Category Archives: Innovations

Coup de pouce pour l’envol de Human’Air


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Mon blog ayant pour vocation de mettre en avant des sujets de communication responsable en lien avec des projets innovants et des communautés en ligne, j’ai le plaisir d’y relayer l’interview de Jean-Philippe Naef, fondateur de Human’Air, avec qui j’ai écumé les bancs studieux de la saison 2013 du prix concours IDDEA.

L’association Human’Air a pour vocation d’apporter un soutien logistique à des projets d’aide humanitaire, mais aussi à des projets scientifiques et/ou écologiques en milieu d’accès difficile. Elle propose des moyens aériens complémentaires (avions légers), met en place des infrastructures pour les actions de soutien (pistes temporaires, hangars légers, atelier d’entretien) et forme des pilotes pour des opérations spécifiques ou planifiées.

Le défi permanent de Human’Air réside en la collecte de fonds via sponsors, donateurs ou mécènes afin de réaliser toutes ces initiatives.

Capture d’écran 2014-12-17 à 14.42.21L’INTERVIEW

Jean-Philippe, comment l’idée de Human’Air t’est venue et quand?

C’est déjà en 1988 comme délégué du CICR que je me suis rendu compte du temps perdu lors de trajets sans fin en 4×4 dans des pays en voie de développement. C’est ainsi que l’idée a germé. Déjà à cette époque, j’avais réalisé plusieurs missions avec des ULM. En 2011, un délégué de Médecins Sans Frontières m’a demandé de faire une évaluation des appareils du marché pour une utilisation humanitaire. C’est comme cela que Human’Air s’est créé.

En quoi Génilem a été aidant et une plateforme pour « décoller »?

La sélection de Genilem se fait devant une vingtaine de directeurs de sociétés. Un business plan initial est obligatoire. Une fois ton projet accepté, tu es parrainé par des entrepreneurs qui t’aident à placer ton projet. Il n’y aucun financement, mais surtout un apport en relationnel et mise en contact.

En quoi ce projet est-il innovant? N’y-a-t il pas d’autre initiative similaire?

L’ULM est déjà utilisé dans le monde, mais sans aucune structure et au coup par coup. Human’Air est structuré et travaille avec des professionnels, sélectionne de façon rigoureuse les pilotes grâce à un cours sélectif et étudie attentivement la mission demandée avant d’envoyer un avion pliable sur les lieux de la mission. Human’Air ne fait pas concurrence à l’aviation, car nos avions ne volent que dans des régions ou les autres avions ne peuvent pas atterrir.

Combien de pilotes sont en cours de formation ou ont été formés

Nous en sommes à 23 pilotes professionnels bénévoles.

Comment communiquez-vous pour faire connaître l’association? 

Nous sommes actifs sur Horyou, le “Facebook des ONG” qui se dit “The social network for social good”. J’utilise mon réseau de 1’035 contacts sur LinkedIn. Human’Air est présent sur le site 3i3s, l’association de l’industrie des spécialistes de l’aéronautique. Et surtout nous avons le soutien de notre parrain Raphaël Domjan, l’éco-aventurier neuchâtelois qui a fait le tour du monde en catamaran solaire PlanetSolar.

Quel est l’état d’avancement de la construction d’Ecolight et de quoi avez-vous besoin pour progresser?

Pour l’instant nous avons installé un moteur peu gourmand en essence ce qui nous permet déjà de baisser nos émissions de CO2 et nous allons réaliser le premier carénage écologique d’un avion léger entièrement en fibre de lin et donc recyclable.

Quelles sont vos prochaines missions?

3 missions sont prévues en 2015:

  • Tadjikistan : Ravitaillement des équipes de déminage.
  • Bénin : Surveillance du parc W et transport d’un médecin pour des tournées sanitaires.
  • Madagascar: Ravitaillement de village isolé et cartographie.

