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Trois limites d’une communication responsable


10408927_787713741274980_4940517735712787952_nMa dernière intervention sur le thème de la Communication responsable au DAS en Management durable à la HEG a inspiré cet article. La communication responsable est rarement une entité, fonction ou concept à part de la communication institutionnelle ou marketing d’une entreprise. C’est, de mon vécu en entreprises, la concrétisation d’un engagement envers le Développement Durable en des règles, chartes et plans d’actions transversaux intégrés à la communication de l’entreprise.
Dans un contexte où les actions de Responsabilité Sociale et Environnementale des entreprises (RSE) se déploient progressivement (encadrées ou pas par ISO 26000 ou du Global Reporting Initiative-GRI) au même titre que toutes les autres actions de communication, je me questionne sur 3 limites (il y en a d’autres) que peut rencontrer la communication responsable d’une entreprise.

1. LA PROMOTION COMMERCIALE AVANT TOUT

Je citerai le cas de Migros, l’une des entreprises pionnières en matière de Développement Durable en Suisse qui dédie une impressionnante palette d’actions, labels et rapports sur son site web. Je salue en particulier le site de Génération M que j’ai vu évoluer en un portail impressionnant de bons gestes et témoignages, le magazine Vivai et les produits labellisés écologiques et équitables.

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Pourtant, les jeux de collection de figurines à répétition pour attirer les enfants et encourager les parents à augmenter leurs dépenses (Nanomania, Captormania en ce moment) semblent incohérentes avec l’esprit “vert” et durable de l’entreprise. Gains par des tactiques mercantiles ou cohérence d’image, Migros joue sur la corde raide.

La Fédération Romande des Consommateurs s’insurge:

“On connaissait les Nanomania, Animanca et autres dominos ou stickers qui encombrent encore les tiroirs à jouets de nos enfants pour une utilisation très anecdotique. Or voici donc venir la prochaine vague, la Captormania. Qui pour une fois porte bien son nom: sous ses airs de faire plaisir aux enfants de leurs clients, c’est bel et bien le client de demain que l’on cherche à rendre captif.”

Certains clients se sont retrouvés dépités face aux ruptures de stock de figurines Nanomania en 2011! Claude Hauser, le patron de Migros a déploré le problème de stock et a exprimé sa satisfaction d’avoir déjà écoulé 50 millions de figurines lors de l’interview ABE de la RTS.

À la fin, il relève de la responsabilité mutuelle de l’entreprise et des clients eux-mêmes mais lorsque les enfants sont “pris en otages” par le marketing, ça devient très compliqué.

2. LE CONCEPT NON DURABLE DU PRODUIT

Je reviens de nouveau sur le cas de Nespresso que j’ai déjà mentionné dans plusieurs articles dont le dernier “Ce que Dujardin et Clooney rapportent socialement à Nespresso”.

En 1986, lorsque Nespresso lance la commercialisation du nouveau concept certes très innovant de café proportionné en capsules aluminium, il y a pourtant eu déjà 2 sommets de la Terre mais il faudra attendre celui de Rio en 2002 pour commencer à voir poindre la notion de RSE.

Le point que je souhaite souligner est l’importance d’intégrer la dimension de Développement Durable dans le concept même du produit. Sinon, l’effort pour améliorer le produit après coup peut s’avérer gigantesque et de longue durée. Voir la politique de Nespresso pour étendre le réseau de points de collecte des capsules, l’aluminium étant produit à partir d’une ressource naturelle précieuse, la bauxite…

De plus, un article récent de Santé-nutrition mentionne une étude qui dénonce les composants toxiques piégés dans les emballages alimentaires à base d’aluminium et surtout les capsules de café!

Comment parler du cercle vertueux d’une communication responsable?

3. DES CANAUX NUMÉRIQUES DE COMMUNICATION ENCORE PEU COMPRIS

Lors de mes multiples interventions en entreprises et en formations, j’ai souvent été confrontée à la question du dilemme “papier ou numérique”. Elle porte non pas sur le développement des espaces clients en ligne, services e-facture etc qui ont prouvé leur ROI (retour sur investissement) et la satisfaction clients. La question est plutôt de savoir s’il est plus intéressant de basculer d’une communication promotionnelle de type “print” (par ex. publicité presse, brochures imprimées etc.) à une communication exclusivement numérique via site web et réseaux sociaux.

