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Eco-astuce N°4: choisir la provenance et la nature de son électricité


Blogueurs@infuseon

C’est l’opération blogueurs chez Romande Energie à laquelle j’ai contribué le 3 février qui m’a inspiré cet article. Intervenant sur des programmes de sensibilisation aux énergies renouvelables et aux économies d’énergie depuis 10 ans, cette rencontre fut une excellente opportunité de faire un point personnel sur mes propres choix d’électricité. C’est cette réflexion que j’ai eu envie de partager. J’ai choisi Terre Romande.

CONTINUER A PASSER LES MESSAGES

Je tiens à saluer mes collègues blogueurs qui ont joué le jeu des questions/réponses à Philippe Durr, directeur de Romande Energie Commerce: Michelle Carrupt, Thierry Weber, Dave Bolomey et Pierre-Alain Pulfer. Via nos blogs respectifs, nous contribuons ainsi à transmettre les messages de Romande Energie, premier fournisseur d’électricité en Suisse romande en adoptant des angles et points de vue différents indépendamment de toute influence politique ou médiatique.
En effet ce n’est pas un luxe de continuer d’informer sur le marché de l’électricité dont le paysage a bien changé en 10 ans:

  • l’ère de l’électricité bon marché est terminée
  • les consciences environnementales poussent au développement des énergies renouvelables
  • les économies d’énergies sont présentes dans toutes les industries et entrent chez les particuliers
  • la Suisse a décidé de sortir du nucléaire qui représente actuellement 40% de son électricité. J’ai d’ailleurs relayé à l’époque cette décision historique du 25 mai 2011 par cet article.

UNE GRANDE BASSINE D’ÉLECTRONS

L’électron est porteur de la charge électrique à l’origine de notre bien-être depuis l’ampoule électrique à incandescence de Thomas Edison en 1879, également année de la première centrale hydroélectrique à Saint-Moritz.
Le marché de l’électricité serait comme une grande bassine dans laquelle se déverse tous les électrons au moment où ils sont produits et qui elle même les déverse là où ils sont demandés. Or le stockage de masse de l’électricité n’étant pas encore au point, les électrons ne peuvent pas rester très longtemps dans la bassine. Thomas Filipetto en charge du Centre de conduite du réseau de distribution de Romande Energie nous explique la nécessité de délester le réseau en cas de surplus d’énergie à un moment donné. Consommer l’électricité localement contribue donc à réduire les pertes. Digne d’un geek de l’Internet, cet ingénieur passionné lève le voile sur un système spécifique et très sécurisé équivalent à un Google Maps de l’électricité pour réguler le gigantesque réseau de distribution alimentant les 300’000 clients finaux répartis sur près de 300 communes dans les cantons de Vaud, du Valais, de Fribourg et de Genève!

Droits d’image @boloms

Or, tout client qui choisit la provenance et la nature de son électricité (par ex. énergies renouvelables) oblige son fournisseur d’électricité de garantir qu’une quantité d’énergie égale à celle qu’il consomme a bien été produite et injectée dans le réseau de distribution. Tout client qui veut faire un acte citoyen peut donc faire changer progressivement le mix énergétique des fournisseurs d’électricité.

J’AI CHOISI TERRE ROMANDE

Habitant depuis peu dans le canton de Vaud sur la zone de desserte de Romande Energie, je me suis questionnée sur le choix d’électricité qui me correspond. Depuis janvier 2014 l’électricité AOC est disponible par les contrats Energies libres. Je salue la transparence et la facilité de compréhension des 3 possibilités offertes par Romande Energie à ses clients.

J’ai simulé ma facture 2014 avec les 3 possibilités que m’offre Romande Energie avec le simulateur de facture public en ligne en tenant compte d’une moyenne de consommation de 3’500 kWh par an. Je n’ai malheureusement qu’un simple tarif et ne bénéficie pas d’un double compteur pour décaler mes grosses consommations sur le tarif d’heures creuses dans l’appartement que je loue. Voyez ci-dessous ce que ça donne! Pas de quoi se plaindre!

J’ai un contrat Terre Suisse depuis début janvier 2014 comme tous les clients de Romande Energie. Il me parait évident que ce produit de provenance 100% suisse reflète le mix électrique suisse actuel incluant près de 60% d’hydroélectricité. Ce produit est cohérent avec la stratégie énergétique suisse 2050 et ce mix évoluera au fur et à mesure du remplacement de l’énergie nucléaire par des énergies de substitution telles que les renouvelables.

 

J’ai déjà fait le changement de contrat via mon Espace client en ligne en optant pour Terre Romande car en plus de la provenance 100% suisse romande, cette électricité est 100% renouvelable. C’est une façon à mon petit niveau individuel de soutenir les énergies renouvelables de proximité.

Dans les 2 cas, je bénéficie du suivi automatisé de ma consommation d’électricité annuelle dans mon Espace client en ligne et je peux y ajouter des relevés manuels réguliers. Et en plus la plateforme DÉCLICS offre à tous (clients ou pas) de multiples conseils et outils pour maîtriser sa consommation et donc sa facture. 

Voici ce que donne la simulation de ma facture:
CHF 7.56 de moins sur une année entre Tarif Standard et Terre Suisse! Même pas de quoi s’acheter une galette des Rois en début d’année!

CHF 56.70 de plus par an pour bénéficier de Terre Romande par rapport à Terre Suisse, soit l’équivalent d’un repas à trois dans une pizzeria. Je ferai la pizza moi- même un soir au lieu de sortir au restaurant. Pas de souci!

D’avoir choisi Terre Romande signifie pour moi de payer un peu plus l’électricité maintenant et compenser ce surcoût par des réductions de consommations (en tous cas les tenter) pour contribuer au développement d’énergies plus propres et plus proches.

Bien entendu, il est toujours possible de choisir le Tarif Standard le moins élevé contenant une électricité appelée grise car d’origine non déterminée. Dans ce cas, aucune aide n’est offerte pour réduire ses consommations.

A vous, à nous de choisir! Nos choix de maintenant détermine notre avenir.

Pour aller plus loin, découvrez ces articles:

Blog de Michelle Carrupt: Savez-vous d’où vient votre électricité?

Blog de Dave Bolomey: L’électricité AOC est disponible en Suisse.

Blog de Thierry Weber: Romande Energie et sa communication en ligne.

Blog de Pierre-Alain Pulfer: Le passage d’un tarif à un produit.

Wikipedia: Histoire de l’électricité.

Blog d’in-fuseon: 100% d’énergies renouvelables en 2050, rêve ou réalité?

Mesures incitatives à la transition énergétique en Suisse


Deux événements m’ont invitée à créer cet état des lieux sur les dernières mesures incitatives: la rencontre avec l’AEnEC lors du Sustainability G21 forum à Lausanne ce printemps et une récente participation à la conférence-atelier animée par le réseau ÖBU (pour une économie durable) sur la transition énergétique pour les entreprises.
Stratégie énergétique 2050, transition énergétique, loi sur l’énergie, choix des énergies renouvelables et désengagement du nucléaire, économies d’énergies…autant de sujets que je relaie sur mon blog depuis des années pour sensibiliser.