HORYOU, UNE COMMUNAUTÉ DE SOUTIEN DE PROJETS

C’est une plateforme communautaire en ligne qui met en relation des porteurs de projets associatifs en quête d’aide financière et de visibilité, des personnalités qui soutiennent des projets et des membres comme vous et moi. Vous pouvez soutenir des projets en achetant des Spotlights. Horyou peut aussi vous transmettre gratuitement des Lights suite à la participation à des activités organisées par Horyou. Vous ne “likez” pas un projet mais vous le “lightez”!

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[tweet https://twitter.com/EdithPage/status/545207021033639936]

Le site web de Human’Air.

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Nipconf, un voyage innovant entre TEDx et LIFT


Nipconf-infuseonVendredi 24 octobre, une première conférence Nipconf remarquable et remarquée se tenait dans l’antre du magnifique et inspirant SwissTech Convention Center de l’EPFL. Cette conférence a proposé à 300 participants un voyage vers le futur. #comprendre #tester #partager les changements technologiques à venir, telle était sa devise. Marco Brienza et Benoît Curdy, les fondateurs visionnaires des podcasts “techies” NipCast, NipTech, NipSales, NipDev, NipLife, NipSports, NipEdu avec l’aide de leurs membres et en partenariat avec Innovaud ont mené de mains de maîtres cette journée. Une Nipconf rythmée par des conférences sur le mode TEDx, des stands expérienciels et des occasions de networking passionnants. En tant que spécialiste en communication dans le domaine des cleantechs et des médias sociaux, je ne peux que me réjouir d’y avoir participé.

Comment le suffixe Nip a-t-il été trouvé et ensuite mis à toutes les “sauces” techniques? Merci à Marco Brienza de nous l’expliquer!

TROIS ORATRICES ÉPOUSTOUFLANTES

La Nipconf a été ouverte par deux brillantes oratrices Roxanne Varza, spécialiste du monde des start-up techs et Alisée De Tonnac, porteuse de  projets en Afrique pour Seedstars World. Florence Porcel a conclu la conférence sur la vision ambitieuse de l’expédition Mars One pour laquelle elle fait partie des 750 candidats restant en lice pour un simple billet aller vers la planète Mars en 2025!

Voici mes 4 tweets favoris sur la dimension féminine de cette Nipconf:

Alisée De Tonnac a dévoilé quelques chiffres clés: en Afrique, 75 % du chauffage est à base de kérosène très toxique. Désormais, la population a accès à des kits solaires pour $200, remboursés par micro-paiement via le service M-Pesa sur les  téléphones mobiles.

DES ENTREPRISES CONVAINCANTES

On a parlé Zeta bytes ce jour là, soit en milliards de Terabytes!

Voici 3 entreprises qui m’ont interpellée au plan environnemental grâce à l’avancée technologique.

La robotisation de certains moyens de transport pour économiser et éviter le gâchis de notre mobilité:

La robotique agricole avec Ecorobotix:

L’avancée de la recherche spatiale et son impact potentiel sur nos futurs habitats:

A l’année prochaine #nipconf!

Laurent Haug, fondateur de la conférence Lift, a aussi apprécié!

Sources:

Site Nipconf.

Expédition Mars One.

M-Pesa.

24 heures.ch: Les podcasteurs vaudois cartonnent sur le web.

24 heures.ch: Je rêve d’aller sur Mars pour améliorer la vie sur Terre.

Storify en images de la Nipconf par Thierry Weber.

Edith Page est fondatrice d’In-fuseon, la communication au sens propre et co-fondatrice de Net-Academy, institut de formation en communication digitale et réseaux sociaux en Suisse romande.

La co-création au service de l’énergie avec l’Energy Living Lab.


