilité Sociale et Environnementale des entreprises (RSE) se déploient progressivement (encadrées ou pas par ISO 26000 ou du Global Reporting Initiative-GRI) au même titre que toutes les autres actions de communication, je me questionne sur 3 limites (il y en a d’autres) que peut rencontrer la communication responsable d’une entreprise.

1. LA PROMOTION COMMERCIALE AVANT TOUT

Je citerai le cas de Migros, l’une des entreprises pionnières en matière de Développement Durable en Suisse qui dédie une impressionnante palette d’actions, labels et rapports sur son site web. Je salue en particulier le site de Génération M que j’ai vu évoluer en un portail impressionnant de bons gestes et témoignages, le magazine Vivai et les produits labellisés écologiques et équitables.

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Pourtant, les jeux de collection de figurines à répétition pour attirer les enfants et encourager les parents à augmenter leurs dépenses (Nanomania, Captormania en ce moment) semblent incohérentes avec l’esprit “vert” et durable de l’entreprise. Gains par des tactiques mercantiles ou cohérence d’image, Migros joue sur la corde raide.

La Fédération Romande des Consommateurs s’insurge:

“On connaissait les Nanomania, Animanca et autres dominos ou stickers qui encombrent encore les tiroirs à jouets de nos enfants pour une utilisation très anecdotique. Or voici donc venir la prochaine vague, la Captormania. Qui pour une fois porte bien son nom: sous ses airs de faire plaisir aux enfants de leurs clients, c’est bel et bien le client de demain que l’on cherche à rendre captif.”

Certains clients se sont retrouvés dépités face aux ruptures de stock de figurines Nanomania en 2011! Claude Hauser, le patron de Migros a déploré le problème de stock et a exprimé sa satisfaction d’avoir déjà écoulé 50 millions de figurines lors de l’interview ABE de la RTS.

À la fin, il relève de la responsabilité mutuelle de l’entreprise et des clients eux-mêmes mais lorsque les enfants sont “pris en otages” par le marketing, ça devient très compliqué.

2. LE CONCEPT NON DURABLE DU PRODUIT

Je reviens de nouveau sur le cas de Nespresso que j’ai déjà mentionné dans plusieurs articles dont le dernier “Ce que Dujardin et Clooney rapportent socialement à Nespresso”.

En 1986, lorsque Nespresso lance la commercialisation du nouveau concept certes très innovant de café proportionné en capsules aluminium, il y a pourtant eu déjà 2 sommets de la Terre mais il faudra attendre celui de Rio en 2002 pour commencer à voir poindre la notion de RSE.

Le point que je souhaite souligner est l’importance d’intégrer la dimension de Développement Durable dans le concept même du produit. Sinon, l’effort pour améliorer le produit après coup peut s’avérer gigantesque et de longue durée. Voir la politique de Nespresso pour étendre le réseau de points de collecte des capsules, l’aluminium étant produit à partir d’une ressource naturelle précieuse, la bauxite…

De plus, un article récent de Santé-nutrition mentionne une étude qui dénonce les composants toxiques piégés dans les emballages alimentaires à base d’aluminium et surtout les capsules de café!

Comment parler du cercle vertueux d’une communication responsable?

3. DES CANAUX NUMÉRIQUES DE COMMUNICATION ENCORE PEU COMPRIS

Lors de mes multiples interventions en entreprises et en formations, j’ai souvent été confrontée à la question du dilemme “papier ou numérique”. Elle porte non pas sur le développement des espaces clients en ligne, services e-facture etc qui ont prouvé leur ROI (retour sur investissement) et la satisfaction clients. La question est plutôt de savoir s’il est plus intéressant de basculer d’une communication promotionnelle de type “print” (par ex. publicité presse, brochures imprimées etc.) à une communication exclusivement numérique via site web et réseaux sociaux.

Il est un fait que la relations clients est en mutation et que les canaux de communication numériques représentent 52% des interactions clients (dont 8% sur les réseaux sociaux) en dépassant les médias traditionnels (courriers, téléphones et visites en face à face).

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Le numérique via les sites web, les emailings, newsletters et réseaux sociaux permet une analyse immédiate des résultats d’une action ou d’une campagne de communication. Les budgets de communication se transforment et accordent une part grandissante au numérique. La publicité numérique a conquis 1/4 du marché mondial avec un doublement en 3 ans (source: TechCrunch, avril 2014).