LES MESURES INCITATIVES

@in-fuseon.comIl est question-là des augmentations de coûts des énergies pour les entreprises afin de les inciter à réduire leurs émissions de CO2 et leurs consommations mais également des actions pour les inciter à agir. Les informations ci-dessous s’adressent aussi aux acteurs du domaine immobilier qui devraient être les premiers concernés sachant que ce secteur consomme 40% de l’énergie et recèle d’immenses poches d’économies (cf marché de la rénovation des bâtiments et des nouvelles constructions).

Les mesures fédérales :

  • Augmentation de la taxe CO2 existante de 36 CHF par tonne  à 60 CHF par tonne dès 2014, pouvant atteindre 210 CHF par tonne d’ici à 2050. Cette mesure impacte surtout les bâtiments énergivores.
  • Augmentation de la taxe sur l’électricité contribuant à faire augmenter le prix de l’électricité probablement de 11% à 22% d’ici à 2050.
  • L’usage de la rétribution à prix coûtant du courant injecté (RPC) pour promouvoir la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables.
  • KlikLe programme centime climatique sur la période de 2008-2012 incluant notamment le Programme Bâtiments pour faciliter l’accès aux subventions de rénovation des constructions et incluant les conventions d’objectifs dans le domaine des combustibles gérées par l’AEnEC pour l’exemption de la taxe sur le CO2. Sur ce dernier point, la Fondation pour la protection du climat et la compensation de CO2 (KLIK) a pris le relai  depuis début 2013.
  • navLogo_prokilowattLe programme ProKilowatt qui soutient financièrement des projets de réduction des consommations d’énergies. Un nouvel appel à projets est d’ailleurs ouvert actuellement pour sélection au printemps 2014. Découvrez les conditions de postulation ici.

Des résultats encourageants:

Les 2’400 entreprises qui se sont engagées dans le programme centime climatique via les conventions d’objectifs de l’AEnEC ont réussi à réduire de 25% leurs émissions de CO2, soit plus d’un million de tonnes. Source: communiqué de l’AEnEC. L’atteinte de l’objectif signifie exemption de la taxe pour les entreprises concernées. Le nouveau programme KILK qui a pris le relai  début 2013 comptait déjà 2’400 entreprises à fin mai 2013.

Découvrez les suggestions et les bonnes pratiques de certaines entreprises romandes  qui ont participé à l’atelier d’échanges ÖBU. Lien vers l’article de DÉCLICS, plateforme de Romande Energie sur l’efficience énergétique.

Le rôle de la communication:

J’estime que ces résultats restent encore trop peu communiqués. J’ai le souvenir de cet entrepreneur ayant investi CHF 7  millions dans un nouveau système d’approvisionnement énergétique et de récupération de chaleur. Ce projet remarquable et fédérateur à l’interne de son entreprise lui avait apporté une réduction immédiate de coûts d’énergie de CHF 200’000. Communiquer sur cet apprentissage et les bonnes pratiques d’un tel projet pourrait inciter d’autres à suivre son exemple. Mais l’entrepreneur en question considérait à tord que communiquer n’équivalait qu’à faire de la publicité et n’était pas entré en matière. Or ceci est ignorer ce qu’une bonne stratégie de communication peut apporter à une entreprise.

Voici mon avis sur la question de la communication dans les cleantechs que Cominmag a relayé récemment. Découvrez  mon interview ici.

@in-fuseon.com

Les mesures cantonales sur Vaud:

header.logoLa nouvelle loi sur l’énergie sur le canton de Vaud a introduit de nouvelles obligations  et de nouvelles incitations :

  • Pour les nouvelles constructions :
    •  30% au moins des besoins en eau chaude sanitaire doivent  être produits par le bâtiment.
    • 20% des besoins en électricité doivent être produits par des énergies renouvelables.
    • 50% de la consommation d’électricité des installations de froid de confort (cf climatisations) doit provenir d’une énergie renouvelable.
  • Les entreprises grandes consommatrices de chaleur et d’électricité (consommation annuelle de chaleur > 5 GWh ou consommation annuelle d’électricité > 0,5 GWh), ont l’obligation d’analyser plusieurs variantes d’approvisionnement et de mettre en œuvre la plus favorable sur le plan énergétique : convention d’objectifs avec la Confédération, convention d’objectifs avec le canton ou mise en œuvre des mesures les plus rentables après analyse de la consommation d’énergie.
  • Le contrat de performance énergétique pour piloter  les mesures à engager pour atteindre les objectifs de réduction de consommation.
  • Une commission consultative aide les communes à favoriser l’usage et l’intégration des capteurs solaires et de l’isolation thermique dans les bâtiments, en particulier lorsque ceux-ci concernent des biens culturels ou des sites naturels sensibles ou protégés.
  • L’obligation d’établir un CECB (étiquette énergie d’un bâtiment) pour vendre un bien immobilier.

Tout commentaire sur l’utilité de cet article est le bienvenu. Merci!

Article écrit par Edith Page, consultante en communication responsable et spécialiste en communication digitale et sociale.

A la rencontre de PlanetSolar DeepWater Expedition à Boston!


infuseon-

Destination: Boston du 22 au 26 juin 2013! J’accompagne la mission économique et académique de Lake Geneva Region organisée par l’OPI (Office de promotion des industries et des technologies) et l’Université de Genève, à la rencontre d’acteurs prestigieux qui font avancer les technologies propres en matière d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique!

UN PROGRAMME DENSE, VARIÉ ET ENTREPRENEURIAL!

En tout premier lieu, je me réjouis de partir à l’abordage du détenteur du record du tour du monde à l’énergie solaire et de la traversée de l’Atlantique: le catamaran solaire Planet Solar. Engagé par l’équipe de climatologie de l’université de Genève, le bateau et son nouvel équipage est au coeur de l’expédition Planet Solar DeepWater pour recueillir des données scientifiques le long du Gulf Stream et faire progresser la compréhension sur le climat. Le bateau vient tout juste de quitter NYC pour Boston!

Au programme!

  • Présentation du marché américain et du Massachusetts Clean Energy Industry
  • Visites au M.I.T, au Cambridge Innovation Center et à Harvard
  • Présentation du Boston innovation District, Greentown Labs (cluster cleantech américain) et de Swissnex (réseau suisse des domaines des sciences, de l’éducation et de l’innovation)
  • Conférence de presse sur le bateau Planet Solar

Programme complet.

MES 3 MOTIVATIONS

  • Découvrir et apprendre des nouveautés (innovations technologiques et perspectives de marché)
  • Rencontrer des chercheurs et des entrepreneurs d’exception
  • Et transmettre cet apprentissage par angles de vue variés et contribuer à diffuser le message sur le changement climatique.

Pour moi, un voyage inédit! Pour participer à distance à cette “aventure”, suivez-moi sur les réseaux sociaux.
Je vais certainement écrire quelques comptes rendus concoctés à ma façon sur ce blog. Je vais Twitter, Facebook-er et Googleplus-er et peut-être LinkedIn-er!

Ma contribution à MyClimate pour compenser les 2.5 T de CO2 que représente ma place sur ce vol: CHF 72.-.

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Lien vers My Climate.

La société à zéro carbone: fiction ou réalité?


Parviendrons-nous à une société à zéro carbone ou en tous cas à moindre carbone? Voici une question à laquelle ont tenté de répondre les prestigieux intervenants du 2ème Swiss Eco Leaders Day le 25 juin au Forum Fribourg.