Il est un fait que la relations clients est en mutation et que les canaux de communication numériques représentent 52% des interactions clients (dont 8% sur les réseaux sociaux) en dépassant les médias traditionnels (courriers, téléphones et visites en face à face).

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Le numérique via les sites web, les emailings, newsletters et réseaux sociaux permet une analyse immédiate des résultats d’une action ou d’une campagne de communication. Les budgets de communication se transforment et accordent une part grandissante au numérique. La publicité numérique a conquis 1/4 du marché mondial avec un doublement en 3 ans (source: TechCrunch, avril 2014).

Toutefois, même si la communication web 2.0 diminue (à priori) l’empreinte écologique d’une action de communication, le contenu de l’action elle-même se doit de rester éthique pour correspondre à une communication responsable, sans oublier l’usage des données personnelles éventuellement recueillies (par ex. via les inscriptions aux newsletters en ligne).

Pour mieux comprendre l’environnement du web 2,0 et les techniques d’évolution de la relation clients, Net-Academy donne des formations en social media et community management en y incluant une dimension éthique.

Sources:

Blog d’in-fuseon: La communication sociale. facteur de durabilité de l’entreprise.

Blog d’in-fuseon: La communication au sens propre au service de la PME.

Migros: site web.

FRC: Captomania ou la manie de rendre captif.

RTS-émission ABE: La Nanomania ne fait pas que des heureux: entretien avec Claude Hauser, patron de la Migros.

Nespresso: Etendre notre réseau de points de collecte.

Santé-Nutrition: Café en capsules: un bon goût de cancer.

Edith Page est fondatrice d’In-fuseon, agence de communication responsable et co-fondatrice de Net-Academy, institut de formation en communication digitale et réseaux sociaux en Suisse romande.

 

 

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Les sacs plastiques en Suisse: de la taxe à l’interdiction


24 Heures.ch. Image: Keystone

Les sacs plastiques jetables à usage unique et les sacs oxo(bio)dégradables devraient être interdits aux caisses des magasins en Suisse dans le cadre de la mise en application progressive de la Motion De Buman (2012). L’OFEV (Office Fédéral de l’Environnement) l’a confirmé le 31 janvier 2014 pour 2015 après de multiples soubresauts qui privilégiaient un temps la taxation plutôt que l’interdiction. Depuis, la date de début 2016 est avancée.

Que ferons-nous donc aux caisses des magasins? Aurons-nous des cabas ou des sacs plastiques recyclables et/ou biodégradables ou des sacs papier? Découvrez l’avis de Frédéric Mauch, CEO de BioApply impliqué dans la consultation pour la préparation de la révision de l’ordonnance technique sur les déchets qui entrera précisément en vigueur en 2016.

DES CHIFFRES PARLANT

Les 2 plus grands distributeurs Migros et Coop contribuent à la diffusion annuelle de 240 millions de sacs plastiques de très courte durée de vie et “poubellisés” avec les déchets ménagers quotidiens. Les sacs compostables proposés par BioApply n’en représentent que l’équivalent de 10%.

RAPPEL DE NOTIONS

Kimberley Irvin’s photo

Pour comprendre ce que représente le péril du 7ème continent et les différences entre matières plastiques, re-découvrez mes 2 articles sur ce sujet:

Le nombre de sacs plastiques distribués aux caisses a déjà diminué mais il reste encore des secteurs forts consommateurs. Je pense notamment aux sachets d’emballage des fruits et légumes que l’on utilise intensivement pour la pesée. En voici le résultat, une fois les aliments déballés.

AVIS D’UN EXPERT

Frédéric Mauch, fondateur et dirigeant de l’entreprise glandoise BioApply répond à nos questions:

1. Quelles sont les étapes concrètes qui ont été réellement mises en oeuvre pour interdire les sacs plastiques jetables et oxo(bio)dégradables en Suisse (cf Motion De Buman)?

“Dans la foulée de la Motion De Buman portant sur l’interdiction des sacs plastiques à usage unique et des sacs oxo, l’OFEV a tenu une première réunion avec les parties prenantes, dont BioApply, en Février 2014.
Il a été confirmé qu’une interdiction sur ces produits allait être réalisée, avec pour échéance 2016.
Une seconde réunion avec les parties prenantes était prévue en mai 2014, mais a été reportée par l’OFEV. En octobre 2014, la réunion se tiendra à Berne. En principe, l’OFEV reviendra avec des propositions très concrètes.
Ces démarches s’inscrivent dans le sens des nouvelles directives françaises, italiennes et européennes visant à interdire les sacs plastiques et Oxo et privilégiant les sacs compostables.”