Romande Energie et la HES-SO valaisanne en collaboration avec la HEIG vaudoise ont donné le coup d’envoi de leur projet de laboratoire vivant de l’énergie (Energy Living Lab) lundi 8 septembre auprès d’un groupe de blogueurs suisses romands dont je faisais partie. Allier l’art et la manière de communiquer web 2.0 au domaine de l’énergie par appel à la co-création citoyenne et clients est aujourd’hui unique en Suisse. Découvrez comment participer à cette action collective et ouverte de “brassage” et collecte d’idées sur Internet pour peut-être influer sur le futur de votre énergie.

energy_living_lab_logo1_copy.165x107Romande Energie et la HES-SO innovent avec l’Energy Living Lab. Au dire de Joëlle Mastelic, professeure à la HES-SO Valais et modératrice de l’Energy Living Lab, même au niveau du réseau européen des Living Labs, rares sont les projets de co-création réelle dans le domaine de l’énergie. La plupart des projets tournent autour de solutions techniques de type Smart citizen kits et domotique. Pour Nathalie Nyffeler, professeure à la HEIG-VD, Romande Energie est un partenaire économique qui joue le jeu. Les conditions semblent donc réunies pour tirer un apprentissage de cette 1ère expérimentation sociale. Il ne manque plus que les internautes.

Ayant personnellement depuis de longues années un pied dans le domaine de l’énergie et l’autre dans celui de la communication web sociale, je salue cette initiative et lui souhaite d’emballer un large public et de très nombreuses idées.

REMETTRE LE CONSOMMATEUR AU CENTRE…

…et non plus au bout de la chaîne, dixit Philippe Durr, directeur de Romande Energie Commerce qui avait déjà évoqué en février 2014 (séance blogueurs pour le lancement des Energies libres) la mutation nécessaire de la relation clients dans le domaine encore traditionnel de l’électricité. Il avait aussi mentionné l’envie de Romande Energie de faire appel au public/aux clients/aux citoyens pour inventer de nouvelles façons de consommer et économiser l’énergie. Nous y voilà avec le projet Energy Living Lab en pleine cohérence avec la stratégie énergétique 2050 de la confédération que j’ai déjà relayée dans de nombreux articles sur mon blog.

LA PLATEFORME PARTICIPATIVE

Inspirée par le modèle participatif du web social et les succès de la co-création dans bien d’autres domaines, Romande Energie s’est alliée à la HES-SO Valais, porteur du projet sur la plateforme de “crowdsourcing” Atizo pour créer le premier Living Lab dédié à l’énergie au niveau romand. Atizo compte une communauté de 20’000 membres qui contribuent à de nouvelles idées pour des marques de toutes sortes. Chaque projet de création d’idées inclut une récompense, des critères de sélection, une durée. Chaque idée émise par les internautes peut être commentée et “likée”. Un classement des meilleurs innovateurs est visible par projet.

Voici comment s’articule le projet DÉCLICS proposé par Romande Energie pour l’Energy Living Lab:

Il suffit de s’enregistrer sur la plateforme Energy Living Lab pour pouvoir inscrire une ou plusieurs idées. Il n’y a pas de limite.

La question posée relève des économies d’énergie: Infuseon-ELL

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Les étapes clés:

  • Phase de collecte de toutes les idées: du 8 septembre au 12 octobre.
  • Sélection des 15 meilleures idées par l’équipe du projet : du 13 au 19 octobre.
  • Vote du public sur les 15 meilleures idées: à partir du 20 octobre.

La meilleure idée récompensera son inventeur par un week-end agritourisme et une croisière en bateau solaire sur le Léman sera tirée au sort parmi tous les participants.

Au moment où j’écrit cet article,  9 premières idées ont été émises.

Infuseon-ELL-idée

Et maintenant à vous de jouer! Un nouveau # est inventé! A suivre désormais #ELL.

Les articles déjà émis par mes collègues blogueurs:

Boloms Blog: Romande Energie et la HES-SO présentent un projet de co-création Energy Living Lab.

Thierry Weber: Projet Energy Living Lab de Romande Energie.