Un an après la catastrophe de Fukushima qui a conduit en mai 2011 à la décision historique de la Suisse de sortir progressivement du nucléaire, voici un panel non exhaustif des points de vues et visions qu’ont exprimés des intervenants aussi différents qu’enthousiastes.

DES MESSAGES QUI S’ACCORDENT POUR “LE MIEUX”

Raphaël Domjan, l’éco-aventurier du vaillant catamaran Planet Solar, premier bateau à avoir fait le tour du monde uniquement à l’énergie solaire, nous transmet un énorme message d’espoir qui appelle le respect:

“60’006 km parcourus avec une puissance équivalente à celle d’un scooter! Ceci avec des technologies solaires photovoltaïques actuelles! Si un ambulancier neuchâtelois est capable de lever 30 millions de francs pour faire le tour du monde, alors tout est possible!”

Chapeau bas Raphaël et encore bravo!

Michèle Sabban, Présidente de l’Assemblée des régions d’Europe (ARE) et de l’association R20 d’Arnold Schwarzenegger, prône l’importance du combat des régions et territoires face au nouvel échec du récent sommet de la Terre Rio+20:

” Mon pari est que la croissance de demain sera verte ou ne sera pas. On ne peut rien attendre d’un après Rio+20: 193 états ne s’accorderont jamais vraiment! En revanche, le R20 est une force de propositions vis à vis du G20 et concrétise le passage du Think Tank à l’Action Tank! L’avenir des projets passe par la coopération inter-régionale sans blocage diplomatique!”

Philippe Virdis, Directeur du Groupe E, (distributeur d’électricité sur les cantons de Fribourg, Neuchâtel, Vaud et Berne) s’est lancé dans une démonstration live et sans effet de “Murphy” de son tout nouveau système e-vision de “Smart metering” qui permet aux consommateurs particuliers et PME de contrôler leurs consommations d’électricité et donc d’agir pour les réduire. Application très parlante pour comprendre sa consommation instantanée ou comparer ses consommations. C’est l’enclenchement du four qui a créé le pic que vous voyez à l’écran!

“Les flux d’électricité vont devenir multi-directionnels avec le développement des auto-producteurs. De plus, les consommateurs ont besoin de connaître leurs consommations en temps réel. Actuellement quand ils reçoivent leur facture annuelle, il est trop tard pour agir! Il est possible d’économiser 5% immédiatement et sans effort aucun.”

Pierre Varenne, Directeur de Michelin Recherche et Technique SA à Granges-Paccot, prévoit qu’en 2020, 10 à 20% au grand maximum des nouveaux véhicules seront hybrides ou électriques. L’Europe sera le continent où les efforts ainsi que les réglementations et taxes seront les plus importants.

“Cela fait 120 ans que l’on roule et 20 seulement que l’on se préoccupe de l’énergie. Le carburant bon marché, c’est fini! L’industrie du transport va avoir droit à son lot de réglementations et d’objectif de réduction de CO2 de 50% à 75%! Cependant, dans les 25 ans, le moteur à combustion gardera une part prépondérante malgré la hausse du prix du baril de pétrole! La moyenne d’émissions de CO2 va devoir évoluer de 160g CO2/km à 95g d’ici à 2020.
La pile à combustible va révolutionner la propulsion. Le Japon a beaucoup d’avance et se prépare à sa commercialisation dès 2015!”

Saviez-vous qu’un pneu de basse résistance au roulement économise 1 plein sur 5 pour un véhicule de tourisme et 30% pour un poids lourd?
Michelin Recherche et Technique a collaboré avec FAM Automobiles (Doubs) pour créer le 1er véhicule à pile à hydrogène homologué en France.

Christian Bach, Chef de division Moteurs à combustion à l’EMPA (laboratoire fédéral des sciences et technologies des matériaux), nous annonce les tendances des futurs véhicules:

“D’ici à 10 ans, les véhicules suisses devront avoir réduit d’un facteur 2 leurs émissions de CO2: 155g de CO2/km en 2011 à 70 g en 2025. En 2015, les parcs véhicules (hors particuliers) se verront imposer la limite de 130g. En cas de dépassement de la limite, les taxes seront lourdes. L’avenir passera par l’hydrogène comme énergie de stockage intermédiaire qui, mélangé à du biogaz et du gaz naturel combinera économie de carburant et réduction de CO2.”

Travail de recherche EMPA

Walter Steinmann, Directeur de l’office fédéral de l’énergie (OFEN), explique les étapes clés de la stratégie énergétique suisse 2050:

” Il faut rapprocher l’objectif de 22.6 TWh d’énergies renouvelables d’ici 2050 à l’objectif de stabilisation de la demande d’électricité à 60 TWh. Jusqu’en 2020, on mise sur les incitations et les actions volontaires, ensuite il y aura moins de subventions et plus de taxes incitatives. Un premier paquet de mesures a été publié. Le 14 septembre 2012, la stratégie du Conseil fédéral sera mise en consultation pour décision à fin janvier 2013, passage au parlement, voire référendum populaire.

Beat Vonlanthen, Conseiller d’état, Président de la Conférence des Directeurs cantonaux de l’énergie, parle franchement en évoquant l’échec de Rio+20:

“L’échec n’est pas une solution! L’AIE prédit une hausse de 20% des émissions de CO2 et 6°C de plus avec le risque que le charbon redevienne prédominant d’ici 2035! Investir sur les Négawatts, dans la rénovation des bâtiments, inciter l’utilisation du courant vert, inciter les transferts de technologies des laboratoires scientifiques vers l’industrie, voilà des actions concrètes que nous prenons sur le canton de Fribourg par exemple.”

LE BAROMETRE NATIONAL ÉNERGIE ET ENVIRONNEMENT 2012

C’est la 2ème édition de l’enquête d’opinion nationale suisse (268 réponses en 2012 contre 874 en 2011) qui nous révèlent les opinions sur l’efficacité et la popularité des mesures et concepts en vigueur sur tous les thèmes de l’environnement.
L’enquête 2012 révèle une perspective de mix énergétique et électrique (lien vers notre compte rendu du Swiss Eco Leaders Day 2011) très proche de celle de 2011: 55% du courant seront hydrauliques ( +2% par rapport au sondage 2011), 21% nucléaires (-6%) et 6% issus des énergies fossiles ( +3%). Le solaire serait à 7% ( +2%), l’éolien à 4% ( +1%), le biogaz- biomasse à 3% (stable). Les 4% restants se répartiraient entre la géothermie profonde et la récupération des centrales d’incinération.

Ce qui a bougé:

  • 80% des leaders suisses sont d’accord de sortir du nucléaire
  • 58% au lieu de 50% sont d’accord pour supprimer le plafonnement de la RPC pour favoriser le déploiement des installations solaires photovoltaïques
  • approbation de l’interdiction des appareils ménagers avec un stand-by >1 watt

Raphaël Domjan de Planet Solar et Guy Wolfenberger, fondateur de Grove Boats

UN CLIN D’OEIL AUX BATEAUX SOLAIRES DE GROVE BOATS

La société suisse Grove Boats SA conçoit, construit et commercialise des bateaux électro-solaires et hybrides destinés au transport de passagers. Ces bateaux n’ont certes pas la taille d’un Planet Solar mais pas non plus le même usage.