Toutefois, même si la communication web 2.0 diminue (à priori) l’empreinte écologique d’une action de communication, le contenu de l’action elle-même se doit de rester éthique pour correspondre à une communication responsable, sans oublier l’usage des données personnelles éventuellement recueillies (par ex. via les inscriptions aux newsletters en ligne).

Pour mieux comprendre l’environnement du web 2,0 et les techniques d’évolution de la relation clients, Net-Academy donne des formations en social media et community management en y incluant une dimension éthique.

Sources:

Blog d’in-fuseon: La communication sociale. facteur de durabilité de l’entreprise.

Blog d’in-fuseon: La communication au sens propre au service de la PME.

Migros: site web.

FRC: Captomania ou la manie de rendre captif.

RTS-émission ABE: La Nanomania ne fait pas que des heureux: entretien avec Claude Hauser, patron de la Migros.

Nespresso: Etendre notre réseau de points de collecte.

Santé-Nutrition: Café en capsules: un bon goût de cancer.

Edith Page est fondatrice d’In-fuseon, agence de communication responsable et co-fondatrice de Net-Academy, institut de formation en communication digitale et réseaux sociaux en Suisse romande.

 

 

Ce que Dujardin et Clooney rapportent “socialement” à Nespresso?


La sortie de la nouvelle publicité de Nespresso “How far?”, vendredi 31 octobre m’a incitée à faire une petite observation rapide sur son activité sur les réseaux sociaux. Je ne discuterai pas ici du “J’aime”, “J’aime pas” de cette publicité” qui met en scène Georges Clooney et son désormais rival Jean Dujardin. Je souhaite plutôt mettre en scène un outil pour Community manager que je trouve utile pour faire une analyse rapide sans investir dans un outil payant.
Je profite aussi de cette actualité pour lancer un petit clin d’oeil:

POPULARITÉ ET VIRALITÉ

Au coeur du dispositif de communication:
– La vidéo de la publicité sur YouTube: 83’156 vues au 2/11/14 (23h29).
– Et une landing page sur le site web de Nespresso.

Avec bien entendu les relais sur les réseaux sociaux de Nespresso: Facebook, Twitter, Instagram (peu de relai).

La plateforme Linktally lancée par Hubspot en 2013 permet de vérifier le nombre de fois qu’une URL a été partagée sur les 4 réseaux sociaux principaux Facebook, Twitter, LinkedIn et Google+. Vérifions donc ce que Linktally révèle pour l’URL de la landing page dédiée au lancement de How far: 51 partages à partir du nom de domaine national suisse.
2’325 partages à partir du nom de domaine national français.

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Faisons le même exercice avec l’URL de la vidéo sur YouTube: 7’586 partages, soit un rapport de 1 pour 10 avec le nombre de vues.

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Ces chiffres sont bien entendu à prendre avec précaution car ces résultats n’indiquent que les partages et non pas la portée totale. Ceci donne une idée de la tendance de la viralité et est utile pour comparer plusieurs campagnes et l’impact sur plusieurs pays.

Il est intéressant de voir que YouTube est au coeur du déclenchement de la viralité et que Facebook s’affirme comme réseau privilégié des partages sociaux, suivi de LinkedIn. Je suis juste étonnée du peu de partages via Twitter qui, dans ma pratique quotidienne des réseaux sociaux, constitue une bonne plateforme de veille d’actualités. Pour suivre ce qui se dit sur Twitter: faites une recherche sur #howfar.

Si vous souhaitez poursuivre la comparaison entre les sites Nespresso de plusieurs pays, voici le lien vers tous les sites web. La campagne How far est présente principalement sur les sites web européens pour l’instant.

Merci de partager vos astuces sur d’autres outils que Linktally, ceux qui restent encore gratuits…dans l’univers du web de plus en plus monétisé!

LA VALORISATION DES AGRICULTEURS DU RÉSEAU NESPRESSO

Sur la landing page de How far, j’ai noté le lien qui emmène l’internaute vers l’initiative ” Thank you farmers” de valorisation des 16 agriculteurs retenus par Nespresso. Vous les retrouvez sur une carte  et vous pourrez même leur écrire un message. Je salue cette initiative de Nespresso.