Les sacs plastiques en Suisse: de la taxe à l’interdiction


24 Heures.ch. Image: Keystone

Les sacs plastiques jetables à usage unique et les sacs oxo(bio)dégradables devraient être interdits aux caisses des magasins en Suisse dans le cadre de la mise en application progressive de la Motion De Buman (2012). L’OFEV (Office Fédéral de l’Environnement) l’a confirmé le 31 janvier 2014 pour 2015 après de multiples soubresauts qui privilégiaient un temps la taxation plutôt que l’interdiction. Depuis, la date de début 2016 est avancée.

Que ferons-nous donc aux caisses des magasins? Aurons-nous des cabas ou des sacs plastiques recyclables et/ou biodégradables ou des sacs papier? Découvrez l’avis de Frédéric Mauch, CEO de BioApply impliqué dans la consultation pour la préparation de la révision de l’ordonnance technique sur les déchets qui entrera précisément en vigueur en 2016.

DES CHIFFRES PARLANT

Les 2 plus grands distributeurs Migros et Coop contribuent à la diffusion annuelle de 240 millions de sacs plastiques de très courte durée de vie et “poubellisés” avec les déchets ménagers quotidiens. Les sacs compostables proposés par BioApply n’en représentent que l’équivalent de 10%.

RAPPEL DE NOTIONS

Kimberley Irvin’s photo

Pour comprendre ce que représente le péril du 7ème continent et les différences entre matières plastiques, re-découvrez mes 2 articles sur ce sujet:

Le nombre de sacs plastiques distribués aux caisses a déjà diminué mais il reste encore des secteurs forts consommateurs. Je pense notamment aux sachets d’emballage des fruits et légumes que l’on utilise intensivement pour la pesée. En voici le résultat, une fois les aliments déballés.

AVIS D’UN EXPERT

Frédéric Mauch, fondateur et dirigeant de l’entreprise glandoise BioApply répond à nos questions:

1. Quelles sont les étapes concrètes qui ont été réellement mises en oeuvre pour interdire les sacs plastiques jetables et oxo(bio)dégradables en Suisse (cf Motion De Buman)?

“Dans la foulée de la Motion De Buman portant sur l’interdiction des sacs plastiques à usage unique et des sacs oxo, l’OFEV a tenu une première réunion avec les parties prenantes, dont BioApply, en Février 2014.
Il a été confirmé qu’une interdiction sur ces produits allait être réalisée, avec pour échéance 2016.
Une seconde réunion avec les parties prenantes était prévue en mai 2014, mais a été reportée par l’OFEV. En octobre 2014, la réunion se tiendra à Berne. En principe, l’OFEV reviendra avec des propositions très concrètes.
Ces démarches s’inscrivent dans le sens des nouvelles directives françaises, italiennes et européennes visant à interdire les sacs plastiques et Oxo et privilégiant les sacs compostables.”

2. En quoi ce changement de cadre légal contribue-t-il au développement des sacs biodégradables…et pour quels usages quotidiens?

“Ce changement du cadre légal va encourager un usage quotidien plus durable. Terminé le sac plastique sortie de caisse que l’on utilise 20 mins puis que l’on jette. Désormais, le citoyen a la possibilité d’accéder à un sac compostable très bon marché (5cts chez Migros Vaud) à la caisse pour ses courses légères puis de conserver plus au frais ses fruits et légumes (avantage fonctionnel des biopolymères) avant de pouvoir l’utiliser pour la collecte des déchets organiques. L’usage quotidien s’en voit facilité avec de réelles économies pour le citoyen. BioApply développe d’ailleurs une App qui va permettre au citoyen de quantifier et de mesurer les économies mensuelles en tri, l’impact financier ainsi que la réalisation d’humus.”

Les sacs en plastique compostables et biodégradables se présentent donc comme l’alternative la plus durable et accessible en prix pour le consommateur.

L’UBP, C’EST QUOI?