2. En quoi ce changement de cadre légal contribue-t-il au développement des sacs biodégradables…et pour quels usages quotidiens?

“Ce changement du cadre légal va encourager un usage quotidien plus durable. Terminé le sac plastique sortie de caisse que l’on utilise 20 mins puis que l’on jette. Désormais, le citoyen a la possibilité d’accéder à un sac compostable très bon marché (5cts chez Migros Vaud) à la caisse pour ses courses légères puis de conserver plus au frais ses fruits et légumes (avantage fonctionnel des biopolymères) avant de pouvoir l’utiliser pour la collecte des déchets organiques. L’usage quotidien s’en voit facilité avec de réelles économies pour le citoyen. BioApply développe d’ailleurs une App qui va permettre au citoyen de quantifier et de mesurer les économies mensuelles en tri, l’impact financier ainsi que la réalisation d’humus.”

Les sacs en plastique compostables et biodégradables se présentent donc comme l’alternative la plus durable et accessible en prix pour le consommateur.

L’UBP, C’EST QUOI?

Papiertasche_plastiksackCet acronyme UBP signifie l’unité de charge écologique d’une matière, soit l’équivalent d’une seule valeur de référence de type éco-bilan pour comparer les matières.
On peut se demander pourquoi nous ne pourrions tout simplement pas revenir au sac en papier plutôt que d’adopter du plastique biodégradable? Ce débat a évolué avec le temps et le renchérissement du coût des énergies porte une part de responsabilité.
L’OFEV vient de publier le 27 août 2014 l’actualisation de la méthode UBP. Je ne dispose pas des données UBP comparatives précises mais on peut lire dans l’article de l’OFEV:

“Le plastique, malgré sa mauvaise réputation, n’est-il pas forcément plus polluant que le papier, le carton ou le verre. C’est ce que montraient les premiers écobilans établis par la Confédération, il y a trente ans, dans le but de comparer la charge écologique effective de différents types d’emballage. Bien qu’issu du pétrole, le plastique, correctement utilisé, peut se révéler plus opportun que certains matériaux provenant de ressources renouvelables. En effet, ces derniers requièrent aussi de l’énergie fossile pour leur fabrication.”

Cette constatation est d’autant plus vraie si le plastique en question provient de matières végétales naturelles!

Emission de TV5 Monde sur le 7ème continent

Sources:

La Liberté, 27 janvier 2014: L’interdiction remise en cause.

BioApply, février 2104: L’OFEV confirme l’interdiction des sacs plastiques en Suisse.

24 heures, 25 mars 2014: Les défenseurs des sacs en plastiques montent au front.

CleantechAlps: BioApply veut supplanter le sac en plastique.

OFEV, 27 août 2014: Actualisation de la méthode UBP: Des évaluations de plus en plus pointues.

Blog In-fuseon: Matériaux innovants à la base des cleantechs.

Edith Page est fondatrice d’In-fuseon, la communication au sens propre et co-fondatrice de Net-Academy, institut de formation en communication digitale et réseaux sociaux en Suisse romande.

Eco-astuce N°7: adoptez train et App. mobile


IMG_4023Je me déplace de plus en plus en train. Mon abonnement demi-tarif suisse CFF  est bien adapté à mes besoins de déplacements surtout en semaine. En l’espace de 3 ans d’une utilisation fréquente des bus/trams et trains, j’ai diminué de 30% les kilomètres parcourus et les émissions de CO2 de mon véhicule (5CV ; 115 g CO2/km). Or les trains de plus en plus bondés et les queues aux distributeurs de billets prouvent leur popularité croissante. Pour me simplifier la vie, j’achète mes billets via l’application mobile CFF.

L’IMPACT DE NOS DÉPLACEMENTS EN VOITURE

Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) tire une fois de plus la sonnette d’alarme et dresse un bilan alarmant sur les changements climatiques et l’impact des gaz à effet de serre: +5°C en moyenne d’ici à 2100!

“En 2012, les catastrophes naturelles ont forcé 32,4 millions de personnes à abandonner leurs maisons. 98% de ces déplacements ont été causés par des événements climatiques et météorologiques comme les inondations, les tempêtes et les incendies”, article SwissInfo du 31 mars 2014.