Si vous êtes abonné à la newsletter de lOPI (Office de la Promotion Industrielle) de Genève, vous retrouverez cet article en lien de la rubrique Cleantechs dans la newsletter de juin 2012!

Pour plus d’informations:

Planet Solar, interview exclusive de Raphaël Domjan.

TÛRANOR PlanetSolar : Avec 10 maisons, on fait le tour du monde en bateau solaire !

Les décideurs favorables à la sortie du nucléaire.

Développement durable: des projets locaux et concrets à Genève


Image extraite de la brochure sur ge.ch

Parmi les 28 dossiers inscrits au concours 2012, les 8 lauréats de la Bourse, du Prix et de la Distinction cantonales du développement durable de Genève ont été dévoilés lors de la cérémonie officielle le 15 juin: des projets concrets et locaux dans les domaines de l’énergie, de la construction, de la nature, de l’éducation, du recyclage et de la mobilité douce.

En parallèle, fort de symbolisme, le sommet mondial Rio+20 des Nations Unies sur le développement durable est sur le point d’ouvrir du 20 au 22 juin, et ce, 20 ans après la première rencontre de Rio. Il sera l’occasion d’apprécier le chemin parcouru mais aussi les lacunes mondiales à combler puisque notre empreinte écologique et les émissions de gaz à effet de serre n’ont jamais été aussi élevés.

UNE SÉLECTION DE LAURÉATS REMARQUABLES

Tous les lauréats méritent attention et encouragements. Voici ceux qui m’ont particulièrement interpellée.

Eric Plan, secrétaire général de CleantechAlps et George McKarris, l’inventeur de Cleanfizz

Bourse cantonale pour Cleanfizz:
C’est une belle reconnaissance pour son système d’auto-nettoyage de panneaux solaires et de très larges surfaces vitrées.  Finis les coûts de consommation d’eau et de main d’oeuvre et le gaspillage d’eau pour redonner aux panneaux solaires leur rendement optimum. Cette innovation genevoise mérite de progresser. Voir notre article sur “Retours sur l’EFEF: il n’y a pas de petits projets pour l’énergie du futur”.

Prix cantonal pour l’association entre Groupe H et Charpente Concept:
10 ans après Expo 02, c’est désormais le nouveau refuge du Goûter à 3’835 mètres en route pour le sommet du Mont-Blanc que le bureau d’architecte Groupe H va inaugurer en août 2012.  Complexe de construire un bâtiment énergétiquement autonome à si haute altitude: photovoltaïque, solaire thermique pour chauffer les 3’000 litres d’eau quotidiens, station d’épuration, isolation en panneaux de fibres de bois recyclé.

Distinction cantonale pour 2 espaces de vie enfantine de la ville de Carouge:
Bel exemple de collaboration pour créer des supports pédagogiques (affiches et auto-collants) visant à sensibiliser les enfants de moins de 4 ans aux éco-gestes pour économiser l’eau et le papier. Les 1er résultats? Diminution de 25% de la consommation de papier essuie-mains et de 14% de la consommation d’eau! Ceci grâce à Adèle et Barnabé!

Distinction cantonale pour les Etablissements publics pour l’Intégration (EPI):

Frédéric Métral, le concepteur EPI du projet Eco logistic

Les ateliers protégés d’insertion socioprofessionnelle de l’EPI viennent d’inventer une nouvelle façon de récupérer les matériaux usagés polluants tels que cartouches d’impression, téléphones portables et piles pour les “déconstruire” et les recycler. Leur atelier “Eco Logistic et recyclage” offre cette facilité gratuite à 1’500 partenaires entreprises et collectivités. De grands cartons “collecteurs” et compartimentés sont à disposition et sont récupérés régulièrement par Eco Logistic. Il suffit de les demander et de les remplir. Pratique, non?

Distinction cantonale pour la déchetterie mobile de la ville d’Onex:
Pour faciliter la récupération des encombrants et éviter les abandons sauvages sur les trottoirs et les sous-sols d’immeubles, Onex a lancé 4 points de déchetteries mobiles par mois. Les points de collecte se rapprochent ainsi des citoyens pour plus d’efficacité et une meilleure protection de l’environnement.

D’ANCIENS LAURÉATS TOUJOURS REMARQUABLES

Deux entreprises ont attiré mon attention. BioApply que je connaissais déjà et ecopotable que j’ai découvert le 15 juin.

BioApply:
En Suisse, une motion vient d’être votée au Conseil national pour interdire la distribution de sacs plastiques et fait l’objet d’une opposition du Conseil fédéral. Le Conseil fédéral doit trancher sous peu.
Or il existe des solutions de sachets plastiques biodégradables fabriqués à base d’amidon de maïs et de pommes de terre. BioApply est un des pionniers et spécialiste de ce type de produits. Est-ce une question de prix en caisse? Un sac plastique biodégradable ne coûterait désormais qu’un centime de plus qu’un sachet plastique polluant. Et si le consommateur est prêt à payer, qu’est-ce-qui freine la proposition en caisse de la grande distribution?
Voir notre article “Lumière sur les sacs plastiques: comment reconnaître le bon grain de l’ivraie?”

ecopotable:
C’est une solution pour fontaines garantissant la potabilité de l’eau sans écoulement continu. Gain d’eau potable allant jusqu’à 91% et économie sur la facture d’eau allant jusqu’à 78%! Un trésor de système qui permet d’actionner manuellement l’écoulement d’eau à la demande par bouton-poussoir et qui se purge régulièrement tout seul pour préserver la qualité de l’eau. Toutes les communes devraient se précipiter sur ecopotable!

Coup de pouce aux économies d’énergie à Genève


Print screen du logo sur http://www.automnales.ch

Suite au passage à l’heure d’hiver et au changement progressif de saison, je me suis intéressée aux programmes qui aident chacun de nous à maîtriser voire réduire sa consommation d’électricité. Il y a bien les campagnes annuelles de Suisse Energie et l’Energyday depuis 2006, qui sensibilisent le public suisse aux éco-gestes par des campagnes de communication rondement menées. Mais c’est localement au niveau des cantons que des programmes plus concrets engagent les consommateurs.
A l’approche de la 3ème édition des Automnales, la foire d’automne de Genève (11 au 20 nov 2011 à Palexpo), c’est sur l’opération Doubléco d’éco21 de SIG à Genève que se porte mon attention et mes interrogations. Doubléco lancée en 2010 offre de doubler la réduction de la facture d’électricité des particuliers (et des entreprises) qui réussissent leur engagement. Et c’est l’heure de la dernière chance pour les Genevois de rejoindre l’opération!

Print screen d'un visuel sur http://www.eco21.ch

POURQUOI EST-CE ESSENTIEL DE REDUIRE SA CONSOMMATION D’ELECTRICITE?

C’est une étude de l’OCSTAT (Office Cantonal de la Statistique à Genève) qui tire la sonnette d’alarme déjà en 1998. En 40 ans, la consommation d’électricité a été multipliée par 4 à Genève. Et celle-ci continue à augmenter régulièrement d’environ 1.5% par an (soit 50 GWh).
Or, même si le nucléaire est banni par la loi genevoise, il est important de savoir qu’au niveau suisse, le rapport Weinmann d’octobre 2009 (voir le résumé du rapport) démontre qu’il est possible de remplacer la production des 3 centrales nucléaires actuelles (21 TWh/an) par des économies d’énergies et les énergies renouvelables (cumul de 28 TWh/an).