Papiertasche_plastiksackCet acronyme UBP signifie l’unité de charge écologique d’une matière, soit l’équivalent d’une seule valeur de référence de type éco-bilan pour comparer les matières.
On peut se demander pourquoi nous ne pourrions tout simplement pas revenir au sac en papier plutôt que d’adopter du plastique biodégradable? Ce débat a évolué avec le temps et le renchérissement du coût des énergies porte une part de responsabilité.
L’OFEV vient de publier le 27 août 2014 l’actualisation de la méthode UBP. Je ne dispose pas des données UBP comparatives précises mais on peut lire dans l’article de l’OFEV:

“Le plastique, malgré sa mauvaise réputation, n’est-il pas forcément plus polluant que le papier, le carton ou le verre. C’est ce que montraient les premiers écobilans établis par la Confédération, il y a trente ans, dans le but de comparer la charge écologique effective de différents types d’emballage. Bien qu’issu du pétrole, le plastique, correctement utilisé, peut se révéler plus opportun que certains matériaux provenant de ressources renouvelables. En effet, ces derniers requièrent aussi de l’énergie fossile pour leur fabrication.”

Cette constatation est d’autant plus vraie si le plastique en question provient de matières végétales naturelles!

Emission de TV5 Monde sur le 7ème continent

Sources:

La Liberté, 27 janvier 2014: L’interdiction remise en cause.

BioApply, février 2104: L’OFEV confirme l’interdiction des sacs plastiques en Suisse.

24 heures, 25 mars 2014: Les défenseurs des sacs en plastiques montent au front.

CleantechAlps: BioApply veut supplanter le sac en plastique.

OFEV, 27 août 2014: Actualisation de la méthode UBP: Des évaluations de plus en plus pointues.

Blog In-fuseon: Matériaux innovants à la base des cleantechs.

Edith Page est fondatrice d’In-fuseon, la communication au sens propre et co-fondatrice de Net-Academy, institut de formation en communication digitale et réseaux sociaux en Suisse romande.

Programmes pour entreprises romandes innovantes. Les Cleantechs à l’honneur.


Capture d’écran 2014-05-11 à 17.54.00Le concours Win&Boost Cleantech Genève, vous connaissez? Pour marquer le centième article de mon blog, j’ai choisi de partager quelques liens utiles pour startups et entrepreneurs innovants notamment dans les Cleantechs, mon domaine d’expertise en communication qui a motivé la fondation d’In-fuseon Communication en 2010.
Je profite aussi de cet article pour lancer un coup de chapeau à un entrepreneur innovant que j’ai rencontré début 2011 et dont j’apprécie la ténacité créative et la ligne de conduite environnementale. Je cite Guy Wolfensberger, patron de Grove Boats, entreprise de bateaux électro-solaires qui n’ont pas fini de faire parler d’eux.

CONCOURS WIN&BOOST CLEANTECH GENEVE

Genève ambitionne de devenir une plaque tournante de l’innovation dans les Cleantechs. Un premier pas s’est concrétisé en septembre 2012 par la création d’un pôle Cleantechs combinant les compétences de l’OPI, la FAE et La FONGIT en un même lien La Blue Box à Plan-Les-Ouates.

Voici donc une première opération d’envergure dotée de CHF 100’000 et émanant du pôle Cleantech. Ouverte à tout entrepreneur genevois qui a un projet cleantech en lien avec les technologies propres et/ou les énergies renouvelables, cette action de soutien à l’innovation s’articule autour de dotations financières et d’accompagnement d’experts. Date limite de participation: 13 juin 2014! Lien vers les inscriptions.

Périmètre du concours:

“Contribuer à réduire l’utilisation des énergies fossiles ou à valoriser les déchets, augmenter l’efficience énergétique, développer les énergies renouvelables ou la mobilité durable.”