L’objectif n’est pas de pointer du doigt les déplacements particuliers en voiture mais plutôt de sensibiliser à l’impact positif qu’un mouvement collectif pour réduire les déplacements pourrait créer pour tenter de limiter les dégâts.

Voici quelques chiffres pour remettre l’église au milieu du village.
En Suisse, nous autres ménages consommons 30% de l’énergie  (électricité, carburants, gaz, combustibles pétroliers). Et nos déplacements particuliers en voitures, motos et scooters absorbent 35% de nos besoins en énergie de carburants forts émetteurs de gaz à effets de serre. Même si la mobilité douce est vivement encouragée et se développe, nous sommes encore loin de nous déplacer exclusivement à pied ou à vélo au quotidien. Les transports publics sont donc une excellente alternative pour réduire les impacts sur l’environnement et de libérer du stress du trafic routier.

 CE QUI M’A INCITÉ A ADOPTER L’APP.MOBILE CFF

photoL’expérience utilisateur des distributeurs de billets n’est pas toujours concluante surtout lorsque le temps est serré pour attraper un train et sa correspondance en bus ou tram.

Il m’est arrivé maintes fois les petites aventures suivantes:

  • plus de 1 minute 20s. pour obtenir mon billet,
  • ne trouver qu’un distributeur sur 3 qui fonctionnait,
  • trouver plus de 3 personnes en attente derrière chaque distributeur,
  • arriver à l’étape du paiement du billet et découvrir que le distributeur n’accepte pas de carte de paiement ce jour là,
  • et même de voir partir le train pendant que je “galère” pour obtenir le billet.

Et ceci je l’ai vécu pour le train mais aussi pour prendre des billets de bus ou de tram. Je me suis donc convertie à l’ère digito-mobile pour me faciliter la vie pour acheter mes billets de transports publics. Je contribue ainsi au mouvement que CFF et consorts encouragent: réduire ces distributeurs automatiques qui doivent leur coûter une petite fortune à maintenir et à réparer et qui ne satisfont pas les clients.

L’APPLICATION MOBILE CFF

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Inscrivez-vous d’abord au Ticket-shop. Vous ouvrez un compte sécurisé et y inscrivez  la ou les cartes de paiement que vous décidez d’utiliser pour régler vos billets. Vous pourrez bien entendu aussi acheter vos billets en ligne à partir de votre ordinateur et les imprimer.

Télécharger l’app.mobile CFF sur votre smart phone vous évite d’imprimer le billet et vous permet de l’acheter en quelques secondes avant de prendre le train. Vous vérifiez les horaires directement dans l’application avant de confirmer l’achat. Le billet s’affiche via son QRCode. Ce que je trouve particulièrement efficace: le dernier billet s’affiche automatiquement. Pratique lorsque le contrôleur vous le demande!

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Il reste 2 améliorations à apporter à mon sens:

  • Que faire lorsqu’en fin de journée son smart phone n’a plus de “carburant” et ne peut pas afficher le billet? Ajouter plus de prises dans les trains pour recharger les smart phones serait astucieux!
  • Lorsqu’une facture de frais doit être imprimée pour la comptabilité, elle prend une page A4 par billet à partir du lien envoyé par email.

Et vous, quelle est votre expérience utilisateur des transports publics?

Sources:

DÉCLICS: Quelles sont les sources principales de consommation d’un ménage suisse?

Explorateurs de l’Énergie: Comment utilise-t-on l’énergie?

SwissInfo, 31 mars 2014: Les migrations climatiques concernent aussi les pays riches.

 

 

Eco-astuce N°6: Eteignez pour EarthHour!


thevoice-switzerland-logo@2xJe vis un dilemme cette année pour participer à l’action Earth Hour Capture d’écran 2014-03-23 à 23.25.13ce samedi 29 mars de 20h30. Earth Hour ou éteignez les lumières pendant 60 minutes est la plus grande action mondiale symbolique de la protection de l’environnement à l’initiative du WWF: 7000 villes dans plus de 150 pays différents l’ont suivie en 2013. Or à cette heure là ce samedi, je participe à la “social room” de The Voice of Switzerland pour contribuer à relayer l’émission thevoice.rts.ch sur les réseaux sociaux et notamment sur Twitter #RTSthevoice à partir de 20h10! Vous imaginez la social room sans lumière?