Dommage qu’il n’y ait que 498 vues de cette vidéo pour l’instant! Ceci démontre ce qui intéresse le plus les consommateurs n’est-ce-pas?

Rappel: le chiffre d’affaires de Nespresso a été estimé à 4 milliards de francs (CHF) en 2012. Le commerce des capsules est un marché “juteux” pour Nespresso et également pour la vingtaine de concurrents qui s’y sont engouffrés.

Sources:

RTS info: La justice autorise les capsules concurrentes de Nespresso.

Hubspot: How many social shares dit that get?

Edith Page est fondatrice d’In-fuseon, la communication au sens propre et co-fondatrice de Net-Academy, institut de formation en communication digitale et réseaux sociaux en Suisse romande.

L’eau de Genève ouvre les vannes: saison 2


Capture d’écran 2014-05-04 à 23.32.06Un an plus tard…et l’Eau de Genève ouvre les vannes de nouveau. L’an dernier j’avais relayé l’action de communication 2013 de SIG lors du lancement de 3 vidéos ludiques très réussies. Les 100’000 vues sur YouTube qu’ont engagées ces vidéos depuis ont convaincu de poursuivre avec une nouvelle saison et les mêmes humoristes. Découvrez plutôt!

UNE SAISON 2 ENCORE PLUS COCASSE

La vidéo et l’image se confirment les reines du web. Il faut dire que le produit Eau est un aliment de choix pour jeux de mots et cocasseries en tous genres.

Les 3 vidéos sont excellentes. Celle que je préfère cette année? “La potion magique” par Marie-Thèrèse Prochet.

DES ACTIONS DE COMMUNICATION BIEN ORCHESTRÉES

@infuseon.comIl n’est pas toujours simple d’orchestrer plusieurs actions de communication pour qu’elles créent un effet de levier cohérent et amplificateur entre elles. Chapeau bas pour ce temps fort de communication qui incluait 3 événements liés autour du thème de l’eau:

  • Le partenariat officiel de SIG avec le Marathon de Genève, grand consommateur d’eau,
  • Les journées de l’eau rythmées par des animations grand public et organisées par SIG depuis des années,
  • Et la sortie de la saison 2 des vidéos.

UN PETIT REGRET

Dommage que la page Facebook de l’Eau de Genève n’ait pas joué le jeu du partage des photos avec l’animation Phot’Eau. Parmi ses 4’711 fans, certains n’ont peut-être pas pu participer aux Journées de l’Eau les 2,3 et 4 mai…et ça aurait encouragé l’interactivité avec le public en off et on-line.

Source:

SIG: L’Eau de Genève ouvre les vannes.

Blog in-fuseon 2013: L’Eau de Genève ouvre ses vannes: concours et vidéos ludiques.

Eco-astuce N°3: recyclage des capsules de café


IMG_3740Me voici de nouveau sur le sujet chaud-brûlant…du recyclage des capsules de café. Depuis mon article Nespresso, très fort de café, l’argument du recyclage des célèbres capsules en aluminium Nespresso a balayé d’un revers la moindre hésitation du consommateur lambda de café proportionné. Je me suis moi-même faite happée par la vague marketing en 2010 en prétextant les visites d’ami(e)s qui aiment le café. Nous sommes plutôt buveurs de thé! Finalement mon sac de capsules à recycler se remplit très modérément avant d’être déposé au centre communal de recyclage ou bien au point de collecte dans le centre commercial le plus proche.

Cet argument du recyclage est d’ailleurs largement repris dans la nouvelle façon de consommer un Nescafé et ses dérivés “latte” grâce aux machines à capsules plastiques NESCAFÉ® Dolce Gusto®! Tout devient en-capsulé…et appelé à être recyclé. On adore créer système et son contre-système. Très fort de nouveau!

LE RECYCLAGE DEVIENT CLÉ

Dans le cas des machines Nespresso, l’argument du choix de l’aluminium reste le maintien de la qualité du produit. L’aluminium est un matériau produit à partir d’une ressource naturelle la Bauxite mais a le grand avantage de pouvoir être recyclé indéfiniment. Il est d’ailleurs classé n°1 des matériaux à recycler.