 COUP DE CHAPEAU A GROVE BOATS

Grove Boats conçoit des bateaux utilitaires propulsés par leur propre énergie solaire et servant de taxi-bus pour le tourisme ou utilisés pour nettoyer les plages et les ports. Le Sea cleaner qui fait la chasse aux déchets flottants vient d’ailleurs de gagner l’Energy Globe Award 2014.

Grove Boats a contribué à développer le tourisme vert à Iracoubo en Guyane. Silence et zéro pollution grâce au soleil et à l’ingéniosité de la société d’Yvonand (Vaud).

Désormais Grove Boats s’emploie à convaincre les propriétaires de bateaux et voiliers de plaisance sillonnant le lac Léman de se convertir au moteur  électrique et solaire. Ouverture du shop en ligne sur bateau-electrique.ch.

AUTRES PROGRAMMES POUR ENTREPRENEURS ROMANDS INNOVANTS

Cleantechs: suivre Cleantech Alps, le portail d’information sur les Cleantechs en Suisse Occidentale.

Innovaud: programmes pour entrepreneurs sur le canton de Vaud.

CTI entrepreneuship, programme de formation pour créateurs d’entreprises en Suisse.

Prix IDDEA: concours d’idées pour entrepreneurs en développement durable. J’ai moi-même bénéficié de ce programme sur la saison 2013. Voir l’article en lien.

Programme Impact d’Ashoka pour entrepreneurs sociaux. J’avais déjà relayé le concours les années précédentes dans l’article en lien.

Prix et bourse du développement durable du canton de Genève. Voir l’article en lien pour revivre la cérémonie 2012.

Edith Page est fondatrice d’In-fuseon, la communication au sens propre et co-fondatrice de Net-Academy, institut de formation en communication digitale et réseaux sociaux qui forme des Community managers en Suisse romande.

 

 

 

 

 

 

Eco-astuce N°1: se réveiller en mode nature!


Pour Noël, j’ai changé de réveil-matin. Mes critères de recherche pour cet adorable compagnon quotidien plutôt intrusif bien qu’indispensable étaient plutôt stricts: design, silencieux (pas de tic tac), économe en électricité et surtout non émetteur d’ondes électromagnétiques. Le saviez-vous? Les ondes électromagnétiques nous entourent jour…et nuit même via ces chers “objets de bienvenue dans une nouvelle journée” (surtout ceux qui sont branchés sur le secteur et qui incluent une synchronisation de l’heure via satellite).

Et je l’ai trouvé ce miraculeux réveil…après maintes recherches!

Un réveil à eau sans pile ni batterie!

@in-fuseon.com

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Un pur H2O qui crée sa propre électrolyse à petite échelle en faisant circuler ses électrons d’un bac à l’autre. Le seul mode d’emploi: changer l’eau tous les 15 jours et détartrer le récipient au vinaigre de vin blanc de temps en temps pour raviver les contacts et garantir un bon affichage.

Pour couronner la petite merveille, voici un réveil complet qui:

  • affiche l’heure en numérique
  • donne la température de la pièce
  • indique le jour de la semaine
  • …et sonne.
  • pour un prix compétitif par rapport à tous les autres réveils mécaniques ou numériques avec piles ou secteur.

H2O sonne faiblement, il ne faut pas avoir le sommeil trop lourd! L’avantage est un réveil en douceur!

Sur le site achatnature.com.

Pour aller plus loin et comprendre les ondes électromagnétiques, voici le lien vers le dernier rapport de l’ANSES, agence nationale française de sécurité sanitaire.

Et pour bien commencer l’année avec ce premier article, MEILLEURS VOEUX 2014 à tous nos lecteurs et lectrices.

@in-fuseon.com

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PlanetSolar en mission pour le climat !


Martin Beniston au centre. Crédit photo ©in-fuseon.

Martin Beniston au centre. Crédit photo ©in-fuseon.