De plus, voici un petit calcul très parlant pour le cas genevois (qui n’engage que moi):
Il démontre des disproportions affolantes entre nouveaux moyens de production d’électricité (et les coûts associés) et la croissance de la consommation.
SIG annonce un investissement de 15 millions de CHF pour une nouvelle centrale solaire sur les toits de Palexpo qui produira 4.2 GWh d’électricité solaire pour alimenter 1’200 foyers genevois.
Or 4.2 GWh représente moins de 10% de la croissance annuelle de la consommation du canton de Genève. Vaut-il mieux alors construire l’équivalent de 10 centrales solaires de plus par an ou bien tenter de juguler les consommations? A chacun de nous de choisir et de donner son coup de pouce…

POURQUOI AI-JE CHOISI DE PARLER DE DOUBLECO PENDANT LES AUTOMNALES?

  • c’est l’une des rares opérations massives dans le domaine des économies d’énergie pour les particuliers: 80’000 Genevois (35’000 ménages) se sont déjà engagés à réduire leurs consommations d’électricité
  • c’est l’heure de la dernière chance pour rejoindre l’opération lors des Automnales (11 au 20 nov) à Palexpo, avant la fermeture des inscriptions: kitéco offert
  • c’est un encouragement concret aux Genevois de réduire leur facture d’énergie: par l’énergie non consommée et par une prime équivalente à cette économie, qui sera déduite de la facture. Juste avec une bonne gestion des coupe-veilles des appareils électro-ménagers, le potentiel d’économies est déjà de 10 à 15%!
  • éco21 offre l’entrée aux Automnales: s’inscrire pour obtenir 2 entrées gratuites aux Automnales
  • c’est un ensemble de conseils et de bons plans gagnant-gagnant: l’opération récup’frigo et éco’frigo permet de remplacer son vieux réfrigérateur ou congélateur par un appareil de classe A+ et +, de bénéficier de 30% de rabais et d’une prime de CHF 100 déduite de sa facture et de réduire sa facture d’électricité grâce à un appareil moins énergivore
  • c’est un ensemble d’offres de matériels à gagner: audits énergétiques et solutions de coupe-veille Ecowizz pour l’électro-ménager

Print screen d'un visuel sur http://www.eco21.ch

L’impact de Doubléco? Encore un petit calcul (qui n’engage que moi):
Les Automnales annoncent 100’000 visiteurs. Si 10% de ces visiteurs s’inscrivaient à Doubléco en plus des 35’000 ménages genevois déjà engagés et que l’ensemble de ces 45’000 ménages réussissaient à économiser 10% de leur consommation d’électricité (base hypothétique d’une consommation annuelle par ménage de 3’600 kWh/an), alors l’économie d’électricité générée serait de 16.2 GWh!
Par rapport au 1er petit calcul (ci-dessus), cela signifie qu’il y aurait 4 centrales solaires en moins à construire! Ca vaut la peine non?

Retours sur l’EFEF: il n’y a pas de petits projets pour l’énergie du futur


©efef Cérémonie d'ouverture

L’EFEF (European Future Energy Forum) a eu lieu du 10 au 12 octobre pour la 1ère fois en Suisse à Genève. Le forum organisé sous l’égide du Doctor Sultan Al Jaber, CEO de Masdar, la ville des futures énergies aux Emirats Arabes Unis, a mis en scène des stars politiques (Micheline Calmy Rey, présidente de la Suisse, industrielles (Vestas, un leader de l’éolien) et de l’innovation (Bertrand Piccard et son avion solaire Solar Impulse). Le futur des énergies n’est-il l’apanage que des grands et des puissants? Ou bien les initiatives plus modestes de certaines start-up ou PME peuvent-elles faire la différence?

“We need an energy revolution rather than an evolution, simply because 7 billion people are in need of it”, Doctor Sultan Al Jaber

DES ENTREPRISES A SUIVRE…ET A SOUTENIR

1. Alors que les prix du solaire photovoltaïque s’effondrent:

2. alors que les énergies vertes nécessitent 500 à 700 milliards d’Euros d’investissements dans des infrastructures et dans une gestion intelligente d’un nouveau réseau de type Smart grid en Europe

3. alors que le mix énergétique compte de plus en plus sur l’éolien pour atteindre les 20% d’énergies renouvelables d’ici à 2035 sans compter sur les oppositions des communautés locales

4. alors que l’efficacité énergétique  est sur toutes les lèvres pour tenter de juguler nos appétits énergétiques croissants

Des start-up et des entreprises innovantes suisses avancent progressivement leurs pions et méritent toujours plus de visibilité. Elles étaient bel et bien présentes sur le pavillon suisse pendant l’EFEF.

Domaine de l’industrie solaire photovoltaïque:

Photo extraite de http://www.indeotec.ch

INDEOtec:
le process industriel du solaire en couches minces!
Basé à Neuchâtel depuis 2007 et émanant de l’IMT-EPFL, INDEOtec cible tous les labos de R&D des fabricants mondiaux de solaire PV en couches minces. “Les machines conçues spécifiquement pour chaque projet améliore les rendements de fabrication grâce à des procédés toujours plus poussés d’automatisation et d’intégration des différentes étapes de fabrication”, m’explique Dr. Omid-Reza Shojaei.
Ceci contribue à baisser les coûts d’accès aux cellules en silicium amorphe ou combinées avec du silicium cristallin.

©in-fuseon

Cleanfizz: 
le solaire tout propre !
Cleanfizz a déjà fait l’objet d’un de nos coups de coeur pendant le salon mondial des énergies du futur.  Cleanfizz c’est l’auto – nettoyage des panneaux solaires et des grandes surfaces vitrées. Sable, poussière ou neige, tout y passe, grâce à l’idée de génie de George McKarris. Les surfaces réagissent à un champ électrostatique actif et le miracle se produit en 30 secondes. Cleanfizz a été médiatisée dernièrement sur Swissinfo et aussi dans la Tribune de Genève.

Domaine de l’industrie solaire thermique:

©in-fuseon Cédric Petit Jean, Deputy manager

SRB Energy: 
le générateur solaire thermique tout terrain!
“40% des besoins énergétiques sont sous forme de chaleur entre 200 et 400°C. La question est d’obtenir des subventions dans le solaire thermique au même titre que le solaire PV. Ce qui n’est pas le cas pour l’instant”, explique C.Benvenuti, l’inventeur du panneau.
Et pourtant, ce panneau a tout pour réussir!

  • puissant: atteint des températures de 400°C
  • utilisable pour toutes les applications industrielles de production d’eau chaude et de chaleur
  • économe en besoins d’ensoleillement
  • durable: plus de 20 ans
TVP Solar:
le générateur solaire thermique pour les climatisations!
Il semblerait que la technologie de TVP Solar soit très similaire à celle de SRB Energy puisque l’un des fondateurs est un ancien collègue scientifique de C.Benvenuti, quoique pas aussi performante côté température. Voir l’interview du quotidien Le TempsLes acteurs du solaire thermique ont certes besoin “d’éduquer” et de créer leurs marchés encore émergents.

Domaine du stockage de l’énergie:

Dans ce domaine, les grandes et les petites initiatives se côtoient.