En Suisse, nous avons le privilège de bénéficier de 3’800 points de collecte. Dans mon cas j’ai deux destinations possibles: le centre communal de tri qui possède un point de collecte spécial Nespresso et un point de collecte dans un centre commercial assez proche. J’ai aussi entendu parler d’une collecte à domicile mais je ne l’ai jamais expérimentée.

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Nespresso annonce qu’en Suisse, leur capacité de collecter les capsules usagées est de 99%. Les capsules sont ensuite acheminées sur deux sites près de Lausanne et Genève qui séparent le marc de café de l’aluminium pour en faire du compost. Les politiques de recyclage étant différentes selon les pays, les capsules passent parfois dans les bennes de recyclage de canettes en aluminium.

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Il parait évident de recycler l’aluminium mais pourquoi mettre en place un système spécifique de recyclage par Nespresso? L’argument que j’ai trouvé dans annonces officielles et qui pourrait expliquer cela est l’impact de la capsule sur l’empreinte écologique d’une tasse à café et la tentative de réduire cette empreinte en recyclant un maximum d’aluminium. Une tasse de café Nespresso est l’équivalent en émissions de CO2 d’une voiture qui roule sur 156 mètres.

Alors, si vous êtes gros consommateurs de café en capsules, un seul message; recyclez et ne jetez plus les capsules en aluminium dans les ordures ménagères.

Pour trouver le point de recyclage le plus proche: téléchargez l’App mobile et foncez sur Oú?>Points de collecte.

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Pour ma part, c’est certain je ne me laisserai plus tenter par les sirènes des machines de boissons en-capsulées, café, thé ou toutes autres!

Sources:

Care2: Top 10 most important items to recycle.

Nespresso: Capsule recycling.

Site Dolce Gusto: Recycler, mon nouveau geste café.

3 questions sur les réseaux sociaux internes à l’entreprise


Les Réseaux sociaux internes à l’entreprise dits “RSE” représentent à mon sens la prochaine “r-évolution” sociale de l’interaction entre collaborateurs. Voici une conférence organisée par la Swiss Community Managers Association (SCMA) en partenariat avec la FER Genève mardi 21 janvier pour parcourir ce sujet inspirant et en plein essor. 

Inscription www.fer-ge.ch ou communitymanagers.ch.
Lieu FER Genève, 98, rue de Saint-Jean
Date 21 janvier 2014
Horaire Accueil dès 17 h., conférence à 17 h 30, apéritif à 19 h.
Prix 50 francs, gratuit pour les membres de la FER Genève et de la Swiss Community Managers Association.

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Propos recueillis par Pierre Cormon, pour le magazine Entreprise Romande de la Fédération des Entreprises Romande (FER) Genève.

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RÉSEAUX SOCIAUX INTERNES À L’ENTREPRISE: COMMENT CRÉER LA COLLABORATION ET POURQUOI

Quelques années après avoir touché les particuliers, la vague des réseaux sociaux est arrivée dans le monde des entreprises. Certaines utilisent les réseaux sociaux externes, telles que Facebook ou LinkedIn, pour interagir avec l’extérieur. Et de plus en plus d’entre elles créent un réseau social interne, destiné à leurs collaborateurs. Comment? Pourquoi? Faut-il être une multinationale pour se le permettre? Ou des outils sont-ils également à la portée des petites entreprises? C’est pour répondre à ces questions que la Swiss Community Managers Association organise une conférence le 21 janvier, en collaboration avec la Fédération des Entreprises Romandes Genève. Edith Page, membre du comité d’organisation de la Swiss Community Managers Association (SCMA), est cofondatrice de Net-Academy.ch, un institut de formation en médias sociaux partenaire de la SCMA et fondatrice de l’agence de communication In-fuseon.com.

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A QUOI SERVENT LES RÉSEAUX SOCIAUX D’ENTREPRISE?