Earth Hour ayant pour thème l’efficacité de l’éclairage public, le WWF a questionné les communes suisses sur leur consommation d’électricité liée à l’éclairage public et a élaboré un classement. Habitez-vous à St-Modèle, à Peut mieux faire ou à Cause toujours?Capture d’écran 2014-03-24 à 00.46.26

EARTH HOUR ET LES COMMUNES SUISSES

La commune dans laquelle j’habite n’a pas répondu au questionnaire. Alors j’ai joué le jeu que WWF me proposait, c’est à dire d’envoyer un mail à ma commune pour la sensibiliser au sujet et l’encourager à la transparence et aux efforts dans ce sens.

Mail proposé par le WWF et que vous pouvez modifier selon votre plume:

“À: commune@X.ch

Objet: Quelle place notre commune accorde-t-elle à la préservation du climat?

Madame, Monsieur,

Pour moi, pas de doute, la préservation du climat constitue l’un des principaux défis de notre époque. C’est donc avec étonnement que j’ai appris que ma commune n’avait pas souhaité participer au classement du WWF relatif à l’efficacité énergétique dans le cadre de l’éclairage public.

Il est essentiel à mes yeux que notre commune gère efficacement l’énergie. Je vous demande donc de contribuer à la préservation du climat et au tournant énergétique. Cela commence par répondre aux questions du WWF à ce sujet: cela ne vous coûtera rien et vous permettra de dresser un premier bilan en la matière. En effet, ce n’est qu’ainsi qu’il sera possible de prendre des mesures ciblées. Participez sur wwf.ch/classementcommunes!”

Vérifiez les résultats de votre commune en suivant ce lien.

UN DISPOSITIF DE COMMUNICATION BIEN MENÉ

Je ne peux que saluer un dispositif de communication rondement mené qui incite en 3 petites étapes à participer et à s’engager. L’action joue avec la double corde sensible de l’environnement et de la “gamification”.

1. Un e-mailing qui interpelle et pousse à l’action:
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2. Un simple test en saisissant le NPA de votre commune:
…et une proposition guidée pour réveiller votre commune doublée
d’un potentiel gain personnel: conseil en éclairage, bons d’achat.

Capture d’écran 2014-03-23 à 23.17.473. Une incitation à partager l’information avec vos amis via Facebook ou Twitter pour doubler vos chances:
Capture d’écran 2014-03-23 à 23.22.00FAITES CE QUE JE NE POURRAI PAS FAIRE CETTE ANNÉE

Soyez un ou une super-héro aux côtés de Spiderman cette année. Eteignez pour Earth Hour. Merci.

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Sources:
WWF: Samedi 29 mars, 20h30.

Une minute de silence pour Fukushima


WE LOVE ATOM de Noriaki Imai ©in-fuseon

WE LOVE ATOM de Noriaki Imai ©in-fuseon

11 mars: déjà 3 ans. La catastrophe nucléaire de Fukushima du 11 mars 2011 a eu l’effet d’un 2ème tsunami déferlant sur le peuple japonais. Bouleversée par ce coup de semonce, j’écrivais ces 4 articles pour rendre compte et passer les messages:

France Info: Interview de Naoto Matsumura, le dernier homme de Fukushima.

Eco-astuce N°4: choisir la provenance et la nature de son électricité


Blogueurs@infuseon

C’est l’opération blogueurs chez Romande Energie à laquelle j’ai contribué le 3 février qui m’a inspiré cet article. Intervenant sur des programmes de sensibilisation aux énergies renouvelables et aux économies d’énergie depuis 10 ans, cette rencontre fut une excellente opportunité de faire un point personnel sur mes propres choix d’électricité. C’est cette réflexion que j’ai eu envie de partager. J’ai choisi Terre Romande.

CONTINUER A PASSER LES MESSAGES

Je tiens à saluer mes collègues blogueurs qui ont joué le jeu des questions/réponses à Philippe Durr, directeur de Romande Energie Commerce: Michelle Carrupt, Thierry Weber, Dave Bolomey et Pierre-Alain Pulfer. Via nos blogs respectifs, nous contribuons ainsi à transmettre les messages de Romande Energie, premier fournisseur d’électricité en Suisse romande en adoptant des angles et points de vue différents indépendamment de toute influence politique ou médiatique.
En effet ce n’est pas un luxe de continuer d’informer sur le marché de l’électricité dont le paysage a bien changé en 10 ans:

  • l’ère de l’électricité bon marché est terminée
  • les consciences environnementales poussent au développement des énergies renouvelables
  • les économies d’énergies sont présentes dans toutes les industries et entrent chez les particuliers
  • la Suisse a décidé de sortir du nucléaire qui représente actuellement 40% de son électricité. J’ai d’ailleurs relayé à l’époque cette décision historique du 25 mai 2011 par cet article.