©in-fuseon

Dans une allée de l’EFEF, trônait Gemasolar, le gigantesque et premier projet mondial de centrale solaire thermique à concentration prête à être commercialisé. Son inauguration en Espagne a eu lieu en octobre avec les représentants de Masdar, partie prenante du projet.
Cette technique emmagasine l’énergie solaire sous forme de vapeur sous pression avant de la transformer en électricité et règle le problème de l’alternance jour/nuit.

©in-fuseon Dr. Sylvain Lemofouet (à gauche) et son nouveau collègue

A l’opposé de l’allée de Gemasolar et ses millions d’investissements pour bâtir ce parc solaire, voici Enairys, start-up émanant du parc scientifique de l’EPFL qui développe une solution de batteries de cylindres haute pression qui convertissent et gèrent l’énergie en fonction de la demande. “Notre système HyPES est toujours “ON”. On entre dans la phase de prototypage avancé et bientôt en industrialisation”, Dr. Sylvain Lemofouet inventeur du système.

Domaine de l’efficacité énergétique:

Quand on parle d’efficacité énergétique, il y a 2 façons principales de faire: soit économiser en évitant de dépenser l’énergie (par exemple en gérant les stand-by), soit en récupérant l’énergie produite et qui serait gaspillée. Donc le mot d’ordre, c’est la chasse au gaspi!

Deux entreprises ont retenu mon attention:

©in-fuseon Vincent Balegno et Michaël Dupertuis de Geroco et moi même

Ecowizz:
Soyez branché, économisez!
Conçue par les 3 fondateurs de Geroco, Ecowizz s’adresse à tout un chacun qui veut éliminer les stand-by des appareils électro-ménagers de son domicile. 10 à 15% d’économies possibles, c’est intéressant! Ce qui se fait à la maison, peut également se faire au bureau. Après avoir commencé à séduire la Suisse romande, Ecowizz s’apprête à conquérir le marché Suisse allemand et au-delà!

©in-fuseon

Eneftech:
Récupérez et valorisez les rejets thermiques!
“Eneftech récupère toute les pertes de chaleur générées par une chaudière, un chauffage urbain ou une unité industrielle pour les transformer en électricité, voire même en chaleur. On s’adresse aussi bien aux industries lourdes qu’à des partenaires immobiliers qui veulent améliorer la performance énergétique de leurs bâtiments”, m’explique Antonio Mendès, directeur commercial.

Pour en savoir plus sur l’EFEF, quelques liens utiles:
– Article de la Tribune de Genève: “Les cleantechs, effet de mode ou véritable enjeu?”
– Emission TSR L’invité du 12h30 le 11.10: Eric Plan de CleantechAlps 

La pensée contemporaine en messages “propres” inventés par vous!


Edith Page, coworker depuis janvier 2010

Un grand merci à Renatus, Annick, Yves, Barbara, Yann, Frédérique, Sandy, Claire, Emma, Pauline, Sandra, Christophe, les créateurs de messages “propres” qui se sont lancés dans l’exercice périlleux que je leur proposais le 15 septembre à l’espace de La Muse.

Appréciez par vous même en découvrant les résultats sur les 3 situations proposées: les énergies renouvelables, la consommation d’électricité et l’environnement.

L’AMBIANCE DU 15 SEPTEMBRE A LA MUSE

COMPLET! Les portes ouvertes de l’espace de co-working de La Muse à Genève le 15 septembre lors de la nuit des Bains ont affichées complet. Ce fut une belle soirée à La Muse!

450 personnes ont sillonné les 3 étages du 2 rue de La Muse au gré des échanges avec la quinzaine de coworkers qui avaient préparé des animations en lien avec leurs activités et leurs métiers.

Comme je vous l’avais annoncé dans “Invitation le 15 septembre: les coworkers de La Muse se dévoilent!”, j’ai occupé personnellement un “corner” de l’aquarium sur un thème qui se place au coeur de mon activité de communication:

LES MESSAGES

LE JEU: CHOISIR, SE QUESTIONNER, INVENTER

Vous n’étiez pas parmi nous le 15.9? Amusez-vous!
Suivez la démarche accessible que j’ai proposée pour cette soirée spéciale et qui s’appuie sur la méthode in-fuseon™concept que j’ai développée pour les stratégies de communication d’entreprise.
Si les 3 thèmes ne vous conviennent pas, la démarche s’applique à toute situation, celle de votre entreprise ou de votre projet par exemples. Alors CHOISISSEZ!

 ET CHOISISSEZ UN SEUL MOT EN REPONSE A CHAQUE QUESTION…

QUELS MESSAGES POUR QUELLES SITUATIONS?

Le thème environnemental de la banquise a été le plus choisi. Il est vrai qu’il symbolise l’impact mondial du réchauffement climatique et fait surgir les peurs et l’envie de protéger.

Chacun a trouvé ses “propres” messages avec ses “propres” mots.

THEME DES ENERGIES RENOUVELABLES EN SUISSE:

“NOTRE CONSCIENCE+NOS RESSOURCES
= S’ADAPTER POUR PARTAGER”, Renatus

THEME DE L’AUGMENTATION DE LA CONSOMMATION D’ELECTRICITE:

“AGISSONS POUR NOTRE AVENIR EN ECONOMISANT DES MAINTENANT”, Annick

“CHOISIR LES BONS APPAREILS, C’EST FACILE”, Yves

“MON CONFORT AVEC BONNE CONSCIENCE”, Yves

“POUR CHANGER, ATTENDRE QUE CE SOIT TROP CHER?”, Yves

THEME ENVIRONNEMENTAL DE LA FONTE DE LA BANQUISE ET DU CHANGEMENT CLIMATIQUE:

“REAGIS AVANT LA FIN!”, Emma et Pauline

“L’INNOVATION SANS FIN”, Sandy

“INFORMATION-ACTION-REACTION”, Frédérique et Claire

“PARLEZ! DES MOTS AUSSI PEUVENT SAUVER DES VIES”, Barbara

“ECRIRE POUR LES BERGERS DE RENNES AVEC UN PIED DANS CHAQUE MONDE”, Sandra

“2C° DE +, TU NAGES!”, Yann

“BAISSE LE CHAUFFAGE!”, Yann

“+2C° ET LA BANQUISE DISPARAIT…TRANSFORMONS LE MONDE EN NE PASSANT PAS CE SEUIL”, Giorgio

“ENTREPRENDRE POUR UNE PROSPERITE JUSTE ET EQUILIBREE”, Christophe

“LET’S STIMULATE ECO-FRIENDLY BEHAVIOUR”, Christophe

Quel message vous parle le plus?

Et vous, voulez-vous bien partager vos messages avec nous? Merci pour vos contributions, infos, idées et messages!

Les matériaux innovants, à la base des cleantechs


Photo de polymères biodégradable. Produit biOS de BioApply.

Les matériaux innovants, un curieux domaine à découvrir à travers ce nouvel article de la chronique cleantechs que j’anime pour lOPI (Office de la Promotion Industrielle) de Genève dans sa newsletter de septembre.

Le futur des technologies propres est lié à celui des nouveaux matériaux.

Le défi est « de découvrir de nouveaux matériaux afin de diminuer l’usage de ceux qui deviennent rares ou pour les remplacer », selon Joël Mesot, directeur de l’Institut Paul Scherrer, interviewé par Bilan.