Ils servent à stimuler la créativité des collaborateurs et à les faire adhérer aux actions que mène l’entreprise, par exemple dans le domaine de la responsabilité sociale et environnementale. Prenez l’exemple d’une entreprise qui met sur pied un plan de mobilité pour encourager ses collaborateurs à faire recours à la mobilité douce: covoiturage, transports publics, vélo, etc. Avec un intranet, les informations sont mises à la disposition des collaborateurs, mais ceux-ci n’ont pas les moyens de réagir, ni de savoir qui adhère au programme. Avec un réseau social interne, les collaborateurs peuvent publier des messages, générer des commentaires, émettre des opinions. On obtient plus rapidement leur adhésion et la mise en place du plan s’en trouve facilitée. Ce fonctionnement peut s’appliquer à d’autres domaines, comme les économies d’énergie, en communiquant sur les bonnes pratiques. Je crois beaucoup à ces outils et à leur retour sur investissement.

A PARTIR DE QUELLE TAILLE UNE ENTREPRISE PEUT-ELLE METTRE EN PLACE UN RÉSEAU INTERNE?

Il n’existe pas de limite. Les grandes entreprises utilisent des plateformes internes relativement grandes, permettant à des personnes travaillant dans différents pays de travailler ensemble. Elles nécessitent l’acquisition de licences d’utilisation professionnelle et des investissements en termes de maintenance et de gestion de projets. Elles ne conviennent pas à de très petites structures, mais celles-ci peuvent utiliser des outils beaucoup plus légers, sur le web, du type Google+. Ils permettent de créer un réseau social privé, par exemple pour mettre en place une collaboration autour d’un projet. J’ai moi-même participé à un projet dans le domaine de l’immobilier, impliquant des personnes de plusieurs entreprises, qui collaboraient grâce à un réseau de ce type. Et entre deux, il existe toute une série de plateformes. Il n’y a donc pas de barrières. Ce qui compte réellement est l’objectif poursuivi par la direction de l’entreprise et les moyens alloués pour créer l’adhésion.

COMMENT LA CONFÉRENCE SE DÉROULERA-T-ELLE?

En deux temps. Nous commencerons par écouter trois intervenants. Une personne de Jive Software (éditeur de logiciels réseaux sociaux internes) donnera un aperçu du marché, des tendances, des utilisateurs, des bonnes pratiques. Un représentant de Givaudan, qui a créé un réseau social interne il y a deux ans, permettant à des personnes réparties dans des dizaines de pays de collaborer, nous donnera son retour d’expérience. Un stratège digital nous parlera des bonnes pratiques et des techniques d’animation des réseaux sociaux internes, en mettant en avant deux éléments: les objectifs de gouvernance d’entreprise et les objectifs de ressources humaines, comme le e-learning. Dans un deuxième temps, tout le monde se retrouvera autour d’une table ronde pour répondre aux questions.

Pour retrouver le pdf de l’interview: 3 questions à Edith Page

Au plaisir de vous rencontrer le 21 janvier 2014 à cette occasion!

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Mesures incitatives à la transition énergétique en Suisse


Deux événements m’ont invitée à créer cet état des lieux sur les dernières mesures incitatives: la rencontre avec l’AEnEC lors du Sustainability G21 forum à Lausanne ce printemps et une récente participation à la conférence-atelier animée par le réseau ÖBU (pour une économie durable) sur la transition énergétique pour les entreprises.
Stratégie énergétique 2050, transition énergétique, loi sur l’énergie, choix des énergies renouvelables et désengagement du nucléaire, économies d’énergies…autant de sujets que je relaie sur mon blog depuis des années pour sensibiliser.

LES MESURES INCITATIVES

@in-fuseon.comIl est question-là des augmentations de coûts des énergies pour les entreprises afin de les inciter à réduire leurs émissions de CO2 et leurs consommations mais également des actions pour les inciter à agir. Les informations ci-dessous s’adressent aussi aux acteurs du domaine immobilier qui devraient être les premiers concernés sachant que ce secteur consomme 40% de l’énergie et recèle d’immenses poches d’économies (cf marché de la rénovation des bâtiments et des nouvelles constructions).