UNE GRANDE BASSINE D’ÉLECTRONS

L’électron est porteur de la charge électrique à l’origine de notre bien-être depuis l’ampoule électrique à incandescence de Thomas Edison en 1879, également année de la première centrale hydroélectrique à Saint-Moritz.
Le marché de l’électricité serait comme une grande bassine dans laquelle se déverse tous les électrons au moment où ils sont produits et qui elle même les déverse là où ils sont demandés. Or le stockage de masse de l’électricité n’étant pas encore au point, les électrons ne peuvent pas rester très longtemps dans la bassine. Thomas Filipetto en charge du Centre de conduite du réseau de distribution de Romande Energie nous explique la nécessité de délester le réseau en cas de surplus d’énergie à un moment donné. Consommer l’électricité localement contribue donc à réduire les pertes. Digne d’un geek de l’Internet, cet ingénieur passionné lève le voile sur un système spécifique et très sécurisé équivalent à un Google Maps de l’électricité pour réguler le gigantesque réseau de distribution alimentant les 300’000 clients finaux répartis sur près de 300 communes dans les cantons de Vaud, du Valais, de Fribourg et de Genève!

Droits d’image @boloms

Or, tout client qui choisit la provenance et la nature de son électricité (par ex. énergies renouvelables) oblige son fournisseur d’électricité de garantir qu’une quantité d’énergie égale à celle qu’il consomme a bien été produite et injectée dans le réseau de distribution. Tout client qui veut faire un acte citoyen peut donc faire changer progressivement le mix énergétique des fournisseurs d’électricité.

J’AI CHOISI TERRE ROMANDE

Habitant depuis peu dans le canton de Vaud sur la zone de desserte de Romande Energie, je me suis questionnée sur le choix d’électricité qui me correspond. Depuis janvier 2014 l’électricité AOC est disponible par les contrats Energies libres. Je salue la transparence et la facilité de compréhension des 3 possibilités offertes par Romande Energie à ses clients.

J’ai simulé ma facture 2014 avec les 3 possibilités que m’offre Romande Energie avec le simulateur de facture public en ligne en tenant compte d’une moyenne de consommation de 3’500 kWh par an. Je n’ai malheureusement qu’un simple tarif et ne bénéficie pas d’un double compteur pour décaler mes grosses consommations sur le tarif d’heures creuses dans l’appartement que je loue. Voyez ci-dessous ce que ça donne! Pas de quoi se plaindre!

J’ai un contrat Terre Suisse depuis début janvier 2014 comme tous les clients de Romande Energie. Il me parait évident que ce produit de provenance 100% suisse reflète le mix électrique suisse actuel incluant près de 60% d’hydroélectricité. Ce produit est cohérent avec la stratégie énergétique suisse 2050 et ce mix évoluera au fur et à mesure du remplacement de l’énergie nucléaire par des énergies de substitution telles que les renouvelables.

 

J’ai déjà fait le changement de contrat via mon Espace client en ligne en optant pour Terre Romande car en plus de la provenance 100% suisse romande, cette électricité est 100% renouvelable. C’est une façon à mon petit niveau individuel de soutenir les énergies renouvelables de proximité.

Dans les 2 cas, je bénéficie du suivi automatisé de ma consommation d’électricité annuelle dans mon Espace client en ligne et je peux y ajouter des relevés manuels réguliers. Et en plus la plateforme DÉCLICS offre à tous (clients ou pas) de multiples conseils et outils pour maîtriser sa consommation et donc sa facture. 

Voici ce que donne la simulation de ma facture:
CHF 7.56 de moins sur une année entre Tarif Standard et Terre Suisse! Même pas de quoi s’acheter une galette des Rois en début d’année!

CHF 56.70 de plus par an pour bénéficier de Terre Romande par rapport à Terre Suisse, soit l’équivalent d’un repas à trois dans une pizzeria. Je ferai la pizza moi- même un soir au lieu de sortir au restaurant. Pas de souci!