L’objectif est de réduire ou de remplacer certains matériaux indispensables aujourd’hui à la production des énergies, la construction, nos moyens de transport ou nos usages quotidiens.

Survol de quelques applications pour diminuer platine, lithium, cobalt, nickel, magnésium et remplacer silicium, plomb, polymères polluants issus de la pétrochimie, voire même l’électricité par la lumière !

L’INTERCONNEXION DES USAGES: ON EST TOUS CONCERNES

Naturel, direz-vous que les domaines principaux de recherche de nouveaux matériaux correspondent aux plus grands domaines d’impacts environnementaux face aux consommations galopantes.

Chercheurs et industriels suisses s’activent notamment sur les domaines d’application suivants :

  • Les polymères (plastiques) pour les rendre biodégradables et améliorer leur recyclage
  • Les énergies dans la construction pour faciliter le déploiement du solaire et l’isolation des bâtiments
  • L’éclairage
  • Le chauffage par de nouvelles sources d’énergie comme les piles à combustibles
  • Les technologies de l’information pour utiliser des composants moins polluants dans la production d’ordinateurs

QUAND LES MATERIAUX INNOVANTS DEVIENNENT ECOLOGIQUES

Frédéric Mauch, fondateur et CEO de BioApply

Prenons le cas des plastiques qui envahissent notre quotidien et représentent un fort contributeur à la pollution mondiale de la vie sur terre et mer. Il y a 4 facteurs clés qui commencent à impacter ce phénomène :

  • Les législations
  • Les décisions des grands distributeurs de sacs plastiques : grandes surfaces commerciales
  • Les nouveaux polymères biodégradables
  • Le comportement des consommateurs

Faut-il interdire les sacs plastiques ou y a-t-il d’autres solutions ?

Frédéric Mauch, fondateur et CEO de BioApply  partage sa vision du marché :

« Les choses bougent. En Suisse, un projet de loi est en cours pour interdire les sacs plastiques fabriqués à 100% d’hydrocarbures. Pour aider l’utilisateur, ce qui compte cependant, c’est la transparence de l’information et la traçabilité. Nous avons rejoins le respect-code initialisé par Robin Cornelius de Switcher : chaque lot de sacs produits et distribués comprend un code individuel que l’on peut   retrouver sur internet pour en comprendre les matériaux. En effet, il règne une confusion renforcée par des labels auto-proclamés. Le produit le plus fourbe est le sac oxo-dégradable qui n’est rien d’autre que le  vieux sac plastique polluant. Il se             dégrade certes mais en fragmentant tous ses composants toxiques ! »

Pour en savoir plus, découvrez l’article « Lumière sur les sacs plastiques : comment reconnaître le bon grain de l’ivraie ? »

Voici les gestes utiles que nous propose Michel Pikhanov, directeur des ventes de BioApply :

« Si vous avez besoin d’utiliser un sac plastique, apprenez à reconnaître un sac compostable, préférez-le à un autre contenant et une fois inutilisable, jetez le au compost avec son contenu de déchets verts ».

Bio express de BioApply :

Photo du « Tree dress », réalisé en quelques mois avec BioApply Polymers comme partenaire

BioApply, basée à gland, VD, contribue depuis 2006 à l’évolution du marché des emballages plastiques en concevant et produisant des emballages biodégradables. Avec sa gamme de sacs plastiques et produits dérivés, BioApply intervient à 80% sur le marché suisse et s’ouvre à l’international depuis 2 ans. Pour renforcer son impact, le fondateur de BioApply a créé une nouvelle entité BioApply Polymers en association avec Bruno Peter AG et bénéficie désormais d’un nouveau site industriel à Büren, BE. Sa structure légère et son agilité lui permettent mobilité et réactivité sur les marchés, tout en collaborant avec de grands acteurs industriels. En accompagnant ses clients de l’idée au produit fini, BioApply Polymers vise à augmenter l’adoption des matériaux biodégradables sur les marchés de l’automobile, du médical et de l’alimentaire.


MATERIAUX INNOVANTS PROMETTEURS

Le solaire

Le silicium est la matière organique de base qui compose les cellules solaires, elles-mêmes assemblées en modules puis en systèmes sur panneaux.

Or les coûts élevés des tranches de silicium cristallin ont encouragé l’industrie à rechercher des matières premières moins onéreuses pour la fabrication de cellules solaires. Le silicium amorphe en couches minces ou les polycristallins (ex. tellurure de cadmium, cuivre indium) sont les matériaux de synthèse les plus répandus. Ils captent tous très bien la lumière et peuvent être déposés sur de larges surfaces. La couche semi-conductrice en film mince peut être posée sur du verre enduit, de l’acier inoxydable ou des substrats plastiques. L’avantage est de présenter souplesse et légèreté. L’entreprise Flexcell à Neuchatel innove dans ce domaine.

Photo de module solaire flexible monolithique intégré. http://www.empa.ch

Imaginez des futures surfaces solaires couvrant non seulement les toits mais aussi les murs de bâtiments, voire les trottoirs dans les rues.  Certains films solaires en couches minces photosensibles s’appliquent déjà en rouleaux ou en spray sur des surfaces vitrées. Les leaders mondiaux comme Dupont (dont le labo R&D PV est situé à Meyrin près de Genève) investiguent constamment pour augmenter les rendements de ces matériaux. Le film Kapton® 1) de Dupont (100 fois plus mince et 200 fois plus léger que le verre) atteint un nouveau record de rendement en juin 2011.

L’isolation

L’isolation de nos habitations est essentielle pour réduire la facture énergétique. Gramitech, basée dans le canton de Vaud, fabrique des nouveaux panneaux isolants en extrayant la fibre de cellulose de l’herbe. De surcroît, rien ne se perd dans ce procédé puisqu’il permet de séparer les fibres de cellulose des composés digestibles utilisés pour la production de biogaz !

Photo de l’équipe de Gramitech et d’un panneau isolant

L’éclairage

Remplacer les semi-conducteurs par une nouvelle technique de dépôt de différents oxydes en couches minces dans les ampoules basse consommation LED. Telle est une des multiples applications d’ABCD Technology, basée à Genève, qui performe dans l’assemblage chimique de couches minces par technologie laser.

Autre invention : les cellules solaires à colorant du Prof. Michael Grätzel, chimiste à l’EPFL. Elles imitent le phénomène naturel de la photosynthèse à partir des couleurs du spectre lumineux pour fabriquer de l’électricité. Les cellules peuvent produire de l’électricité dans un milieu à faible luminosité comme par exemple à l’intérieur d’un bâtiment. Elles pourraient s’avérer idéales pour des applications comme l’éclairage.

Les piles à combustibles

Cette technologie permettant de produire de l’électricité et de l’eau à partir d’hydrogène et d’oxygène est une grande utilisatrice de platine, essentiel au processus catalytique.

Substituer la céramique au platine dans les piles à combustibles et valoriser 50% de l’énergie du gaz d’une chaudière en générant chaleur pour l’eau et électricité, voici le tour de maître de HTceramix d’Yverdon.