Le plus grand catamaran solaire vient de repartir de Boston le 4 juillet pour remonter le Gulf Stream en sillonnant les fascinants vortex océaniques situés entre Boston et St-John’s (Canada). Lorsque j’ai eu le grand plaisir de rencontrer à Boston le professeur Martin Beniston, leader de la mission scientifique de l’expédition PlanetSolar DeepWater, il était déjà question de modifier la route du bateau. C’est désormais officiel: PlanetSolar ne remontera pas jusqu’en Islande puis en Norvège comme initialement prévu mais amorcera son retour au bercail européen après sa dernière escale sur le territoire canadien. Merci à Martin Beniston de s’être prêté au jeu de quelques questions/réponses !

ADAPTER SA ROUTE EN FONCTION DES ALÉAS

N’est-ce pas la meilleure des leçons de sagesse que nous donne la décision concertée entre le comité scientifique dirigé par Martin Beniston et le capitaine du Tûranor PlanetSolar, Gérard d’Aboville ? Adapter la route du bateau en tenant compte que :

  • L’expédition a pris 3 semaines de retard à cause d’une météo peu clémente
  • Et par conséquent, les conditions d’ensoleillement et l’inclinaison des rayons du soleil à hauteur de l’Islande risquent de ne pas être optimales pour alimenter le bateau avec suffisamment d’énergie solaire.

Tout comme la vie sur le bateau inspire à revenir aux choses essentielles et de supprimer l’inutile, cette décision est emprunte de symbolisme et d’exemplarité en optimisant les ressources à disposition (l’énergie) tout en répondant aux objectifs techniques de la mission scientifique des climatologues de l’expédition.

 

QUESTIONS A MARTIN BENISTON

Martin Beniston a cette belle capacité de vulgarisation du domaine complexe de la recherche scientifique sur le climat pour la rendre abordable simplement.

Source : newsletter de PlanetSolar DeepWater- Crédit photo © Susan Young.

Source : newsletter de PlanetSolar DeepWater- Crédit photo © Susan Young.

Que cherchez-vous à découvrir pendant cette expédition ?
Nous cherchons de nouvelles données pour comprendre les mécanismes qui relient les conditions physiques de l’eau et de l’air  et les conditions biologiques (micro-organismes) comme influenceurs potentiels du climat. Nous soupçonnons 3 éléments d’influence du climat :

  • Les phytoplanctons
  • Les vortex océaniques
  • Les aérosols atmosphériques.

Grâce aux mesures et prélèvements effectués sur le bateau, nous cherchons à mieux comprendre la finesse des équilibres et déséquilibres entre l’atmosphère et l’eau.
On parle certes d’émissions de gaz à effet de serre qui réchauffent notre planète et contribuent à faire fondre les glaces polaires, mais le climat est un personnage bien plus complexe encore!

Quel type de mesures effectuez-vous à bord ?
Nous effectuons des milliers de mesures. Certaines sont faites en continu à la surface de l’eau (relevés des températures, densité du phytoplancton), d’autres nécessitent des sondages en profondeur (300 mètres) pour relever la salinité, la densité des nutriments, la capacité de brassage de l’eau, etc.).

Il y a plus de biomasses dans les océans que sur terre. Grâce au phytoplancton, plancton végétal qui domine les éco-systèmes océaniques, les océans absorbent la moitié du CO2 de l’atmosphère. Or par une absorption excessive de CO2, le phytoplancton acidifie l’eau ce qui peut créer sa propre perte.
Le seuil d’absorption du CO2 par le phytoplancton dépend des conditions de vie de ce dernier (nutriments, température de l’eau, brassage des eaux, intensité de la lumière…).

Les vortex sont des formations tourbillonnaires qui créent dans l’océan des surfaces en rotation piégeant le phytoplancton. On les trouve en grand nombre au large des côtes nord-américaines. C’est pourquoi nous allons remonter le Gulf Stream en zigzaguant pour effectuer des mesures afin de documenter les caractérisiques chimiques, physiques, et biologiques à l’intérieur et à l’extérieur des vortex.