D’avoir choisi Terre Romande signifie pour moi de payer un peu plus l’électricité maintenant et compenser ce surcoût par des réductions de consommations (en tous cas les tenter) pour contribuer au développement d’énergies plus propres et plus proches.

Bien entendu, il est toujours possible de choisir le Tarif Standard le moins élevé contenant une électricité appelée grise car d’origine non déterminée. Dans ce cas, aucune aide n’est offerte pour réduire ses consommations.

A vous, à nous de choisir! Nos choix de maintenant détermine notre avenir.

Pour aller plus loin, découvrez ces articles:

Blog de Michelle Carrupt: Savez-vous d’où vient votre électricité?

Blog de Dave Bolomey: L’électricité AOC est disponible en Suisse.

Blog de Thierry Weber: Romande Energie et sa communication en ligne.

Blog de Pierre-Alain Pulfer: Le passage d’un tarif à un produit.

Wikipedia: Histoire de l’électricité.

Blog d’in-fuseon: 100% d’énergies renouvelables en 2050, rêve ou réalité?

Eco-astuce N°3: recyclage des capsules de café


IMG_3740Me voici de nouveau sur le sujet chaud-brûlant…du recyclage des capsules de café. Depuis mon article Nespresso, très fort de café, l’argument du recyclage des célèbres capsules en aluminium Nespresso a balayé d’un revers la moindre hésitation du consommateur lambda de café proportionné. Je me suis moi-même faite happée par la vague marketing en 2010 en prétextant les visites d’ami(e)s qui aiment le café. Nous sommes plutôt buveurs de thé! Finalement mon sac de capsules à recycler se remplit très modérément avant d’être déposé au centre communal de recyclage ou bien au point de collecte dans le centre commercial le plus proche.

Cet argument du recyclage est d’ailleurs largement repris dans la nouvelle façon de consommer un Nescafé et ses dérivés “latte” grâce aux machines à capsules plastiques NESCAFÉ® Dolce Gusto®! Tout devient en-capsulé…et appelé à être recyclé. On adore créer système et son contre-système. Très fort de nouveau!

LE RECYCLAGE DEVIENT CLÉ

Dans le cas des machines Nespresso, l’argument du choix de l’aluminium reste le maintien de la qualité du produit. L’aluminium est un matériau produit à partir d’une ressource naturelle la Bauxite mais a le grand avantage de pouvoir être recyclé indéfiniment. Il est d’ailleurs classé n°1 des matériaux à recycler.

En Suisse, nous avons le privilège de bénéficier de 3’800 points de collecte. Dans mon cas j’ai deux destinations possibles: le centre communal de tri qui possède un point de collecte spécial Nespresso et un point de collecte dans un centre commercial assez proche. J’ai aussi entendu parler d’une collecte à domicile mais je ne l’ai jamais expérimentée.

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Nespresso annonce qu’en Suisse, leur capacité de collecter les capsules usagées est de 99%. Les capsules sont ensuite acheminées sur deux sites près de Lausanne et Genève qui séparent le marc de café de l’aluminium pour en faire du compost. Les politiques de recyclage étant différentes selon les pays, les capsules passent parfois dans les bennes de recyclage de canettes en aluminium.

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Il parait évident de recycler l’aluminium mais pourquoi mettre en place un système spécifique de recyclage par Nespresso? L’argument que j’ai trouvé dans annonces officielles et qui pourrait expliquer cela est l’impact de la capsule sur l’empreinte écologique d’une tasse à café et la tentative de réduire cette empreinte en recyclant un maximum d’aluminium. Une tasse de café Nespresso est l’équivalent en émissions de CO2 d’une voiture qui roule sur 156 mètres.

Alors, si vous êtes gros consommateurs de café en capsules, un seul message; recyclez et ne jetez plus les capsules en aluminium dans les ordures ménagères.

Pour trouver le point de recyclage le plus proche: téléchargez l’App mobile et foncez sur Oú?>Points de collecte.

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Pour ma part, c’est certain je ne me laisserai plus tenter par les sirènes des machines de boissons en-capsulées, café, thé ou toutes autres!

Sources:

Care2: Top 10 most important items to recycle.

Nespresso: Capsule recycling.

Site Dolce Gusto: Recycler, mon nouveau geste café.