Les mesures fédérales :

  • Augmentation de la taxe CO2 existante de 36 CHF par tonne  à 60 CHF par tonne dès 2014, pouvant atteindre 210 CHF par tonne d’ici à 2050. Cette mesure impacte surtout les bâtiments énergivores.
  • Augmentation de la taxe sur l’électricité contribuant à faire augmenter le prix de l’électricité probablement de 11% à 22% d’ici à 2050.
  • L’usage de la rétribution à prix coûtant du courant injecté (RPC) pour promouvoir la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables.
  • KlikLe programme centime climatique sur la période de 2008-2012 incluant notamment le Programme Bâtiments pour faciliter l’accès aux subventions de rénovation des constructions et incluant les conventions d’objectifs dans le domaine des combustibles gérées par l’AEnEC pour l’exemption de la taxe sur le CO2. Sur ce dernier point, la Fondation pour la protection du climat et la compensation de CO2 (KLIK) a pris le relai  depuis début 2013.
  • navLogo_prokilowattLe programme ProKilowatt qui soutient financièrement des projets de réduction des consommations d’énergies. Un nouvel appel à projets est d’ailleurs ouvert actuellement pour sélection au printemps 2014. Découvrez les conditions de postulation ici.

Des résultats encourageants:

Les 2’400 entreprises qui se sont engagées dans le programme centime climatique via les conventions d’objectifs de l’AEnEC ont réussi à réduire de 25% leurs émissions de CO2, soit plus d’un million de tonnes. Source: communiqué de l’AEnEC. L’atteinte de l’objectif signifie exemption de la taxe pour les entreprises concernées. Le nouveau programme KILK qui a pris le relai  début 2013 comptait déjà 2’400 entreprises à fin mai 2013.

Découvrez les suggestions et les bonnes pratiques de certaines entreprises romandes  qui ont participé à l’atelier d’échanges ÖBU. Lien vers l’article de DÉCLICS, plateforme de Romande Energie sur l’efficience énergétique.

Le rôle de la communication:

J’estime que ces résultats restent encore trop peu communiqués. J’ai le souvenir de cet entrepreneur ayant investi CHF 7  millions dans un nouveau système d’approvisionnement énergétique et de récupération de chaleur. Ce projet remarquable et fédérateur à l’interne de son entreprise lui avait apporté une réduction immédiate de coûts d’énergie de CHF 200’000. Communiquer sur cet apprentissage et les bonnes pratiques d’un tel projet pourrait inciter d’autres à suivre son exemple. Mais l’entrepreneur en question considérait à tord que communiquer n’équivalait qu’à faire de la publicité et n’était pas entré en matière. Or ceci est ignorer ce qu’une bonne stratégie de communication peut apporter à une entreprise.

Voici mon avis sur la question de la communication dans les cleantechs que Cominmag a relayé récemment. Découvrez  mon interview ici.

@in-fuseon.com

Les mesures cantonales sur Vaud:

header.logoLa nouvelle loi sur l’énergie sur le canton de Vaud a introduit de nouvelles obligations  et de nouvelles incitations :

  • Pour les nouvelles constructions :
    •  30% au moins des besoins en eau chaude sanitaire doivent  être produits par le bâtiment.
    • 20% des besoins en électricité doivent être produits par des énergies renouvelables.
    • 50% de la consommation d’électricité des installations de froid de confort (cf climatisations) doit provenir d’une énergie renouvelable.
  • Les entreprises grandes consommatrices de chaleur et d’électricité (consommation annuelle de chaleur > 5 GWh ou consommation annuelle d’électricité > 0,5 GWh), ont l’obligation d’analyser plusieurs variantes d’approvisionnement et de mettre en œuvre la plus favorable sur le plan énergétique : convention d’objectifs avec la Confédération, convention d’objectifs avec le canton ou mise en œuvre des mesures les plus rentables après analyse de la consommation d’énergie.
  • Le contrat de performance énergétique pour piloter  les mesures à engager pour atteindre les objectifs de réduction de consommation.
  • Une commission consultative aide les communes à favoriser l’usage et l’intégration des capteurs solaires et de l’isolation thermique dans les bâtiments, en particulier lorsque ceux-ci concernent des biens culturels ou des sites naturels sensibles ou protégés.
  • L’obligation d’établir un CECB (étiquette énergie d’un bâtiment) pour vendre un bien immobilier.

Tout commentaire sur l’utilité de cet article est le bienvenu. Merci!

Article écrit par Edith Page, consultante en communication responsable et spécialiste en communication digitale et sociale.