Les aérosols sont constitués de minuscules particules solides ou de gouttelettes chimiques ou organiques libérées dans l’atmosphère par les embruns et sont suffisamment légers pour rester en suspension dans l’air. Nous voulons faire un inventaire de ces particules (typologie, quantité) émises par les océans, ce qui reste aujourd’hui encore très peu connu. L’Université de Genève et son Département de Physique Appliquée ont développé la Biobox, un appareil prototype qui permet de compter le nombre d’aérosols détectés et de déterminer leur espèce chimique ou biologique. Embarquée sur le bateau, la Biobox a soulevé l’intérêt de la NASA qui a demandé à l’expédition de faire  des mesures avec l’un de ses propres instruments de comptage d’aérosols en parallèle : le Microtop. Une belle collaboration pour faire avancer les comparaisons scientifiques.

Les instruments semblent se cumuler à bord avec l’arrivée d’un  petit dernier qui enregistre les vocalises des baleines et des dauphins !

Combien de mesures avez-vous effectué jusqu’ à Boston ?
Avec les aléas météo depuis le début de notre remontée du Gulf Stream à partir de Miami, nous n’avons rempli que 4 jours de mesures, mais nous comptons nous rattraper dans la partie la plus passionnante du Gulf Stream entre Boston et St-Jean (Terre-Neuve). Au total nous aurons parcouru le Gulf Stream sur 6’000 à 7’000 kms !

Combien de chercheurs travaillent sur les données ?
Une quinzaine de scientifiques de l’Université de Genève contribuent à la mission scientifique. Sur le bateau, 3-4 chercheurs de l’équipe sont présents en permanence et un tournus s’organise en fonction des étapes. A Genève même, nous avons des réunions régulières de la « Mission Control », 2-3 fois par semaine, pour garder le contact avec le bateau et ses équipiers, et si nécessaire affiner la trajectoire du navire en fonction des photos satellites les plus actuelles.

Quand pourrez-vous vous prononcer sur les premiers résultats ?
Fin août ou début septembre. On commence à analyser les données déjà maintenant, au fur et à mesure qu’elles nous sont transmises via Internet, surtout pour s’assurer de la cohérence des instruments de mesure.

POUR CELLES ET CEUX QUI RESTENT À GENÈVE

PlanetSolar DeepWater pense à ceux qui restent à Genève en organisant des actions publiques de sensibilisation.
Après l’opération Iceberg qui se dégonfle dans le hall de l’Université de Genève comme symbolique de la fonte des glaces de l’océan Arctique, un nouvel iceberg géant dérive dans la rade de Genève depuis le 6 juillet. Les visiteurs des Bains des Pâquis sont invités à découvrir une exposition aquatique sur les changements climatiques jusqu’au 31 août. Vérifiez le programme complet.

Crédit photo : © Magali Girardin.

Crédit photo : © Magali Girardin.

EN APARTÉ

Saviez-vous que le sommet mondial du climat à Copenhague avait réuni l’accord de contenir à +2°C la hausse de la température moyenne d’ici à 2050, que fin 2012 le protocole de Kyoto (lutte contre le réchauffement climatique) a été prolongé de justesse jusqu’en 2020 pour 200 pays signataires (mais qui ne représentent que 15% des émissions de gaz à effet de serre) et que le sommet de Bonn qui vient de s’achever prépare un nouvel accord global en 2015 pour tenter d’atteindre l’objectif de +2°C maximum?

En attendant que les pays ne cessent de s’organiser, il relève de tout un chacun et des entreprises seules ou en consortium de mettre en place nos propres actions pour réduire les émissions de CO2.

Sources d’informations complémentaires :

L’expédition « PlanetSolar DeepWater », son parcours, ses blogs, et d’autres informations sur www.planetsolar.org!

TDG : « Un iceberg dérive dans la rade. »