« Les piles à combustibles sont complémentaires aux pompes à chaleur. En hiver les PAC consomment de l’électricité quand les piles à combustibles en produisent. Le surplus d’électricité produit en même temps que la chaleur est réinjecté dans les réseaux électriques. Ceci permet de lisser les pics de consommations hivernaux », selon Olivier Bucheli, CEO dans son interview dans Le Temps.

Composants électroniques et mémoires d’ordinateurs

Les découvertes continuent. Des transistors moins énergivores et toujours plus petits ? L’EPFL utilise la molybdénite (MoS2) à la place de silicium.

Pour 3DOxides, émanant de ABCD Technology, c’est la lumière qui peut se substituer à l’électricité dans les circuits informatiques des ordinateurs pour réduire les consommations d’énergies.

LA SUISSE BIEN OUTILLEE EN SCIENCE ET INDUSTRIE DES MATERIAUX?

Les nouveaux matériaux représentent un des cinq thèmes prioritaires de recherche dans la période 2012-2016. Parmi les matériaux innovants, il y a les renouvelables qui représentent près de 5% des brevets suisses et pour lesquels le potentiel est encore très large.

Source: Calculs du Fraunhofer-Institut für System- und Innovationsforschung (ISI)23- Tableau importé du Master Plan cleantech.

Les Ecoles Polytechniques, l’Institut de recherche Paul Scherrer, l’IMT-EPFL pour la recherche sur le solaire PV et l’EMPA pour la science des matériaux et Technologies, tous contribuent à faire émerger des matériaux innovants en relation avec l’industrie.

Sources :

Magazine technology By Bilan d’avril 2011: http://www.cleantech-alps.com/multimedia/docs/2011/05/Technology-by-Bilan_Cleantechs.pdf

Article « Lumière sur les sacs plastiques : comment reconnaître le bon grain de l’ivraie ? » sur le blog d’In-fuseon.

Article « Le solaire, petit tour d’horizon des techniques pour produire de l’électricité » sur le blog de moncarrésolaire 

Les techniques solaires dévoilées


Photo de centrale solaire thermique concentrée, extraite de blog.hasslberger.com

Centrales solaires en toitures de plus en plus gigantesques, centrales sur plans d’eau, centrales combinant thermique et solaire, sans compter les pistes de rupture technologique qui pourraient révolutionner le domaine. On a besoin de tout car le solaire est l’une des énergies renouvelables les plus prometteuses face aux besoins énergétiques mondiaux.

UN BRIN D’HISTOIRE à 200/KM HEURE

C’est avec le premier choc pétrolier en 1973 que l’énergie solaire commence à amorcer son entrée dans l’ère industrielle. Les rendements médiocres et les coûts trop élevés n’ont pas découragé chercheurs et industriels visionnaires de la première heure. Grâce à eux, les technologies solaires n’ont cessé de s’améliorer tous les 18 mois: + de rendements, – de poids des panneaux, – de coûts.
En 20 ans, les techniques ont évolué et chaque jour accueille une nouvelle innovation. Début juillet, des ingénieurs aux Etats Unis ont réussi à créer une encre conductrice d’électricité, sur le modèle de l’alliage CIGS utilisé comme silicium amorphe en couches minces. Cette technologie permettrait de fabriquer des panneaux solaires par impression par jet d’encre. Imaginez la réduction des coûts et du poids des panneaux!

TROIS TECHNIQUES SOLAIRES: VUE D’AVION

L’article du blog de moncarrésolaire résume bien les 3 techniques solaires qui font l’actualité actuelle et de demain.
NB. Le parc solaire de Romande Energie-EPFL sur lequel s’appuie le concept locatif de moncarrésolaire depuis 2010 est un des premiers plus grands de Suisse.
Les 3 majeures:

  • La technique la plus connue : la technique photovoltaïque (PV),
  • La technique montante : le solaire thermique concentré (Concentrated Solar Power ou CSP en anglais),
  • La technique la plus révolutionnaire et prometteuse : la cellule solaire à colorant« Grätzel », du nom de son inventeur suisse

Photo extraite de http://www.solstis.ch: installation moncarrésolaire de Romande Energie sur les toits de l'EPFL

Le solaire PV est mise en oeuvre principalement en toiture et commence à envahir des plans d’eau. La course effrénée à la puissance change le classement des plus grands parcs solaires tous les jours.

Photo extraite du site de Ciel et Terre

Des quelques m2 sur le toit d’une habitation aux dizaines de milliers de m2 des plus grands parcs solaires actuels, les projets explosent littéralement de partout dans le monde.

Le solaire thermique concentré lance un défi au gaspillage d’électricité en résolvant partiellement son problème de stockage. Il utilise l’énergie solaire pour créer un effet thermique et stocker l’énergie avant de la transformer en électricité. Il est adapté à de grands parcs solaires pour des régions très ensoleillées voire arides, soit idéal pour l’Europe du sud et les déserts. Dans nos contrées suisses, peu de chance d’en voir une émerger.

Photo extraite de la vidéo de Swiss Info sur Michaël Grätzel

Les cellules solaires Grätzel à colorant pourraient bien représenter une rupture technologique majeure. Elles imitent le principe de la photosynthèse à partir du spectre lumineux et peuvent produire de l’électricité avec de hauts rendements dans des milieux peu éclairés. Les applications concrètes sont en développement par exemple dans l’éclairage intérieur. Et…plus besoin de silicium!


LE SOLAIRE PV: SILICIUM OU SILICIUM?

Voilà un extrait de l’article de moncarrésolaire sur le solaire PV. Je vous laisse découvrir le reste de l’article très accessible et instructif.

Le silicium est la matière organique de base qui compose les cellules solaires, elles-mêmes assemblées en modules puis en systèmes sur panneaux. Les panneaux solaires captent les photons, particules de lumière porteuses de l’énergie. Les photons provoquent une différence de potentiel électrique entre les deux couches de silicium semi-conductrices du panneau. C’est ce qui génère le courant électrique dit « continu », qu’il faut ensuite rendre « alternatif » avant de l’injecter dans le réseau.

Trois grands types de technologies s’affrontent sur le marché du solaire PV :

  • Le silicium cristallin en épaisseur supérieure à 1 µm: il représente le gros des installations et fait l’objet d’une concurrence féroce entre les fabricants chinois, américains, allemands et espagnols. Les inconvénients majeurs de ces panneaux sont leur coût de fabrication et leur poids. Les toitures doivent être parfois renforcées. L’entreprise Oerlikon Solar parvient à tirer son épingle du jeu mondial sur cette technologie.
  • Le silicium amorphe en couches minces : Les coûts élevés des tranches de silicium cristallin ont encouragé l’industrie à rechercher des matières premières moins onéreuses pour la fabrication de cellules solaires. Le silicium amorphe ou les polycristallins (ex. tellurure de cadmium, cuivre indium) sont les matériaux les plus répandus. Ils captent tous très bien la lumière et peuvent être déposés sur de larges surfaces. La couche semi-conductrice en film mince peut être posée sur du verre enduit, de l’acier inoxydable ou des substrats plastiques. L’avantage est de présenter souplesse et légèreté. L’entreprise Flexcell à Neuchatel innove dans ce domaine.
  • Les nouvelles technologies combinant les deux premières : Silicium cristallin et couches minces, silicium amorphe et micro-cristallin.”
Si vous avez d’autres informations sur des innovations ou techniques solaires, merci de commenter notre article et de partager vos connaissances et recherches.